A la sortie du Conseil de Rennes Métropole, Bruno Chavanat revient sur quelques points du débat: le doublement (dans le cadre du vote du budget) de l’impôt ménages, la critique de la gouvernance de l’agglo par le maire d’une commune appartenant à la majorité, la création d’un budget annexe pour le Centre des Congrès et l’augmentation du nombre des vélos en libre service.

Doublement de l’impôt ménage: injustifié et injuste

Nous nous sommes battus (extraits audio de l’intervention à Rennes Métropole ici) contre le doublement de l’impôt ménages que nous estimons injuste et injustifié. Injuste de faire porter sur les familles qui subissent déjà la crise, sur les communes, qui ont du mal à financer les équipements liés à l’augmentation de leur population, un effort que Rennes Métropole ne fait pas elle-même. L’agglo est riche : elle a augmenté de 50% ses recettes de Taxe professionnelle sur les 5 dernières années. Injustifié de recourir en l’état à une augmentation de la fiscalité alors que notre faiblement endettement aurait du nous voir préférer arbitrer en faveur de l’emprunt.

Un vent de fronde à Rennes Métropole ?

Le Maire de Chevaigné, ami affiché  d’Edmond Hervé, socialiste de conviction, a dénoncé dans une longue intervention, écoutée je crois avec intérêt par ses collègues, le fonctionnement peu démocratique de Rennes Métropole,  où tt se décide en petit comité et où, je cite ses termes  « l’exécutif décide et où l’assemblée exécute ». C’est précisément ce que nous ce que nous dénonçons depuis plusieurs années. C’est également illustratif de la façon dont les débats sont menés, c’est à dire que dès que quelqu’un lève le doigt pour émettre une idée différente, faire des propositions, porter un regard critique, il est aussitôt mis au ban si bien que de nombreux maires sont dissuadés de le faire.

 

Un débat sur le Centre des Congrès ?

Le débat en fait, n’a toujours pas eu lieu. On a eu une délibération technique sur la création d’une « coque budgétaire » relative au Centre des Congrès, mais on attend toujours la délibération de principe sur le choix du lieu, reportée de mois en mois. A vrai dire, le Président de Rennes Métropole n’est pas, sur ce dossier, à une contradiction près. Il nous dit d’une part qu’il faut aboutir en 2014, tout en anticipant dans le même temps, sur le report des délais. D’autre part, il s’abstient de profiter de ce temps pour étudier d’autres solutions. Or c’est bien maintenant qu’il faut envisager un «  Plan B » d‘autant qu’on nous dit très nettement que les études auxquelles on procède aujourd’hui pourraient présenter des difficultés telles qu’elles pourraient éventuellement conduire à renoncer à l’implantation du Centre des Congrès aux Jacobins… Ce que nous avons dit déjà il y trois mois.

L’augmentation du nombre des vélos en Libre Service ?

Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’opposition n’a pas ménagé ses efforts pour se battre pour le vélo à Rennes depuis quelques années et au cours de la dernière campagne électorale. Mais nous avons affaire à des gens qui ont une vision théorique du vélo, qui ne le pratiquent pas. Aujourd’hui, Rennes n’est plus du tout précurseur : le nombre de déplacements à vélo a été divisé par trois en 30 ans et Lyon et Paris ont pris le relais de façon exemplaire.

Il  s’agit moins aujourd’hui de mettre 800 ou 1000 vélos à disposition que de voir quel est l’usage concret qu’on en fait. L’usage tient notamment à la qualité, à la continuité, à la sécurité des pistes cyclables. ..Combien de parents de lycéens redoutent que leurs enfants de 15 à 18 ans prennent  le vélo ? S’il s’agit d’un pas dans la bonne direction, il y encore des efforts à faire.  Mesdames et messieurs les élus, mettez vous au vélo !