Edito politique de la semaine - Lundi 1er décembre, Bruno Chavanat met en relief quelques points d’actualité.

Le Squat rue Lénée

L’existence du squat a été révélée en même temps que l’annonce du décès du jeune homme qui avait été retrouvé inconscient 15 jours plus tôt, à l’issue d’un week-end particulièrement chargé en événements violents.  Sa mort, dans des conditions horribles, inspire tout d’abord le respect. Respect autour de sa famille qui a exprimé dans la presse, une réaction extrémement digne.

Au-delà, un certain nombre de questions sont posées (par sa famille notamment) sur la responsabilité des autorités publiques. Bien entendu, elles ne portent pas sur le drame lui-même mais sur une ambiance générale, sur les signaux que l’on envoie sur la question de la lutte contre l’alcool par exemple.

Par ailleurs, la question du squat inspire également une question plus précise a l’occasion des Transmusicales la semaine prochaine et du « défilé » qui l’accompagnera : qu’adviendra-t-il autour de la rue des Pollieux, si ce ne sont pas 400 jeunes mais 1000 qui s’y réunissent ? Des mesures de sécurité et d’encadrement sont elles prévues ? Il s’agit là de préoccupations immédiates auxquelles il faut répondre sans tabous.

 

Discours de N. Sarkozy au congrès des maires : Nantes en Bretagne ?

Il faut constater qu’il est habituel, dans l’expression du Président de la République de dire des choses qui n’ont encore jamais été dites par l’Etat. On envisagerait aujourd’hui de réunifier la Bretagne ou à tout le moins de laisser le choix aux territoires et aux populations concernées. Au-delà de la dimension culturelle et historique, c’est une bonne nouvelle pour Rennes parce que l’union fait la force et que nous n’avons pas à craindre d’être dans une même Bretagne que Nantes.

Après, il ne faut pas se cacher que cela pose aussi des questions sur les complémentarités à creuser: si demain Nantes et Rennes se retrouvent en Bretagne ensemble, nous aurons alors deux têtes qui n’ont pas suffisamment collaboré ces dernières années. Ce projet que nous devrons construire ensemble, il nous faut en tout état de cause nous y préparer dés à présent.

La campagne « d’Aides 35 »

Le visage du Maire sur ces panneaux a pu interpeller un certain nombre de Rennais. Je peux le comprendre : la campagne est orientée justement en ce sens. Je crois, en tant que maire de Rennes, que j’aurais prêté également mon image. Le Sida est une cause pour laquelle en effet nous n’avons pas fini de lutter. Les discriminations constituent une cause pour laquelle il faudra toujours se mobiliser. Que le moyen choisi pour ce faire ait pu interpeller je le comprends, mais la cause en vaut incontestablement la peine.