Le Conseil municipal du 7 juillet dernier fut assez riche. Le groupe URC a notamment souhaité ouvrir le débat de la fête de la musique au lendemain d’une édition 2008 marquée une nouvelle fois par une forte alcoolisation et les dérives qui en résultent.

L’invitation à la « concertation » et à la « réflexion » a également été renouvelée à plusieurs reprises en direction de la Majorité que ce soit sur la question de la 2ème ligne de Métro, de l’avenir de la salle Guy Ropartz ou encore sur la mutualisation envisagée des services de la ville de Rennes et de Rennes Métropole.

Il a également été question de la famille avec la création du centre d’information l’Etoile sur la garde d’enfant alors que les places en crèches manquent cruellement à Rennes.

Enfin, un débat a été lancé sur la citoyenneté européenne et la citoyenneté française, suite à l’impossibilité pour une conseillère municipale d’origine allemande de voter aux élections sénatoriales.

Question orale sur la fête de la musique

La fête de la musique, malgré une campagne de communication engagée par la municipalité, n’a pas dérogé aux traditionnels débordements dus à une forte consommation d’alcool. Les pompiers sont intervenus 64 fois au cours de cette soirée.

Cette manifestation doit pouvoir rester une fête populaire et ne pas laisser la place aux excès alcooliques d’une partie seulement des participants, mais qui nuisent à l’arrivée au bon déroulement et à l’image de l’évènement.

Dans un esprit constructif, le groupe URC, souhaite faire une proposition concrète afin de rechercher collectivement des solutions pertinentes. Il invite à créer un groupe de travail qui réunirait les différents acteurs institutionnels et non institutionnels afin d’améliorer les prochaines éditions. Il propose dans ce cadre d’imaginer sur un périmètre donné et en lien avec les cafetiers de la ville une « fête de la musique sans alcool ».

Intervention de Michèle PAYEN-TOULOUSE >

Etoile, centre d’information petite enfance

Le problème de la garde d’enfants à Rennes est un problème latent et qui se manifeste avec une acuité croissante et criante. Ce centre d’information peut être intéressant si les moyens suivent, c’est-à-dire à la condition que le nombre de places en crèches augmente, tout comme le nombre d’assistantes maternelles. Sans cela, cette initiative risque de se réduire à une simple opération de communication.

Intervention de Jérôme NORMANDIERE >

Mutualisation des services de la ville de Rennes et de Rennes Métropole

Des axes de mutualisation des services de la ville de Rennes et de Rennes Métropole sont actuellement à l’étude. Il s’agit là d’une question importante lorsque l’on sait existe de nombreux doublons entre ces deux entités. Mais il s’agit d’une réforme de fond qui ne doit être prise ni à la légère ni en catimini. Elle doit notamment prendre en compte les caractéristiques des entités concernées, l’une étant une collectivité territoriale et l’autre un établissement public et donc avec des statuts et une légitimité différente. Bruno Chavanat rappelle également que l’étude doit couvrir également la notion de territoire à considérer ainsi que les compétences respectives de ces institutions.

Intervention de Bruno CHAVANAT >

Rachat d’installation et matériel de la salle Guy ROPARTZ

Le TNB a réouvert ses portes en mars dernier, grâce notamment à une aide confortable de l’Etat. Il est proposé d’adopter une délibération sur le rachat des équipements utilisé à Guy Ropartz lors des travaux du TNB. Ce rachat s’élève à 222 211 € en se basant sur le coût du neuf. Le Groupe URC, à travers l’intervention de Jérôme NORMANDIERE, s’interroge sur l’absence du projet culturel qui devrait justifier le rachat des équipements. Qu’envisage-t-on de faire désormais de la salle Guy ROPARTZ ?

Intervention de Jérôme NORMANDIERE >

Concertation préalable concernant la deuxième ligne de métro

A l’occasion de ce Conseil, il est proposé d’adopter une délibération sur la 3ème phase du projet, c’est-à-dire l’enquête publique. La question qui se pose aujourd’hui est: que va-t-on dire à la population ? Au moment où la délibération doit être prise, il n’y a encore aucune idée précise sur les trajets pas plus qu’il n’existe de plan de financement…

Le flou qui règne sur ce dossier, déjà très présent dans la campagne électorale a pour conséquence une relative méfiance  de la part de certains des habitants concernés par les travaux de cette hypothétique ligne de métro.

Par ailleurs, Bruno Chavanat interroge les choix de la majorité au regard des besoins de desserte des communes de la 1ère et 2ème couronne. Compte tenu de ce qu’elles seront mise à contribution, elles ont voix au chapitre : l’investissement extrêmement lourd que constitue un métro Renno-Rennais risque de compromettre les projets qui devraient leur être dédiés.

Intervention de Bruno CHAVANAT >

Centre des Congrès au Couvent des Jacobins

A l’occasion du lancement d’un concours d’architecte et d’un marché d’assistance à maîtrise d’ouvrage (déjà publié au bulletin officiel des marchés publics), Bruno Chavanat rappelle les éléments qui l’inclinent à penser que ce « projet mal bâti est également mal parti » (extrême confusion de la procédure, absence d’information des Rennais et du conseil municipal, dépassement prévisible des coûts…).

Intervention de Bruno CHAVANAT >

Régime et indemnités des élus

La loi électorale française autorise tout citoyen de l’Union européenne à devenir conseiller municipal. Mme KRUGER, de nationalité allemande, a été élue à ce titre en mars dernier. Cependant, cette même loi, n’autorise pas les élus concernés à voter aux élections sénatoriales. Le groupe communiste auquel elle appartient est intervenu en Conseil pour dénoncer cette situation.

Jérôme NORMANDIERE, pour le groupe URC, rappelle qu’il s’agit là d’une question qui touche au modèle républicain et que plutôt de soulever un débat en Conseil municipal, il serait plus intéressant de profiter de la Présidence française de l’Union Européenne pour interpeller son Président. Sans cela, les messages et les protestations n’ont qu’une fonction symbolique et risquent là encore de confiner à l’exercice de communication.

Intervention de Jérôme NORMANDIERE >