Rennes, candidate à l’EURO 2016
Intervention de Bertrand PLOUVIERConseil municipal, 08/12/08Â Â Â Â Â Â
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Monsieur le Maire,
La sortie du rapport de Philippe Seguin, chargé d’une mission d’évaluation des stades français dans l’optique de l’EURO 2016, a permis à la majorité municipale par la voix de l’adjoint aux sports de dribler sur l’actualité.
En effet deux jours après la sortie de ce rapport, l’adjoint aux sports répondait aux questions d’un journaliste de Ouest France sur la possibilité pour Rennes d’accueillir des matches de l’Euro 2016.
Si la perspective d’accueillir certains matches lors de cet évènement sportif majeur pour le milieu footballistique et ses nombreux supporteurs nous réjoui, il nous semble important cependant de révéler aux Rennais le discours de façade sur la participation de Rennes à l’organisation de l’EURO 2016.
Au risque de paraître rabat joie et pessimiste aux yeux des Rennais qui se laissent abuser par les sirènes municipales, il nous apparaît important de rappeler quelques vérités sur la candidature de Rennes qui présente aujourd’hui peu d’atouts et ceci parce qu’à un moment décisif l’attaque rennaise a joué « petits bras ».
En effet le rapport Séguin préconise un lifting complet des stades français afin de les mettre au niveau de leurs homologues européens dans l’otique d’une éventuelle candidature de la France pour l’EURO 2016.
Il n’est pas inutile de rappeler que l’EURO est un évènement sportif majeur qui a lieu tous les quatre ans. Les équipes retenues (16 en 2008 et a priori 24 en 2016) se disputent le titre de champion d’Europe. Dans le cadre de l’organisation de l’EURO, l’UEFA qui a en charge l’organisation de la manifestation avec le ou les pays choisis, a établi un cahier des charges très exigeant.
Par exemple les stades doivent disposer de 30 000 places. Rennes offre un stade de 31 000 places. Mais ce que ne dit pas la Ville de Rennes ou ce qu’elle ne sait pas c’est qu’il faut prévoir environ 2500 places pour la Presse du monde entier et qu’il est nécessaire de les équiper en téléviseurs supplémentaires, en tablettes pour écrire, en support pour les caméras, … soit au final 27000 (estimation haute)places restantes pour le public, ce qui est bien en dessous des normes 2008 (30 000) et qui a priori sera en dessous des normes 2016 surtout si on augmente le nombre d’équipes et que l’on passe de 16 à 24 équipes participantes.
La seule solution pour être dans les normes seraient d’entamer des travaux complexes afin d’augmenter le nombre de places pour respecter le cahier des charges de l’UEFA .Un premier carton jaune donc pour le manque de places.
Le second frein à la candidature de Rennes résulte de l’emplacement du stade.
Alors que la tendance est de construire les stades plutôt en extérieur des villes, de prévoir des parkings souterrains, des commerces et des restaurants afin de faire des stades de véritable lieu de vie, la municipalité rennaise a fait le choix de laisser le Stade enclavé route de Lorient avec tous les problèmes de stationnement, d’accès et de transports en commun que cela comporte, peuvent en témoigner tous les rennais qui doivent emprunter la route de Lorient les jours de matches.
Ce choix, le vôtre, il a un inconvénient majeur par rapport à l’Euro. Il ne permet pas facilement d’accueillir la foule des grands soirs de match. Pire, il l’empêche.
Troisième problème que n’évoque pas la majorité municipale et qui a de quoi préoccuper les rennais, est l’organisation d’une Fan Zone.
La Fan Zone est un lieu qui permet d’accueillir les supporters qui n’ont pas de billets pour le match et qui veulent le suivre sur écran géant tout en faisant la fête.
Pour vous donner un exemple, lors de l’EURO 2008 c’est plus de 150 000 Néerlandais qui étaient présent à Berne pour suivre les matches de premier tour de leur équipe nationale. Le Stade de Berne dispose de 35 000 places donc si on compte 20 000 places pour les néerlandais et le reste pour l’autre équipe, il fallait une fan zone capable d’accueillir 130 000 Néerlandais dans la ville.
A l’échelle de Rennes Métropole c’est augmenter la population de 50 % (sans compter les supporters des autres équipes de la poule et des nombreux français de l’ouest qui souhaiteront suivre les matches).
Rennes sera-t-elle à la hauteur de l’évènement ? Les infrastructures de la métropole pourront elles supporter d’accueillir autant de monde (hôtels, restauration, transports) ?
Même en étant les plus chauvins au monde, nous ne pouvons pas dire que Rennes dispose des meilleurs atouts pour accueillir ne serait ce que certains matches du premier tour.
Et puis la concurrence est rude et d’un niveau élevé. En 2008 huit stades avaient été retenus pour l’organisation de l’EURO, en 2016 avec l’augmentation du nombre d’équipe ce sera 10 ou 12 Stades qui seront retenus. Après les incontournables Paris Stade de France et Parc des princes, Bordeaux, Marseille, St Etienne, Lens, Lille et Strasbourg (qui vont se doter de nouveaux stades très prochainement), les villes de Toulouse, Nice et Lyon ont également des chances. Enfin il reste l’ouest de la France avec Rennes et Nantes.
Le manque d’ambition et d’anticipation de la Majorité municipale peut il être la cause de notre relégation ?
Quelles solutions proposez-vous pour nous permettre de présenter une candidature crédible ?
Je vous remercie
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Un commentaire de “Rennes, candidate à l’EURO 2016”
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1 juillet 2009 Ã 9:16
POUR QUE RENNES PUISSE AVOIR SA CHANCE IL LUI FAUDRA UN STADE DE 40 000 PLACES ET POUR ETRE SUR DE L AVOIR
IL LUI FAUDRA LE COUVRIR ENTIEREMENT PELOUSE COMPRISE
LA JE CROIS QUE RENNES AURAI SA CANDIDATURE DE GAGNE
CE SERAI LA CHANCE D AVOIR DES GRANDS CONCERTS ROUTE DE LORIENT
UN ZENITH QUOI NI PLUS NI MOINS