Conseil municipal, 8 septembre 2008
Ouest-France au lendemain du Conseil titrait « Conseil Municipal faites un vœu« . C’est en effet devenu une habitude pour la Majorité d’alimenter les Conseils par des vœux sur des sujets généralement de politique nationale.
Une façon de mieux marquer l’absence de projets concrets pour la ville. Cette fois-ci c’était la politique éducative qui était attaquée de front par la municipalité.
Pour cette rentrée municipale, le groupe URC a souhaité recadrer le débat sur les compétences de la Ville et les préoccupations des Rennais et a ainsi interrogé le Maire sur ses ambitions pour Rennes.
Au menu donc, la question du tourisme ou encore le développement du vélo. Deux délibérations ont également retenu l’attention de notre groupe. Une première sur la présence sociale en centre ville et une autre sur le droit de préemption de la Mairie sur les fonds de commerce.
Vœu du Conseil municipal contre les mesures gouvernementales en matière de politique scolaire.
En cette période rentrée scolaire, la majorité a souhaité déposer un vœu sur l’avenir de l’école, l’occasion pour Bruno CHAVANAT de réagir sur les réelles intentions de cette même majorité. Aux termes de l’analyse de B. CHAVANAT, ce vœu, par sa formulation caricaturale, a vocation a appuyer une démonstration politique partisane, plus qu’à rendre compte fidèlement des enjeux des réformes annoncées.
Après avoir rappelé les réelles ambitions de la réforme de Xavier DARCOS en faveur d’une école de la réussite, Bruno CHAVANAT a dénoncé une stratégie de communication qui masque une absence de projets concrets pour Rennes. En matière scolaire, notamment, force est de constater que la baisse des familles à Rennes entraîne inéluctablement une baisse des élèves dans les écoles de la ville.
Intervention de Bruno CHAVANAT >
Question orale de Françoise L’HOTELLIER sur le tourisme
Rennes ville morte en été ? En réaction à une interview d’Yves PREAULT dans la presse constatant à mi-mot que Rennes s’endort durant l’été, Françoise L’HOTELLIER a interrogé la municipalité sur ses ambitions et ses projets pour développer le tourisme à Rennes.
Notre ville est en effet la capitale bretonne et dispose d’un riche patrimoine encore trop méconnu hors des frontières de la métropole rennaise. Elle suggère compte tenu des enjeux de rayonnement et de développement économique dont le tourisme est porteur, d’imaginer des animations culturelles à l’image des Folles Journées de Nantes, le festival de Jazz à Vannes ou le festival inter celtique de Lorient.
Intervention de Françoise Lhôtellier >
Question orale de Benoît CARON à l’occasion de la semaine de la mobilité
La semaine de la mobilité était habituellement l’occasion d’un débat sur la journée sans voiture. Ce débat a disparu. Il est aujourd’hui difficile d’envisager cette possibilité du fait d’un développement du logement à l’extérieur des rocades et des transports en commun concentrés à l’intérieur de celles-ci.
Il est pourtant important d’encourager le développement du vélo par une meilleure continuité des itinéraires, davantage de sécurité pour les cyclistes et ce afin de faciliter leurs trajets quotidiens dans la ville.
Intervention de Benoit Caron >
Intervention de Doris MADINGOU sur la mise en place d’une présence sociale en centre Ville
Un an après les incidents de la rue d’Orléans, la municipalité entend mettre en place une présence sociale dans le centre ville dans un but de prévention. Cependant, cette initiative marquée de bonnes intentions, ne prend pas toute la mesure du problème. Ce type d’action concernera essentiellement la prévention des risques liés à l’alcool alors que ce mal issu de la spécificité du centre ville est beaucoup plus large.
Que fait-on pour la rénovation des 500 logements insalubres du centre ? Comment renouer le dialogue entre les étudiants et les habitants du centre…?
Intervention de Doris Madingou >
Intervention de Benoît CARON sur les droits de préemption des fonds de commerce dans le centre ville
La loi Dutreil de 2005 prévoit la possibilité pour les communes d’user d’un droit de préemption sur les fonds de commerce ou artisanaux. Cela est particulièrement utile pour les centres villes. Il est en effet important de veiller à ce que le centre-ville conserve une diversité commerciale et une densité de commerces de proximité satisfaisante.
Cependant, cette faculté implique de prendre en compte le risque financier pour la ville et le fait que « la vigueur et le dynamisme du commerce ne se décrète, pas plus qu’il ne se préempte« .














