Intervention de Françoise L’HOTELLIER

Conseil Municipal du 7 mars 2009

 

Monsieur le Maire,

Le tourisme est de la compétence de Rennes Métropole, cependant la ville a le devoir de participer à son développement.

C’est un enjeu vital pour notre économie. Est-il besoin de rappeler en cette période d’accroissement du chômage que c’est une activité qui ne se délocalise pas, et que les études ont démontré  que pour 1300 touristes dépensant chacun un euros c’est un emploi qui se crée.

Le tourisme c’est aussi « l’image » de la ville à l’extérieur et cela contribue largement à son développement.

En période de crise c’est le tourisme de court séjour et le tourisme «culturel» qui rencontre le plus de succès. C’est donc le moment d’investir dans ce domaine. Or bien que des efforts notables aient été déployés ces dernières années, grâce notamment à l’office du tourisme, il reste beaucoup à faire en matière de soutien à la rénovation et a la mise en valeur de notre patrimoine :

  • - Rénovation ou transfert du palais des beaux-arts,
  • - Couvent des Jacobins,
  • - Église toussaint,
  • - Vieux st Etienne

Je ne reviendrai pas sur les propos tenus par mon confrère Jérôme NORMANDIERE, propos auxquels j’adhère complètement.

Enfin – sans contester le succès des transmusicales – pour donner une image forte a notre ville, il manque un festival qui lui assure un rayonnement bien au-delà de nos frontières. Notre Université est un des points forts de notre ville pourquoi ne pas créer autour d’elle et l’espace des sciences un Festival des sciences internationales avec la participation de grands noms, portant sur le cinéma, les livres, des conférences-débats sur des sujets scientifiques destinés non seulement aux spécialistes mais aussi et surtout au grand public.

La ville de Gêne en Italie est devenue en quelques années grâce à son festival de la science, un siège de la divulgation scientifique en accueillant plus de 200 000 visiteurs.

Rennes a des atouts qui peuvent nous assurer le même succès. Ce pourrait être un tremplin pour encourager des clusters qui sont des pistes pour nous préparer à la sortie de crise.

De même pour le tourisme d’affaire qui même si il ne se porte pas trop mal dans notre ville attend toujours un palais des congrès digne de ce nom avec une capacité d’accueil digne d’une métropole régionale en tout cas extensible, dans un quartier propice aux affaires comme le sera la gare, avec les infrastructures d’accueil, accessibilité, parking voitures, et autocars etc…

Enfin la taxe de séjours avec ses 500000 euros récoltée devrait contribuer davantage à faire connaître notre ville encore trop ignorée des tours opérateurs et de beaucoup de touristes potentiels, grâce à une communication plus offensive.

En ce qui concerne le commerce, qui est très lié au tourisme pour la fréquentation du centre, et qui le sera de plus en plus en raison du maillage commercial du pays de Rennes. Il ne suffit pas de verser une subvention de 162 818 Euros au carré Rennais pour prétendre faciliter son développement. En effet encore faut-il que cette somme soit directement liée à des animations susceptibles d’attirer des clients potentiels en ville et non à servir au financement du fonctionnement de sa structure qui doit se financer par la cotisation des plus de 700 adhérents annoncés.

De même il ne faut pas compter l’animation Confluence parmi celles qui sont finançables par cette subvention puisqu’elle est déjà en partie financée par la ville, cela reviendrait à la financer 2 fois.

La charte commerciale du pays de Rennes signée en 2007 et le Scot précisent que pour que le centre ville conforte sa place de 1er pôle régional il faudrait améliorer et optimiser les conditions d’accès et de et de stationnement des visiteurs.

Où en est-on aujourd’hui ?

Les parkings relais sont insuffisants donc saturés, les accès au centre sont toujours aussi compliqués.

L’élargissement du plateau piétonnier et un aménagement plus qualitatif des espaces publics contribuerait à améliorer le confort des visiteurs. Cela fait partie des investissements susceptibles de renforcer le rayonnement de la ville… Au lieu de cela, on sacrifie la rue de Bertrand – qui avait vocation naturelle à devenir piétonne – pour le passage des bus.

D’autre part l’augmentation des tarifs des parkings, quoi qu’en dise M. Berroche n’est certainement pas un élément favorable à la venue de la clientèle dans le centre ville qui est sur ce point en concurrence avec les centre commerciaux de périphérie où les parkings sont gratuits.

Je vous remercie.