L’esprit des «Villages dans la ville» face au «bourrage urbain»
Si l’accueil de nouveaux habitants nécessite de reconstruire la ville sur elle-même, la question de la densification des quartiers, compte tenu des risques de « bourrage urbain » qu’elle contient, ne peut être envisagée sans discernement ni concertation.
Tels ne sont pourtant pas les choix de la majorité. A Maurepas, par exemple, lors du dernier conseil de quartier, l’élu qui présidait la réunion a confirmé la suppression de deux voies de circulation, sur quatre sur l’avenue de Rochester, sans que le sujet donne lieu à débat avec l’assistance présente. Or, le projet de création de logements sur l’avenue Rochester n’est pas sans poser de nombreuses questions:
- Congestion de la circulation sur l’avenue Rochester, déjà très encombrée,
- Augmentation de la pollution et des nuisances sonores,
- Impact sur le « vivre ensemble » : la densification urbaine invite à intégrer les conséquences attendues sur physionomie et la vie du quartier.
Les habitants du quartier se mobilisent aujourd’hui pour que soit préservées l’identité et la qualité de vie du quartier. Certains ont fait circuler une pétition en ce sens, d’autres se sont constitués en association.
Nous pensons que la croissance démographique de la ville et les enjeux de développement durable qui interdisent qu’elle s’étende à l’infini, sont moins une contrainte qu’une formidable opportunité pour repenser l’organisation de la ville et des quartiers qui la composent. Cette réflexion ne pourra se faire contre ni sans les habitants concernés et intéressés.
Nous avons toujours défendu l’idée qu’en matière de logement, les enjeux quantitatifs devaient s’accompagner d’une réflexion « qualitative ». Au-delà de la qualité des logements (esthétique, pratiques, économie d’énergie…), c’est en effet l’ensemble du quartier qui doit être envisagé et aménagé à « échelle » et « visage » humains.
En somme, l’esprit de quartier et le « village dans la ville » contre la densification au forceps, sans âme qui dans le fond et la forme (méthode) impose une réponse inadaptée aux enjeux d’aujourd’hui et a fortiori de demain.
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