Elargissement de l’offre hôtelière et accompagnement de la « stratégie LGV »
Lu dans Ouest-France de ce samedi 08 novembre (ici et ici), un point sur l’offre hôtelière à Rennes et la perspective de voir la capacité hôtelière à moyen terme s’enrichir de trois établissements haut de gamme.
Une nouvelle qui, toutes proportions gardées, est de nature, en ces périodes de fortes turbulences économiques, à « élargir l’horizon ».
L’offre actuelle se (dé)compose comme suit : 106 hôtels et 3789 chambres pour tout le pays de Rennes, dont dix trois-étoiles et… un seul quatre-étoiles, le fameux LeCoq-Gadby… Avec une capacité de 25 chambres. Une configuration pour le moins étriquée, et en tout cas nettement insuffisante pour une ville qui se veut « capitale régionale ».
Dans un secteur qui connaît déjà un taux d’occupation supérieur à la moyenne nationale, la construction d’un quatre étoiles répond à un véritable besoin, dont on peut s’étonner qu’il trouve sa réponse aussi tardivement.
Le sujet constitue même un « marronnier » de la littérature économique locale. La volonté politique de positionner Rennes sur le créneau lucratif du tourisme d’affaires, la construction annoncée d’un Centre des Congrès et certaines disponibilités foncières et immobilières donnent à la perspective une actualité renouvelée… et multipliée.
Plusieurs projets ont récemment été annoncés. L’un verrait le jour place Louis-Pasteur, dans les locaux de l’ancienne fac dentaire. Un quatre-étoiles, de 80 à 90 chambres, idéalement placé, à deux pas de l’hypercentre. Un autre est à l’étude, sur le mail François-Mitterrand : entre 30 et 35 chambres, les concepteurs feraient appel à Jean Nouvel. La nouvelle réjouira ceux (dont nous sommes) qui constatent que Rennes a perdu l’ambition et le cachet architectural qui avait contribué, au fil des époques, à façonner l’identité de la Ville.
Un troisième projet retient plus particulièrement l’attention, car il n’est pas sans lien avec l’aménagement du site Gare en prévision de l’arrivée de la LGV en 2014, tel que nous le préconisons (Centre d’Affaires et de Congrès dés 2014) ou tel qu’il a été annoncé par la majorité. Le groupe Accor projette en effet de proposer 89 nouvelles chambres de haut-standing (au sein d’un hôtel « trois-étoiles supérieur ») dans les anciens locaux de la chambre d’agriculture de Rennes, avenue Jean-Janvier. La clientèle visée ? Des habitués de l’enseigne, en déplacement pour affaires. La proximité tant de la gare que du centre-ville joue donc à plein…
La multiplication de ces projets constitue autant d’arguments pour que soit plaidée une solution alternative au choix des Jacobins pour y implanter le Centre des Congrès. Les délais (2015-2016) sont d’une part supérieurs à ceux qui avaient été initialement annoncés. Ils risquent d’autre part, alors que le monde bouge et change, que la LGV mettra Rennes à même distance de Paris que sa lointaine banlieue (1h27) de nous condamner à « regarder passer les trains » avant que le Centre ne soit opérationnel.
La proximité des établissements hôteliers destinés notamment à une clientèle d’affaires et de congressistes, plaide décidémment pour que le Centre (d’Affaires et) de Congrès trouve sa place dans l’aménagement de la Gare qui est actuellement à l’étude.
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