Voeux de Rennes Capitale

Non classé 25 janvier 2012

Bruno Chavanat

Conseiller Municipal – Président du groupe Union pour Rennes Capitale

et

Benoît Caron, Chrystèle Jouffe, Françoise L’Hotellier, Marie Louis, Doris Madingou, Michèle Payen-Toulouse, et Bertrand Plouvier

Conseillers Municipaux

vous convient

avec l’association Projets pour Rennes Capitale

à la cérémonie des

voeux de Rennes Capitale


le vendredi 27 janvier à 18h30

à la MJC Le Grand Cordel – 18 rue des Plantes – face à l’église Saint-Augustin

35700 Rennes

Réponse souhaitée :

rennes.capitale@yahoo.fr


Le scandaleux conte de Noël offert aux Rennais par la municipalité

Intervention de Bertrand Plouvier

lors du Conseil Municipal du 16 janvier 2012

Monsieur le Maire,

Mes chers collègues,

Je profite de cette délibération pour revenir sur le scandaleux conte de Noël que la municipalité a offert aux rennaises et aux rennais à l’occasion des dernières fêtes de fin d’année. Noël, le jour de l’an, sont traditionnellement l’occasion de se retrouver en famille, entre amis. Il semble que la municipalité de Rennes attache peu d’importance à l’esprit de Noël. Vous avez profité de cet instant opportun à la convivialité et au partage, pour au contraire diviser et désunir. Vous avez tout simplement politisé l’esprit des fêtes de Noël avec ce spectacle projeté sur les façades de notre Hôtel de Ville.

Revivons ce spectacle quelques instants. C’est Noël. La façade de l’hôtel de ville est enchantée par des tableaux de lumière époustouflants. Sur la place de la mairie, la foule est assez nombreuse même sous la pluie. Et chacun aspire à se laisser emporter par un conte qui s’annonce comme une féérie filtrée par un regard d’enfant. Mais attention : les contes ne protègent pas de la violence. Ici c’est la violence de la crise, de l’argent roi, du capitalisme oppresseur. Et bien entendu, Il faut un méchant, une figure diabolique, un coupable. Dans le spectacle de cette fin d’année 2011, le moins que l’on puisse dire c’est que votre municipalité n’y va pas par quatre chemins. A la mi-temps du spectacle, le coupable est désigné : il s’appelle Nicolas Sarkozy. Certes ce n’est pas lui qui passe au tribunal, ce sont ses deux fils : Jean, chevelure blonde, plus vrai que nature et Louis le cadet rebaptisé « Louis d’or ». L’intention du spectacle n’est d’ailleurs jamais dissimulée. Tous les clichés de l’antisarkozysme sont convoqués à l’appui d’une idée simple : Sarkozy c’est l’argent et l’argent c’est la crise, le « cauchemar » et la destruction. On assiste d’ailleurs en direct à la destruction de notre superbe mairie par des guerriers aux couleurs de Bouygues armés d’un « bouclier fiscal » et dont le cri de guerre est « gagner plus pour gagner plus » ! Les images sont superbes, la musique envoutante mais le scénario ne fait pas dans la finesse. Plus la ficelle est grosse….

En définitive, on ne saisit bien le sens de ce canardage en règle que par les effets de contraste que suggère la scénographie. Car après la description de l’apocalypse sarkozienne vient la douceur socialiste. Après le déluge et la terreur, c’est une pluie de roses –à l’image de l’emblème du PS- qui vient rétablir le bonheur. Tandis que le héros perturbé (tout comme le spectateur) vient se faire consoler à l’endroit même du bureau du maire (on croit  rêver !).

De tout temps, le pouvoir a cherché à utiliser l’art au service de son image. Louis XIV l’avait montré de brillante manière. Et plus récemment les pays de l’est dans un art officiel moins inspiré. On croyait ces méthodes révolues. A l’heure où le regretté Vaclav Havel est parti vers d’autres cieux, on aurait aimé qu’il nous redise ce qu’il pensait du pouvoir qui utilise l’art pour sa propre promotion. Face à des méthodes aussi clairement manipulatrices, sans doute aurait il dit : « citoyens rennais indignez vous ! ».

Suite aux premières diffusions, face aux nombreuses réactions de désapprobation, votre majorité a tenté de se disculper en arguant que l’artiste avait carte blanche. Effectivement, à la lecture du contrat de marché, il ressort que l’artiste avait carte blanche. Mais il est également stipulé que la ville de Rennes participe aux réunions. Donc vous avez validé et soutenu ce spectacle. Vous l’aurez compris, nous ne contestons pas la forme, l’esthétisme, la mise en valeur de notre Hôtel de Ville. Mais nous vous reprochons, par vos actes militants, de ne pas avoir respecté la traditionnelle trêve des confiseurs et d’avoir ainsi bafoué l’esprit de Noël.

En conséquence, mes chers collègues, je vous informe que nous avons décidé de demander à la commission de contrôle des comptes de campagne d’inscrire cette dépense aux comptes de votre candidat François Hollande, ainsi qu’aux comptes des candidats rennais investis par le Parti Socialiste.

Je vous remercie.


La gouvernance de Rennes Métropole en question

Dans les médias 16 janvier 2012

Bruno Chavanat pose la question de la gouvernance

Bruno Chavanat, chef de fil de l’opposition Rennes Capitale, va profiter de la présentation du rapport d’activité de Rennes Métropole lors du conseil municipal de Rennes lundi soir pour poser, une fois de plus, la question de la gouvernance d’une agglomération.

« Les élus de Rennes Métropole ont rencontré les élus des communes alentour, mais à Rennes, rien de spécifique n’a été fait. Alors avant que la question arrive devant les habitants, nous souhaitons rappeler notre souhait d’avoir un mode de concertation plus élargi », souligne Bruno Chavanat.

Pour lui, une autre question se pose au-delà du ralliement de nouvelles communes : « Quelle est la place de Rennes dans cette communauté d’agglomération ? »


Ouest-France, le 14 janvier 2012

Page Rennes


Agir face à la crise : l’esprit de responsabilité plutôt que l’outrance

Non classé 16 janvier 2012

La crise ne nous épargne pas. Les difficultés sont inégales selon les secteurs. Elles sont en moyenne moins lourdes que dans d’autres régions. Mais les symptômes sont pourtant bien là : baisse de l’emploi industriel à PSA, augmentation du nombre des personnes en situation de précarité, pour ne prendre que deux exemples clairement perceptibles. A la clé un double sentiment. Sentiment d’impuissance face aux dérèglements financiers et à la concurrence des pays à bas coûts de production. Sentiment d’injustice pour ceux qui se trouvent pris dans la nasse d’un licenciement collectif, de difficultés financières ou d’un chômage qui n’en finit pas.

Agir face à la crise, c’est combattre l’impuissance et l’injustice. Mais on ne peut pas agir n’importe comment ni dire n’importe quoi. Or on a l’impression désagréable que les élus en charge de la ville de Rennes et de la Métropole soufflent le chaud et le froid selon les circonstances et les publics.

Comment ne pas s’indigner, par exemple, du choix délibéré d’instrumentaliser les difficultés que vivent certains en mettant en scène -sous couvert d’une scénographie esthétiquement et techniquement remarquable- une présentation caricaturale et politicienne à souhait de la crise ? On a vu ainsi tourner en boucle pendant toutes les fêtes de Noël sur le fronton de la mairie de Rennes la vision de la crise que Daniel Delaveau a voulu faire partager à des spectateurs rennais et métropolitains pour le moins partagés : Sarko et sa famille au tribunal de l’histoire avant que les pétales de rose du PS ne viennent nous sortir du cauchemar de la crise. A qui s’adresse le message et dans quel but ?

Agir face à la crise, c’est avoir une attitude à peu près inverse à ce que suggère ce message. C’est affronter les réalités sans outrance, avec détermination et le souci de rassembler. C’est panser nos plaies par un effort de solidarité accru mais aussi songer à rebondir.

Or nous avons des atouts et des leviers d’action. Citons en trois qui sont complémentaires par leur effet sur l’emploi et leur effet dans le temps.

-          les dépenses de relance et les investissements publics. Ils ont joué un rôle d’amortissement décisif des effets immédiats de la crise (qu’auraient été les difficultés de la filière automobile sans le plan de soutien gouvernemental de janvier 2009 ?). Les investissements publics de nos collectivités jouent aussi cette fonction, qui est importante, même si elle ne peut pas se substituer à long terme à l’investissement productif notamment industriel.

-          la formation au service de l’emploi. Que les formules générales ne nous dispensent pas d’agir concrètement. Ainsi la « formation tout au long de la vie ». Très belle idée à condition qu’elle débouche sur l’emploi. Près 2500 entreprises artisanales ferment leurs portes chaque année en Bretagne faute de repreneurs : il y a urgence à concentrer des efforts de formation pour éviter les pertes d’emplois qui en résultent.

-          une stratégie de développement économique qui valorise davantage la place de Rennes en Bretagne. Agir face à la crise c’est aussi voir loin et large. Pour cela nous avons un outil majeur à construire : le projet de développement d’un nouveau centre économique breton autour du quartier de la gare à Rennes. EuroRennes doit devenir EuroBreizh. Bien plus qu’un quartier commercial de centre ville, c’est un centre de décision, d’innovation et d’échanges à l’échelle de la Bretagne, qu’il faut imaginer avec tous les bretons.

Pour agir collectivement face à la crise, nous espérons et voulons croire que le dérapage du message de Noël était une erreur. Il est d’ailleurs dommage qu’aucun élu ne se soit exprimé publiquement pour le reconnaître. Car il est tellement plus utile de nous rassembler sur les chantiers nombreux qui permettront de conserver à la fois le dynamisme de Rennes Métropole et l’emploi de chacun.


Chiffres du recensement : Bruno Chavanat ne partage pas l’analyse de Daniel Delaveau

Dans les médias 3 janvier 2012

Ouest-France, le mardi 3 janvier 2012

Edition Rennes, page Rennes


Spectacle de l’Hôtel de Ville

Non classé 22 décembre 2011

Une communication digne

des Pays de l’Est

C’est Noël. La façade de l’hôtel de ville est enchantée par des tableaux de lumière époustouflants. Sur la place de la mairie, la foule est assez nombreuse même sous la pluie. Et chacun aspire à se laisser emporter par un conte qui s’annonce comme une féérie filtrée par un regard d’enfant. Mais attention : les contes ne protègent pas de la violence. Ici c’est la violence de la crise, de l’argent roi, du capitalisme oppresseur. Et bien entendu, Il faut un méchant, une figure diabolique, un coupable. Dans le spectacle de cette fin d’année 2011, le moins que l’on puisse dire c’est que la municipalité Delaveau n’y va pas par quatre chemins. A la mi-temps du spectacle, le coupable est désigné : il s’appelle Nicolas Sarkozy. Certes ce n’est pas lui qui passe au tribunal, ce sont ses deux fils : Jean, chevelure blonde, plus vrai que nature et Louis le cadet rebaptisé « Louis d’or ». L’intention du spectacle n’est d’ailleurs jamais dissimulée. Tous les clichés de l’antisarkozysme sont convoqués à l’appui d’une idée simple : Sarkozy c’est l’argent et l’argent c’est la crise, le « cauchemar » et la destruction. On assiste d’ailleurs en direct à la destruction de notre superbe mairie par des guerriers aux couleurs de Bouygues armés d’un « bouclier fiscal » et dont le cri de guerre est « gagner plus pour gagner plus » ! Les images sont superbes, la musique envoutante mais le scénario ne fait pas dans la finesse. Plus la ficelle est grosse….

En définitive, on ne saisit bien le sens de ce canardage en règle que par les effets de contraste que suggère la scénographie. Car après la description de l’apocalypse sarkozienne vient la douceur socialiste. Après le déluge et la terreur, c’est une pluie de roses –à l’image de l’emblème du PS- qui vient rétablir le bonheur. Tandis que le héros perturbé (tout comme le spectateur) vient se faire consoler à l’endroit même du bureau du maire (on croit  rêver !).

De tout temps, le pouvoir a cherché à utiliser l’art au service de son image. Louis XIV l’avait montré de brillante manière. Et plus récemment les pays de l’est dans un art officiel moins inspiré. On croyait ces méthodes révolues. A l’heure où le regretté Vaclav Havel est parti vers d’autres cieux, on aurait aimé qu’il nous redise ce qu’il pensait du pouvoir qui utilise l’art pour sa propre promotion. Face à des méthodes aussi clairement manipulatrices, sans doute aurait il dit : « citoyens rennais indignez vous ! ».


Rénovation de l’Eglise Toussaints : Assez de baratins, nous voulons des actes concrets

Coup de gueule 9 décembre 2011

Communiqué de presse de Benoît Caron

Les années passent et le lancement des travaux de rénovation de l’église Toussaints n’est toujours pas à l’ordre du jour. Pourtant l’état de dégradation de ce bâtiment construit entre 1624 et 1651 s’aggrave.

L’heure n’est certainement plus au lancement d’une énième étude comme nous l’avons voté lundi soir lors du conseil municipal, mais bel et bien au lancement de travaux de rénovation. Ces travaux, qui ont été promis aux Rennais au fil des différentes campagnes électorales. En 2008, Daniel Delaveau avait promis,durant les élections municipales, que les travaux de rénovation de l’église Toussaints seront achevés au cours de ce mandat, soit avant 2014. Didier Le Bougeant, conseiller municipal en charge du quartier centre, et conseiller général du canton Rennes Centre, n’avait pas hésité à en faire son argument majeur de campagne, durant les cantonales de 2011. Aujourd’hui, le Maire de Rennes est élu, tout comme son adjoint Didier Le Bougeant, et rien ne progresse. Pire, nous reculons : la municipalité nous indique « qu’il nous est possible de garantir de pouvoir intervenir en 2013« .

Nous sommes toujours à ce que je considère « la case départ » où la municipalité se contente de commander études, demandes de subventions, et de communiquer sur ces commandes, alors que déjà deux rapports ont été remis aux services patrimoniaux de la ville : le rapport Perrot en 1995 et le rapport Chouinard en 2005. Les conclusions de ces deux rapports sont unanimes : « une intervention sur la globalité de l’édifice est nécessaire […] La clé de voûte de l’édifice ne remplit plus son rôle et son affaissement sensible fragilise la stabilité de l’ouvrage ». Un délai d’urgence avait même été mis en œuvre pour l’appel d’offre ouvert lancé en 1996.

La ville de Rennes dispose de tous les éléments, rapports, préconisation de l’architecte des Monuments de France… Il ne s’agit pas d’accuser l’Etat dans ce dossier. La ville de Rennes étant propriétaire de cet édifice inscrit aux Monuments Historiques, elle doit donc prendre en charge la responsabilité de la maîtrise d’ouvrage. L’Etat n’a depuis 2004 qu’un rôle régulateur.

Le temps passe, l’état de dégradation de l’église Toussaints s’aggrave chaque hiver, alourdissant en conséquent le coût des travaux à réaliser (2 millions d’€ en 1996, 3,5 millions en 2011).


Extension de Rennes Métropole

Non classé 6 décembre 2011

Un projet à deux cornes mais qui n’a ni queue ni tête

« La volonté de Laillé de rejoindre Rennes Métropole est compréhensible et respectable » a indiqué Bruno Chavanat lors du Conseil municipal du 5 décembre. Mais il est temps que le Président de Rennes Métropole se détermine en fonction d’un projet territorial cohérent et pas seulement au gré des demandes des uns et des autres. Aujourd’hui Daniel Delaveau s’apprête à dire oui à l’entrée des communautés de communes de Bécherel et de Saint-Aubin d’Aubigné dont l’extrémité se trouve à 50 km du centre de Rennes. Mais dans le même temps ni Melesse, ni Liffré, ni Noyal sur Vilaine n’adhèrent. Si l’on suit le maire de Rennes, la future carte de l’agglo c’est deux cornes au nord et au nord-est : un projet sans queue ni tête !