Françoise L'HôtellierConseil Municipal du 7 septembre 2009

Intervention de Françoise L’HOTELLIER

 

Monsieur le maire,

Chers collègues,

 

Il nous parait important de faire chaque année après la saison touristique un bilan sur la fréquentation de Rennes. Car le tourisme est un axe de développement économique, important pour notre ville.

Malheureusement malgré les efforts accomplis ces dernières années, il nous semble qu’il y a encore beaucoup à faire pour que Rennes devienne une véritable destination touristique au cÅ“ur de l’été, entre le 15 juillet et le 15 août, au moment, précisément où la Bretagne, deuxième région touristique française, fait le plein. Beaucoup de villes de l’ouest, grâce aux animations qu’elles ont mis en place, se sont donné cet objectif. Pourquoi Rennes ne franchit elle pas ce cap ?

Nous sommes, certes, très heureux de constater que l’office de tourisme ait bénéficié cette année d’une augmentation de 25%des demandes de renseignements. Cela démontre notre potentiel touristique. Nous avons un patrimoine architectural digne d’une ville d’art et d’histoire dont nous devons être fiers.

Pour autant on constate que les touristes au mieux passent par Rennes mais ne restent pas dans la capitale bretonne et n’y séjournent pas, même pour de courts séjours.

Cette année encore la fréquentation hôtelière a, selon les sondages effectués par les professionnels, baissé pour plus de 70% d’entre eux, et il semble que août ne soit pas beaucoup mieux.

Bien sûr la crise peut fournir une explication. Mais a-t-on véritablement à Rennes la volonté de faire venir les touristes en leur offrant une offre festivalière comme le font Lorient, Vannes, Nantes et même Le Mans qui attirent un public bien au delà de la Bretagne ? Au contraire, on pense que Rennes sera désert.  On ferme des Parkings, on entreprend des travaux qui rendent la ville difficilement praticable aux piétons, l’emblématique Jardin du Thabor cité dans tous les guides se dégrade dangereusement, sans que des travaux de rénovation soient programmés.

Le choix des animations qui sont proposées est de qualité.

Mais elles n’ont pas vocation à attirer sur plusieurs jours les touristes extérieurs à notre région.

Qui a entendu parler à Paris ou à Lyon des Tombées de la nuit, des mercredis du Thabor ou même des transats en ville ?

La taxe de séjour devait être un outil au service du développement touristique. Les sommes récoltées qui avoisinent les 500 000 euros sont loin d’être négligeables mais elles ne sont affectées à aucune animation susceptible de développer l’activité touristique du 15 juillet au 15 août à Rennes.

Aujourd’hui alors qu’on sait que le tourisme urbain est de plus en plus apprécié par nos concitoyens comme pour la plupart des européens, il est important que notre ville définisse un véritable projet touristique pour le cÅ“ur de l’été qui soit digne de la capitale de la Bretagne, qui est à ce moment précis la deuxième région touristique en France.

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