communiqueOui nous aimerions y croire à l’Euro 2016 à Rennes. Oui Rennes et son club de foot mériteraient d’être mis en valeur en accueillant cette compétition. Oui nous avons plaidé inlassablement -au moment de la rénovation du stade- pour que des solutions soient d’emblée prévues pour accueillir des épreuves de ce niveau.

Dès les années 1990 des solutions ont été proposées, pour faire un stade plus grand aux portes de Rennes et pour un coût sensiblement moindre que l’addition totale de la rénovation finalement entreprise. Ces solutions ont été écartées en connaissance de cause par le maire et son équipe.

Aujourd’hui ne faisons pas semblant d’être surpris. Le constat est là : la municipalité se réveille trop tard. Bien que coûteusement rénové -37 millions ont été dépensés-, l’équipement actuel ne répond pas aux critères posés par l’UEFA. Il manque au moins 5000 places.

Une erreur a été faite. Est-ce aux Rennais d’en payer le prix aujourd’hui ? 36 millions d’euros supplémentaires sont nécessaires pour espérer être sélectionné : Le jeu en vaut-il vraiment la chandelle lorsqu’on sait par exemple qu’avec cette somme nous pourrions financer 2 lycées d’enseignement général ou 700 studios d’étudiants ou 2000 places d’internat de lycée ou encore d’autres projets utiles aux Rennais ?

Il est évidemment tentant pour M. Delaveau et son adjoint aux sports de reporter sur d’autres les conséquences des choix qui ont été faits par la seule ville de Rennes. On entend déjà le refrain habituel : « c’est à l’Etat de payer ! ».  Mais pourquoi l’Etat, qui doit consacrer 150 millions d’euros pour l’ensemble des stades français, viendrait-il rattraper une décision que la municipalité rennaise a voulu prendre contre vents et marées ? Solliciter l’Etat aujourd’hui pour rattraper ses erreurs est-ce bien faire preuve de responsabilité ?