Quelques réflexions sur les débats du conseil municipal.

Convention pluriannuelle de subvention de l’enseignement privé sous contrat : pourquoi tant de préjugés?

Jusqu’à quand devrons nous subir les récriminations des groupes politiques alliés du PS (PC, verts, radicaux…) dès qu’un euro est versé à une activité éducative ou sociale qui n’est pas 100% laïque? Les enfants du privé sont ils des enfants de deuxième zone? Leurs parents des sous-contribuables? Les expériences et les efforts des équipes pédagogiques sans aucun intérêt ni aucun impact pour les ambitions de « Rennes ville éducative »? Il y a des archaismes qu’on a du mal à comprendre…

Viva Cités : une gabegie sans nom.

L’argent public coule à flots. 1,2 millions d’euros pour une opération de communication sur les politiques de l’agglomération. Ce pseudo exercice de « démocratie participative », dans lequel aucune place n’est faite au pluralisme politique, est avant tout une dispendieuse mise en scène pré-électorale organisée l’année qui précède celle des élections municipales. Sommet du gachis : 30 000 euros dépensés pour la plantation éphémère d’un demi hectare de tournesols aux abords de l’esplanade Charles de Gaulle ou aura lieu le point d’orgue de la manifestation. Les jardiniers chassés par la ville des jardins familiaux auraient sans doute atteint le même résultat pour 100 fois moins d’argent !

Concertation sur le plan de circulation : le maire pris à son propre piège.

Preuve du caractère bidon de l’opération Viva Cité, elle se déroule pile au moment où la mairie est prise en flagrant délit de non concertation sur un sujet majeur (le plan de circulation) qui concerne la vie quotidienne des Rennais (Cf article ci-après sur l’urgence à demander leur avis aux habitants). N’arrivant pas à avouer que le plan de circulation dévoilé dans Ouest france n’a fait l’objet d’aucune concertation, le maire tente un gros bluff doublé d’une intimidation. Le bluff : le plan aurait été présenté aux habitants du centre ville à l’occasion de la réunion tenue le 3 juillet à Rennes Métropole sur le PEM Gares. En réalité c’est totalement faux. S’enferrant dans son impasse, Daniel Delaveau tente de me pièger en me demandant si je savais où s’est tenue la réunion. Manque de bol, j’y étais. Ultime tentative du maire pour tenter de dominer le débat : élever la voix. Mais à ce genre d’exercice, celui dont la fonction est en principe de mettre de l’ordre dans la séance sort rarement gagnant !