Débat d’orientations budgétaires: « une comptabilité thatcherienne »
L’ambiance générale du Conseil.
Un conseil municipal centré sur les orientations budgétaires, avec une présentation quelquefois empesée par la volonté de créer des clivages de façon un peu artificielle et de caricaturer nos positions. Ce n’est pas un signe de grande maturité par rapport aux objectifs que nous devrions tous partager : contribuer au bon fonctionnement de notre démocratie par un débat sain, stimulant et constructif. Nous allons prendre des initiatives en ce sens : j’ai demandé rendez-vous à Nathalie Appéré (1èer adjointe) pour faire un bilan des huit mois qui nous séparent des dernières élections et envisager avec elle les voies et moyens pour améliorer la qualité du fonctionnement de notre assemblée.
Les orientations budgétaires, un débat clivé ?
Elles ont donné lieu à un vrai et long débat : deux heures d’arguments nourris. François André, l’adjoint en charge des finances s’est cependant lancé dans une charge un peu caricaturale qui n’aide pas à la compréhension des choses. Il a donné de la crise internationale une vision plus ou moins manichéenne faite notamment d’amalgames et de propos réducteurs qui n’aide pas beaucoup à comprendre. Concernant le refrain sur le désengagement de l’Etat, la majorité s’est livrée à une comptabilité d’épicier (une énumération exhaustive d’un ensemble de charges transférées) sans s’interroger sur les mécanismes de péréquation ou mettre l’engagement de l’Etat auprès des collectivités locales en perspective avec l’ensemble de l’effort qu’il fournit à leur endroit. Un raisonnement qui fait un peu penser au « I want my money back » de Thatcher en son temps vis-à-vis de la Communauté européenne.
La délégation de service public de la gestion des salles de spectacle à Citedia ?
La délégation de service public comportait la gestion du Musik Hall. Celui-ci avait été prévu pour recevoir des spectacles à titre temporaire, le temps de la rénovation des travaux du Liberté. Nous constatons qu’il s’agit là encore d’un provisoire qui dure et que le Musik Hall figure désormais parmi l’offre pérenne des salles de spectacles rennaises. Alors que le Liberté sera limité dans sa capacité d’accueil, nous avons donc deux demi-solutions à la place d’un seul équipement, polyvalent et adapté, comme nous le demandions au moment où le choix a été arrêté. Par ailleurs, l’appel d’offre lancé par la Mairie n’a trouvé d’écho qu’auprès de Citedia, la Société d’Economie mixte qui gère les principaux équipements rennais. Les salles n’ont pas intéressé les grands gestionnaires, ce que nous regrettons, tout en relevant qu’il ne s’agit pas là d’un très bon signe sur l’écho reçu par ces équipements.














