Au sortir du Conseil de Rennes Métropole qui se tenait jeudi dernier (20 novembre), Bruno Chavanat livre son analyse sur les trois principaux points autour desquels se sont organisés les débats :

Plan de suppression d’emploi à PSA : vœu de Rennes Métropole.

Après l’annonce d’un plan de suppression d’emplois « important et traumatisant », l’assemblée a voulu présenter un « vœu de solidarité ». Un vœu que Daniel Delaveau a souhaité voir voter à l’unanimité. Bruno Chavanat a apporté son soutien à l’initiative, estimant naturel de faire front commun et de « serrer les coudes ». Au-delà, il a invité ses collègues à la « réflexion et à la proposition » : propositions devant notamment être adressées aux salariés qui ne souscriraient pas aux offre de redéploiement au sein du Groupe, afin qu’ils « puissent trouver à rester travailler sur le territoire rennais ». Réflexions également autour de la façon dont la collectivité accompagne l’industrie automobile autour des tournants difficiles qu’elle est appelée à prendre. Le Pôle de compétitivité « haut de gamme », alors que justement le segment est en perte de vitesse doit être aidé dans l’adapatation des objectifs industriels « définis par l’usine PSA de la Janais ».

 

Le maintien de « l’Impôt Ménage ».

L’impôt a été créé en 2005. Il était prévu que l’Assemblée se pronnonce en ce début de mandat, sur son maintien et le cas échéant son taux. Il faut donc en faire le bilan. Au moment de sa création, nous l’estimions « économiquement injustifié et socialement injuste ». Notre analyse reste d’actualité. Economiquement injustifié : au moment où nous finançons des investissements importants, le mode normal doit être le recours à l’emprunt. Rennes Métropole a une capacité d’emprunt considérable et alors que l’argent n’était pas très cher, nous aurions du à l’évidence y recourir par préférence à l’impôt. Socialement injuste : même si les taux d’intérêt ont augmenté, l’alternative demeure et préléver un  « impôt de précaution » sur les ménages revient pour l’Agglomération, à sa constituer une cagnotte sur leur dos. L’impôt n’est pas fait pour ça.

Le refrain sur le désengagement de l’Etat ?

A chaque fois que l’on se retrouve en situation contrainte voire en incapacité d’agir, on entend un discours autour de l’idée que l’Etat se désengage. Il faut prendre de la hauteur et observer les chiffres dans leur ensemble. Envisagés globalement, les faits montrent que l’idée est inexacte.  Sur l’investissement par exemple, entre 2003 et 2008, l’Etat a versé 1,7 milliards en plus aux collectivités locales ce qui représente un effort augmenté chaque année de 6%. La vérité c’est que l’Etat a une responsabilité de solidarité envers les collectivités locales. Il donne plus à celles qui ont moins et moins à celles qui ont plus. Rennes Métropole fait partie de la série des collectivités locales plutôt privilégiée.