Pour un plan global des entrées de ville
Intervention de Jérôme Normandière
Conseil municipal, 12/11/08
Pour un plan global des entrées de ville
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Monsieur le Maire, chers collègues,
Les délibérations sur les syndicats intercommunaux qui nous sont proposées ce soir sont l’occasion de ne pas se pencher simplement sur leur gestion mais de s’interroger aussi sur l’évolution des trois entrées de ville qu’ils concernent.
Les entrées de ville Ouest Nord et Sud Est de Rennes exercent, à des degrés divers concernant chacune d’entre elles, trois grandes fonctions. A chacune de ces fonctions correspond un problème à résoudre.
- D’abord ce sont des lieux d’activité économique et commerciale. Et, comme tels, il convient d’intégrer leur développement dans une vision d’ensemble à l’échelle de l’agglomération et même à l’échelle du pays de Rennes.
Quelle est par exemple la complémentarité de la zone de Rennes Saint Grégoire par rapport au développement de Cap Malo ou de Betton ? Comment valoriser le positionnement propre à chacune de ces zones par rapport aux zones voisines d’Atalante ? Comment anticiper mieux les zones en restructuration ou les friches existantes ? Une labellisation plus valorisante de ces zones mériterait d’être envisagée sur la base des travaux déjà engagés par la CCI.
- Deuxièmement, ces entrées de ville sont des images de la ville. Il faut donc y veiller comme on veille à l’image de notre cœur de ville. Il n’y a pas de fatalité à ce que les entrées de ville soient délaissées du point de vue de la qualité visuelle, environnementale et architecturale.
De nombreux exemples dans des villes comparables montrent que là où il a été pris à bras le corps le problème peut donner des résultats très significatifs. Nantes (sur la route de Vannes), Lyon dans le quartier Mermoz-Pinet-Les Essarts, Clermont-Ferrand, Lorient, Saint-lo ont entamé ou mené à bien de telles démarches.
Comme pour les quartiers d’habitation, de plus en plus la ville est appelée à se reconstruire sur elle-même concernant les quartiers d’activité économique dans une meilleure qualité environnementale.
L’efficacité économique doit respecter et en même temps profiter des exigences du développement durable.
C’est vrai en particulier des zones commerciales, notamment dans la zone de Saint-Grégoire et sur la route de Lorient. Un quartier dont l’environnement est attractif peut combiner une destination de loisir et une destination utilitaire pour faire ses achats.
De ce point de vue, de gros progrès peuvent être faits. La route de Lorient bénéficie du site de la Vilaine dont la mise en valeur pourrait être réfléchie dans un cadre d’aménagement global de la zone commerciale. La zone de Saint-Grégoire doit pouvoir établir une continuité de qualité paysagère entre le cadre privilégié du parc de Beauregard à l’ouest et le canal à l’est. Mais tout cela nécessite une vision d’ensemble.
- Enfin la troisième grande fonction, ce sont les transports.
Chaque jour un nombre considérable de véhicules franchissent chacune de ces trois zones dans des conditions qui ne sont pas bonnes et révèlent une partie des problèmes de transport de notre agglomération qui ne sont pas résolus.
Cela appelle deux types de réflexions.
- Tout d’abord, les zones commerciales et d’activité ne doivent pas être à l’écart de la réflexion sur les alternatives à la voiture. Il y a déjà des dessertes en transports en commun mais elles doivent être améliorées. Allons plus loin, il faudrait envisager des modes de transports en commun de demain compatibles avec la fonction commerciale. On voit bien que le TCSP de surface a de ce point de vue un intérêt majeur. Mais cela ne doit pas par ailleurs empêcher de réflechir à une meilleure desserte en vélo de ces zones où des milliers de salariés se rendent chaque jour pour travailler sans nécessairement habiter très loin.
- Deuxièmement, ces zones d’entrée de ville sont les témoins quotidiens d’un phénomène que nous avons fréquemment évoqué par ailleurs : l’usage massif de la voiture depuis la métropole et à destination de Rennes et l’encombrement des entrées de ville n’a pas trouvé aujourd’hui de solution dans le schéma de déplacement urbain de l’agglomération.
L’ensemble des préoccupations que je viens d’évoquer mérite d’être prises en compte à l’échelle de chacune des zones concernées. C’est un plan global des entrées de ville que nous appelons de nos vœux.
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15 novembre 2008 Ã 22:43
j’appuie sans réserves sur la question des transports… les usagers de la route de lorient ont fini par croire que les goulots d’étranglement étaient une plaie divine, le truc qui vous tombe dessus sans qu’on sache trop pourquoi et contre lequel on ne peut rien…
a quand une fluidification du trafic ??
16 novembre 2008 Ã 12:03
La rubrique « faits divers » de ce jour dans Ouest-France affligeante et consternante…
Parcourir la presse locale ce dimanche fait froid dans le dos..
« une bataille rangée dans un bus rennais » : vendredi soir à une heure peu avancée une douzaine de jeunes ont décider de semer la terreur dans le bus et de blesser des contrôleurs avec une violence inquiétante. On imagine mal les « amistar » (non présents au moment des faits) gérer ce genre de situation quand on sait que les forces de l’ordre ont du menotter les jeunes sur place pour maîtriser leur agitation.
Un seul lieu semble aujourd’hui sécurisé (et propre!) à Rennes : le métro. Est-ce du au civisme des usagers ? On peut en douter. C’est plus sûrement grâce aux caméras.
Cette même nuit, un rennais rentrant de son travail, est sauvé de très peu d’une mort atroce, un peu par hasard et aussi par chance, par une patrouille de policiers alors que trois jeunes voulaient le tuer sauvagement.
Tout cela amène à une question : quand la municipalité actuelle se décidera-t-elle à prendre en considération de manière sérieuse la sécurité des rennais et d’agir, pour ce faire, efficicacement ?