Le « rayonnement » de Rennes Métropole est au menu du Conseil d’agglomération… Sous couvert de stratégie, on y parle beaucoup de communication. Mais définir une stratégie, n’est-ce pas d’abord faire des choix qui engagent notre avenir ?
Bien sûr, tout le monde aimerait que Rennes Métropole rayonne à l’échelle européenne. Etre reconnu comme un modèle dans chacun des domaines où l’on agit, qui ne le souhaite pas ? Mais affirmer cette ambition, cela suffit il à définir une stratégie ?
C’est la question qui était en débat au Conseil d’agglomération du mois de janvier. Un premier débat, nous dit-on… une mise en bouche.
Mais de quoi parle-t-on au juste ? De faire connaître le « modèle Rennes Métropole », de « créer une marque de territoire » en écho à la « direction marketing » qui a été créée (dans ces termes) dans l’organigramme de Rennes Métropole, de « participer au processus législatif européen ». A entendre ce qui se dit, on en vient à se demander si on ne prend pas le problème à l’envers.
Le « rayonnement » est-ce vraiment d’abord une question d’image, une question de « com » ? Pour une personne, le rayonnement, procède d’abord de l’énergie ou du caractère dont elle fait preuve. La perception qu’en ont les autres en découle… Pour une collectivité, n’est-ce pas un peu pareil ? Ne vaut il pas mieux commencer par consacrer l’essentiel de nos efforts à résoudre les trois ou quatre questions majeures qui sont devant nous.
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Maison de quartier de Maurepas, Maison bleue, Carrefour 18 : fermeture des équipements de quartier, remise en cause des associations : en filigrane, une prise de responsabilité par les habitants que la mairie fait tout pour décourager.
Partout le même discours, un brin technocratique : les statistiques, dit-on, ne permettent pas de continuer ainsi… Ici (pour les bibliothèques) ce seraient les statistiques de fréquentation ; là (pour la maison de quartier), ce serait le montant de subvention rapporté au nombre d’adhérents.
A chaque fois, la méthode est la même. Face aux habitants, collectifs ou associations qui discutent les constats abrupts, veulent comprendre, présentent d’autres chiffres et d’autres réalités moins chiffrables (comment chiffrer l’investissement des bénévoles d’une association de quartier ?), la réponse tombe, toujours la même, imperturbable : « La décision de fermeture est prise, nous l’assumons… par contre, pour l’avenir la discussion n’est pas fermée ».
Pas fermée la discussion ? Voilà une bien singulière conception de la participation des habitants auxquels on vient de dire que l’essentiel, sans jamais avoir été discuté, ne peut plus être remis en cause.
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La deuxième ligne de VAL et le projet de RER rennais sont deux voies actuellement envisagées pour développer les transports collectifs dans l’agglomération rennaise. Ces deux projets ont en commun leur coût élevé et leur échéance lointaine. Seront-ils suffisants pour améliorer significativement la part des transports collectifs dans les déplacements au sein de l’agglomération ? On peut en douter, notamment pour les quartiers et des communes qui se trouvent à l’écart des lignes de VAL et de l’étoile ferroviaire.
Les transports collectifs rennais sont confrontés à des difficultés croissantes de circulation sur l’ensemble des voiries pénétrantes, notamment dans les secteurs situés entre la deuxième ceinture et la rocade. Si aucune solution n’est trouvée, ces difficultés comportent à terme le risque de désaffection par les usagers.
Cette problématique rend d’autant plus surprenant le désintérêt manifesté par Rennes-Métropole à l’égard du concept de Bus à Haut Niveau de Service (BHNS). Inspiré par le bus rapid transit américain, le BHNS se caractérise par un véhicule routier de type bus circulant en site propre. Il peut être guidé ou non guidé, à motorisation thermique, électrique ou hybride. Par une approche globale incluant le matériel, les infrastructures et l’exploitation, le BHNS assure un niveau de service supérieur aux lignes de bus conventionnelles (fréquence, vitesse, régularité, confort, accessibilité) et comparable à celui du tramway. Ce mode de transport collectif est plus souple et moins coûteux : de 2 à 10 millions d’euros par kilomètre de site propre, contre 13 à 22 millions pour le tramway.
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Jeudi 28 janvier dernier, Bruno Chavanat a présenté les voeux du groupe Union pour Rennes Capitale aux adhérents et sympathisants du mouvement. Il est notamment revenu sur les dangers de « la pensée unique » à Rennes et souhaite rassembler et faire participer les Rennais en 2010.

Samedi 5 décembre au matin, au pied des Horizons, des habitants du quartier Bourg L’Evêque autour de Jérôme NORMANDIERE et Bruno CHAVANAT. Une première réunion du nouveau « relais de quartier Rennes Capitale ». L’objectif ? Etre à l’écoute des habitants et associations du quartier, se tenir informé des projets débattus au conseil municipal, en lien avec le groupe Rennes Capitale. La matinée s’est clôturée par un verre de l’amitié, l’occasion de parler du quartier et de ses mutations.
Membres : Jérôme NORMANDIERE (Conseiller Municipal), Paul LAMBERT, Bruno CHAVANAT (Président du groupe Union pour Rennes Capitale), Philippe NOURISSAT, Marie MARCHI, Fakher REKIK, Claude PENDEZEC et Stéphane AUDIGER
Chaque mois, réunion du relais de quartier Bourg-l’Evêque, La Touche, Moulin-du-Comte ouverte à tous. Contact : jerome@rennes-capitale.fr 06-11-29-43-65
Les choix en matière de transports collectifs ne sauraient faire abstraction du contexte de crise économique et d’explosion des déficits publics. Par surcroît certains revenus des collectivités locales ont diminué, soit structurellement (dotations globale de fonctionnement), soit conjoncturellement (baisse des droits de mutation). Enfin la réforme de la taxe professionnelle va se traduire par un manque à gagner supplémentaire pour les communes et les intercommunalités.
Rennes-Métropole a fait le choix du VAL en 1989, mobilisant pour de longues années les finances de l’agglomération. Programmée pour 2018 seulement, la deuxième ligne du VAL rennais est le plus coûteux de tous les projets de ce type actuellement recensés dans notre pays. Parallèlement, l’agglomération va devoir participer au financement des infrastructures permettant une utilisation plus rationnelle du réseau ferroviaire au profit des communes de la première et deuxième couronne. Il s’agit du projet de « RER rennais », en cours d’élaboration par le conseil régional. On peut légitimement s’interroger sur la capacité de Rennes-Métropole à faire face à ces deux investissements.
Ces deux projets sont complémentaires. Le choix de l’extension du VAL est discutable du fait de son coût élevé et de son inadaptation à l’évolution de l’agglomération. L’amélioration de la desserte ferroviaire répond partiellement à ce dernier enjeu, mais son coût et son calendrier ne sont pas encore précisément déterminés. Ces deux investissements à échéance lointaine seront-ils suffisants pour améliorer significativement les transports collectifs dans l’agglomération ? On peut en douter, notamment pour les quartiers et des communes qui se trouvent à l’écart des lignes de VAL et de l’étoile ferroviaire.
Or il est impératif d’accélérer le développement des transports collectifs dans l’agglomération. La part de marché de ceux-ci dans les déplacements atteint aujourd’hui 12%. Des progrès ont été enregistrés depuis quelques années, mais Rennes se situe aujourd’hui nettement en deçà de Nantes, Nancy, Grenoble, Lyon ou Clermont-Ferrand qui approchent ou dépassent 15%. Bordeaux et Strasbourg n’ont pas réalisé récemment de mesures des parts de marché mais affichent des objectifs particulièrement ambitieux pour leurs réseaux de transport collectif. Les habitants de l’agglomération paient le prix du retard de Rennes-Métropole, conséquence de ses choix passés et futurs.
Pour l’association « Projets pour Rennes Capitale »
Pierre GUSDORF et Antoine CRESSARD
La nouvelle publication du groupe Union pour Rennes Capitale » Vous avez dit démocratie » est arrivée.
« Le démocratie est un état instable, non spontané, non naturel, en équilibre sur le tranchant d’une lame de couteau. La démocratie est un effort et un vigilance »
François Cavanna
Et si…
Et si on admettait que les habitants aussi peuvent avoir des idées pour leur ville ?
Et si… plutôt que de présenter des projets ficelés on recueillait leur vais quand un choix est encore possible ?
Et si… pour décider du tracé du métro ou de l’emplacement du Centre des Congrès, on soumettait plusieurs solutions aux Rennais ?
Et si… avant d’augmentaer de 100 % en deux ans la taxe d’habitation perçue par Rennes Métropole on débattait de l’usage que l’on en fait ?
Et si avant de lancer des travaux, de refaire un trottoir, de déplacer un arrêt de bus, de créer un itinéraire vélo, on interrogeait d’abord les utilisateurs au quotidien ?
Et si la démocratie locale, ça n’était pas une fois tous les six ans mais un peu tous les jours ?
Retrouvez le livret ci-après :

Revirement pour les uns, choix de mandat pour les autres, la politique de sécurité publique a fait des vagues au conseil municipal. ( Journal Ouest France, 20 janvier 2010)
