Attractivité touristique de la Ville
Question orale de Françoise Lhôtellier sur l’attractivité touristique de la Ville.
Conseil municipal, 08/09/08
« Rennes, ville morte au mois d’août ?» La question a été relancée cet été à l’occasion d’une interview d’Yves Préault, élu en charge de la communication de la ville.
Cette question est révélatrice d’un paradoxe qui caractérise la politique touristique de notre ville, tout particulièrement pendant les mois d’été et la haute saison touristique en Bretagne.
D’un côté, des initiatives sont prises et certaines d’entre elles, pourquoi le nier, ont un certain succès de fréquentation. Les tombées de la nuit, l’opération quartiers d’été, les concerts de l’orchestre de Bretagne, les mercredis du Thabor ou Transat en ville… On ne va pas passer en revue toutes ces initiatives qui pour certaines d’entre elles peuvent être améliorées. Elles existent. Certaines fonctionnent bien et il faut s’en réjouir.
Le problème n’est pas là. Le problème rennais est que, malgré ces initiatives, Rennes n’est pas une destination touristique de l’été.
Rennes arrive à proposer un certain nombre de manifestations plutôt tournées vers les publics qui restent mais elle n’attire pas en nombre les publics qui viennent de l’extérieur.
L’été, Rennes se désemplit au lieu de se remplir.
Or Rennes n’est pas Vesoul ni Valenciennes ! Rennes est la capitale de la deuxième région touristique française. Cette année, comme chaque année, des millions de français et d’étrangers viennent en Bretagne, passent par Rennes, séjournent à moins d’une heure de notre centre ville et rien ne les y attire. Cette année, plus que les autres, puisque le temps n’était pas au rendez vous, Rennes aurait pu, aurait dû être un pôle d’attraction (ou de repli) pour les centaines de milliers de touristes qui séjournent sur le littoral.
Or, au contraire, la baisse s’est fait sentir dès le mois de juin avec une baisse de 3 % des nuitées et de 1,6 points du taux d’occupation. Les professionnels avec plus de 52 % d’opinions négatives en juillet se montrent déçus de la saison.
Pourtant, au nom de quoi n’aurions nous pas la capacité de proposer à ce public un évènement d’envergure nationale voire internationale à l’image de la nuit des Chimères au Mans, du festival Interceltique de Lorient, des fêtes d’Arvor ou du festival de Jazz de Vannes ou encore des Folles Journées de Nantes ?
C’est une question d’image, c’est aussi une question de vitalité économique. Il s’agit en effet d’un secteur vital pour l’économie et l’emploi dans notre ville quand on sait par exemple qu’avec 1300 touristes dépensant 1 euros par jour, c’est un emploi de créé.
Il y a cinq ans, il a été décidé de créer une taxe de séjour pour favoriser le développement du tourisme par des actions de communication d’envergure. Plus de 500 000 euros sont collectés à ce titre chaque année.
L’été à Rennes reste un rendez vous d’envergure possible. Mais aujourd’hui c’est un rendez vous virtuel avec des millions de visiteurs potentiels qui ne connaissent de Rennes que les rocades.















