Conseil d’agglo du 18 décembre : les gaz à effet de serre au menu.
Après les débats du Conseil municipal, rebelote hier soir, lors du Conseil de Rennes Métropole. La Convention des Maires est à l’ordre du jour. Il s’agit d’une démarche lancée sous l’impulsion de la Commission Européenne et approuvée par l’Association des Maires de France. L’objectif est clair. Les villes européennes participantes s’engagent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et à optimiser leurs consommations énergétiques.
A l’heure où le réchauffement climatique est devenu une réalité et où le Grenelle de l’Environnement a été largement adopté par le Parlement, cet engagement tombe à pic et mérite d’être fortement encouragé et soutenu.
Cependant, il ne faut pas que cette signature couverte à grands renforts médiatiques, se limite à une opération de communication ou une simple démarche prospective. En la matière, la ville de Rennes est pourvue. Le Plan Locale Energie, lancé en 2004, donne déjà la marche à suivre en prévoyant l’établissement d’un bilan énergétique à différents niveaux.
La question est désormais davantage de passer à l’action et d’enclencher un braquet supérieur. Forts du soutien de l’Union Européenne et du gouvernement, nous devons passer des bonnes intentions aux actions concrètes. Investir dans le développement durable est aujourd’hui une formidable opportunité pour les pays développés et peut avoir un impact positif important pour Rennes au-délà du simple impact écologique. Avec la faculté des sciences, l’école de chimie, l’agrocampus (et aussi l’école des métiers de l’environnement, Rennes dispose d’une base de recherche très significative. Au croisement de la biologie, de l’électronique et des technologies de l’information, des champs immenses de développement se profilent.
A l’heure où des industries plus traditionnelles souffrent localement et sont menacées, le développement de l’emploi n’est pas uniquement affaire de technique. C’est aussi la dynamique entrepreneuriale qui doit être encouragée. La mise en place de clusters répond à cette nécessité. Concrètement, il s’agit d’un regroupement d’entreprises et d’institutions de production de la connaissance (universités, centres de recherches, laboratoires…) proches géographiquement, qui partagent un même domaine de compétences et qui travaillent en complémentarité. Nous pourrions ainsi réfléchir à la création d’un cluster « énergies renouvelables ». Cette démarche est déjà à l’expérimentation au Pays Basque ou dans le Morbihan et produit déjà des effets très positifs et qui ne semblent pas affectés par la crise économique.















21 décembre 2008 à 18:45
voila un article facile à comprendre… Merci pour votre pédagogie. J’aime beaucoup ce que vous faites.
21 décembre 2008 à 18:46
A quand la révolution sur Rennes ?