Après le succès de la première ligne de VAL, Rennes et la Métropole sont entrées dans une phase de réflexion et de décision sur une deuxième ligne.

Nous avons d’ailleurs à ce sujet pris l’initiative de demander que les Rennais soient saisis d’un débat qui jusqu’alors a été très largement escamoté.

La nécessité de penser la deuxième ligne à l’échelle de l’agglo, les perspectives financières qui s’assombrissent, les exemples des villes qui, disposant d’un métro, font aujourd’hui le choix du tramway… Autant d’éléments qui concourent à plaider que soit proposé un « Plan B » (tramway…) sur lequel les habitants de toutes les communes de l’agglo doivent pouvoir se prononcer en toute connaissance de cause.

Au-delà, les problèmes de circulation et de stationnement sont aujourd’hui à Rennes des enjeux majeurs qui appellent des réponses adaptées.

La montée en puissance des préoccupations environnementales et la recherche d’une meilleure qualité de vie renouvellent la réflexion autour des modes doux comme le vélo ou la marche à pied.

Nous n’avons jamais cessé de réclamer un plan ambitieux de développement du vélo dont la part, dans les déplacements en ville, est passée de 10% à la fin des années 70 à 3% aujourd’hui…

Concernant la marche à pied,  quatre axes peuvent être envisagés :

- renforcer la sécurité des piétons notamment en centre ville. Par exemple les traversées nord et sud de la place de la mairie ainsi que la traversée de rue Motte-Fablet présentent des difficultés avérées.

- élargir le plateau piétonnier en partenariat avec les commerçants du centre ville. La cohabitation voitures/piétons présente dans certaines rues  une réelle dangerosité. Cet élargissement du plateau est d’autant plus d’actualité qu’un grand nombre de places de stationnement ont été supprimées par la municipalité ces dernières années. 

-  mettre en place en partenariat avec les associations concernées une charte du piéton : véritable « code de bonne conduite » et de partage de l’espace urbain a été mise en oeuvre à Lyon ou Lille. A Rennes, son principe a fait l’objet d’un quasi consensus au cours de la campagne du printemps dernier, reste aujourd’hui à la mettre en actes .

- développer pour les enfants des écoles primaires les circuits pedibus : ces dispositifs de sécurisation du parcours à pied vers l’école existent déjà, à Rennes et aux alentours  mais l’initiative mérite encore d’être développée.

A se contenter de décourager le recours à la voiture en centre ville sans promouvoir dans le même temps et avec un effort de même intensité, le recours aux alternatives « douces », on se prive de la cohérence, du confort et de la pédagogie qui doivent nécessairement accompagner une démarche inscrite dans le « sens de l’histoire ».