Caravane des quartiers : un gros budget pour un bilan bien maigrelet
Un gros budget, beaucoup de publicité et… au final, un bilan plus que maigrelet. La « caravane de quartier » qui s’est posée trois jours en fin de semaine dernière sur l’esplanade du Champ de mars n’a pas été à la hauteur des annonces et des promesses. Pour tirer lucidement les leçons de cette troisième édition d’une formule qui n’en finit pas de chercher ses marques, il faut accepter de répondre à trois questions.
- Le public était il au rendez-vous ? 150 personnes (dont un gros tiers d’institutionnels) pour la soirée de lancement (cf OF du 13/11) le résultat est modeste au regard de la publicité déployée (panneaux publicitaires, invitations, articles de presse…). Samedi matin, il y avait si peu de monde au rendez vous des élus que ces derniers n’ont eu d’autre solution que de parler entre eux. Etait-ce bien le but recherché ?
- L’opération a-t-elle favorisé la rencontre entre les élus et les habitants ? La réponse est non. Le maire a choisi de faire une « marche exploratoire » dans le quartier. Curieux jargon. Pour explorer quoi ? On ne sait pas. Tout ce que l’on a pu constater c’est que ce fut au pas de charge et que le dialogue n’a pas eu lieu.
- A-t-on avancé dans la solution des problèmes du quartier ? C’est la question essentielle. Or la réponse est décevante. Certes, les habitants présents ont pu dire à nouveau ce qu’ils ressentent. Mais face à leurs problèmes, aucune solution nouvelle, aucun engagement ferme. Le maire est venu informer la population de ce qu’il fait déjà. Les 25 000 habitants du quartier centre attendent sans doute autre chose. Il aurait par exemple été intéressant de laisser décider les associations de la meilleure utilisation pour le quartier d’une enveloppe de 50 000 euros. 50 000 euros c’est précisément ce qu’a coûté cette opération de communication sans lendemain.














