Ligne ferroviaire RENNES NANTES : Urgence!
Nantes et Rennes se reparlent. C’est heureux. Il est temps de sortir d’une vision réductrice suivant laquelle « collaborer avec Nantes, c’est se faire damer le pion par plus gros que nous ».
Cet état d’esprit a pourtant longtemps inspiré les élus rennais, dont le seul souhait était de faire grossir Rennes pour égaler Nantes. Une pure logique de compétition dont il fallait absolument sortir. Car elle menait, en réalité, à une impasse. Vu à l’échelle de l’Europe, nous avons un intérêt vital à unir nos forces plutôt qu’à les neutraliser. Espérons que le colloque qui vient de se tenir les 8 et 9 octobre sur la coopération Rennes-Nantes aura contribué à tourner une page.
Et maintenant, il faut regarder vers l’avenir.
La liaison ferroviaire ; un chantier qui a trop tardé et qui pourtant conditionne le reste
Des collaborations existent. Les universités, les entreprises, les hôpitaux n’ont pas attendu les maires des deux villes pour amorcer des relations fructueuses. Ca ne veut pas dire que l’action des collectivités est superflue. Elle est, au contraire, très attendue sur un chantier où elles seules peuvent donner l’impulsion nécessaire. Un chantier qui conditionne tout le reste. Un chantier, disons-le, qui a beaucoup trop tardé. Il s’agit de la liaison ferroviaire.
Il faut aujourd’hui 1 h et quart au mieux pour relier les deux villes et seulement 6 fois par jour. C’est un obstacle évident pour que les Nantais profitent au quotidien de Rennes et vice-versa. C’est un non sens sur le plan économique et logistique : Rennes a une position centrale dans l’Ouest et pourrait être le « port sec », base arrière de Nantes Saint-Nazaire auquel l’infrastructure manque pour se développer. C’est enfin en contradiction flagrante avec nos objectifs de réduction de gaz à effet de serre : entre nos deux villes la voiture l’emporte sans aucune discussion.
L’horizon doit être 2020 et non 2030. A quoi servirait il de rénover la gare de Rennes s’il n’y a pas de train pour aller chez nos plus proches voisins ?
Nous disons aux maires de Nantes et de Rennes. Faire un colloque, c’est bien. Passer à l’action c’est mieux Un chantier vous attend. Ne le repoussez pas à 2030 ! A quoi servirait il de rénover la gare de Rennes s’il n’y a pas de train pour aller chez nos plus proches voisins ? L’avenir de chacune de nos deux villes, l’avenir de la Bretagne se joue aujourd’hui et maintenant.















25 septembre 2009 à 22:05
ce projet doit effectivement être soutenu et voir le jour le plus tôt possible!halte à la pollution des centaines et milliers de voitures mais que faire lorsqu’il n’y a pas de structure ferroviaire en place ! il est urgent de valider ce projet.
6 octobre 2009 à 15:51
Je soutiens totalement ce point de vue. Je pense que le projet d’aéroport renforce encore cette idée puisqu’on peut envisager d’avoir une connexion inter-modale efficace et moins couteuse à réaliser du fait de la faible densité d’habitations dans la zone prévue pour l’aéroport..
6 octobre 2009 à 16:04
En effet une ligne ferroviaire Rennes Nantes adaptée à notre époque est indispensable.
Elle sera utile notamment pour les usagers du nouvel aéroport de Nantes.
Par contre, sur ce sujet ( aéroport ) il faut craindre la désafection de l’aéroport de Rennes au profit de Nantes et suis inquiet sur l’avenir de l’économie de notre ville car il est bien évident qu’avec la position industrielle et économique de Nantes, les entreprises iront à Nantes et pas à Rennes.
La situation économique de notre ville est incertaine avec les gros problèmes qui nous attendent chez PSA qui fabriquera de moisn en moins de gros véhicules et bien sûr à Rennes.
Personne à ce jour, notamment les politiques de gauche comme de droite n’apportent des informations sur les conséquences de ce nouvel aérodrome. Qu’attend-on pour expliquer aux Rennais comment les experts voient la situation du bassin rennais lorsque l’aéroport sera mis en service, quels avantages ou inconvénients écononomiques ? A quand une grande enquête objective sur ce sujet
Pour ma part, Rennes récoltera des miettes, j’espère me tromper.
6 octobre 2009 à 17:04
LGV, TGV, TER et aéroports …
Le projet de tracé de LGV alternatif à celui retenu aurait facilité une liaison en LGV entre Rennes et Nantes, mailon d’un réseau du type « Rail des estuaires » : Caen – Rennes – Nantes – Bordeaux. La tortueuse LGV Paris – Rennes puis Brest / Quimper fut donc préférée à une liaison LGV : Le Mans – Segré – Redon puis Vannes et Quimper, avec développement des embranchements existants vers Nantes puis St Nazaire et Rennes puis Brest.
Cet aménagement était évidemment très favorable à la réalisation d’un aéroport continental du côté de Châteaubriant qui aurait ainsi été desservi par une LGV … !
Les « élites » de ce pays ont préféré NDDL (la modernité pétrolière des années soixantes !) qui, sauf à exploser encore un peu plus les finances du pays, ne sera pas desservi par une LGV et ne sera jamais l’aéroport de Rennes (100km) ! On recommence à NDDL l’erreur fondamentale de l’aéroport de St Brieuc dont on annoncera probablement la fermeture officielle après les élections régionales !
Dans ces conditions présentes qui sont absurdes, il convient :
( 1 ) d’abandonner NDDL au profit d’une réorganisation, tous coûts confondus, très économique de celui de Château Bougon (Piste Est-Ouest pour A380) qui, de plus, est très bien desservi par le train et le serait très facilement par le Tramway de Nantes; (C’est possiblement ce qui sera annoncé après les régionales.)
( 2 ) de choisir pour la LGV entre Rennes (St Malo) et Nantes (St Nazaire) soit Rennes – Redon – Nantes soit Rennes – Châteaubriant – Nantes (plus courte d’environ 30km). En effet, puisqu’il existe déjà deux liaisons entre Rennes et Nantes, la raison citoyenne, aménageuse et financière entrevoit assez mal la possibilité d’une troisième !
Le malheur politique – la division de la Bretagne (30/VI/1941) – et technique – l’organisation méticuleuse de cette division (ici il est question de trains) – veut que la ligne pour les passagers entre Châteaubriant et Nantes fut … abandonnée. Elle doit, dit-on, redevenir fonctionnelle. C’est très bien mais très insuffisant. Sauf erreurs, ce sont, sur voie unique, deux demi lignes avec rupture de charge et changement obligatoire de train technologiquement incompatibles qui seront proposées aux gens ordinaires tentant d’aller ou de revenir de Rennes à Nantes. Peu attractif !
Pour la raison et l’unité de la Bretagne, entre Nantes et Rennes via Châteaubriant, le choix d’un ligne améliorée mettant Nantes à ~30 minutes de Rennes avec exploitation cadencée doit rester prioritaire.
A. V.
9 octobre 2009 à 9:53
La ligne T G V Rennes – Nantes , un souhait de tous , à réaliser bien évidemment rapidement , le rapprochement de ces 2 villes est bénéfique pour tous . L’aéroport futur de Notre Dame des Landes ( on l ‘ appelle déjà de Nantes ) c’ est la mort de l’aéroport de Rennes et peut-être celui de St Brieuc à terme , sauf si la Loire-Atlantique devient ( ou redevient ) bretonne .
11 octobre 2009 à 13:35
Il n’est pas certain que les travaux routiers en cours sur le tracé de la ligne Rennes – Chateaubriant prévoient un élergissement des ponts à reconstruire ou construire pour un passage de deux lignes de train.
Espérons que oui mais supposons que non.
Serait-ce si grave pour l’objectif essentiel :
RELIER RENNES A NANTES EN 30 MINUTES.
Ce serait sans doute très facheux car cela démontrerait encore une fois un total manque d’anticipation des responsables politiques et techniques. On y est habitué! Facheux et même scandaleux mais pour autant mais pas si grave. Car, même si on s’en doutait depuis des lustres, on sait officiellement depuis cette semaine que « UN TRAIN ROULE A PLUS DE 200KM/H EN BRETAGNE » (OF 9/X/2009) sur une ligne normale sans passages à niveaux et au profil amélioré.
Ainsi donc sans même mettre à deux voies la ligne Rennes – Nantes, via Chateaubriant, il serait possible de relier de manière cadencée ces deux vIlles en environ 30 minutes.
La condition de ce résultat indispensable serait une circulation alternée sur la plus grande partie du trajet. Elle combinerait une attente à Chateaubriant et/ou ailleurs, mais aussi des tronçons à deux voies sur plusieurs parties adéquates du parcours.
La réalisation d’un tel projet serait peu coûteuse, techniquement aisée, à échéance brève et très utile à l’économie (Rennes « port sec » de St Nazaire et Nantes) et même aux gens ordinaires.
Et l’on se dit que la question n’est que politique.
Soit on ne veut pas. Alors, il faut réaliser de nombreuses études de faisabilité et même de longues expertises, perdre beaucoup de temps, tergiverser, …
Soit on veut, on se souvient que l’on a déjà résolu des problèmes beaucoup plus complexes et que, ainsi, on sait faire, on fait et cela fonctionne pour satisfaire l’intérêt général.
A. V.
27 juillet 2010 à 17:22
Relier Rennes/Nantes en 30 min. Le rêve…
2010, on en est encore loin.
23 février 2011 à 19:31
Améliorer la liaison ferroviaire entre Rennes et Nantes ne peut qu’être bénéfique aux villes desservies et aux deux Régions.
La « chasse aux minutes » sur ce trajet peut aboutir à des solutions indéfendables.
Sur 100-110 km, il est puérile de croire et de laisser croire que la solution est de rouler à 300 ou 320 km/h.
L’utilisation des infrastructures existantes, avec les extensions indispensables, peut conduire à des résultats proches.
La vitesse pratiquée actuellement sur les lignes classiques améliorées (220 km/h) semble largement sufffisante.
Rechercher les solutions les plus coûteuses et peu justifiées quant au résultat pratique, face à d’autres priorités risque de conduire à un abandon pur et simple du projet.
Pensons aux finances des Régions, n’est-ce pas?
Il y a semble-t-il trop de non-dits à propos de de cette liaison.
La desserte du futur aéroport de NDDL peut (et doit) profiter de cette liaison.
L’idée d’extrapoler un Rennes-Nantes utile ou nécessaire par des liaisons aux objectifs absolument différents, à l’utilité non avérée, peut amener à des projets très peu réalistes et condamner la réalisation « officielle ».
Invoquer l’avantage qu’en tireraient les Brestois pour gagner Madrid ou Turin ne prêche guère pour le sérieux des promoteurs de cette extension.
Il faudrait d’abord savoir si le projet d’amélioration des infrastructures sur Brest-Rennes est vraîment sur les rails, si l’on peut dire.
Quand Paris Rennes se fera en 1h27, cela voudra dire que de Courtalain à Rennes, il faudra moins d’une heure. Dans le même temps Courtalain-Bordeaux demandera 1h40. C’est à dire qu’avec une simple « virgule » à Courtalain, Rennes Bordeaux pourrait se faire en 2h40.
Pour (Brest) Rennes-Lyon (Turin), quelle solution raisonnable autre que le passage par le barreau Sud Ile-de-France?
N’est-ce pas l’une des recommandations du CESE PdeL?
Alors que faire d’une LGV Nantes-Poitiers ? On peut douter que cela corresponde à une demande des Brestois! Et pas davantage des habitants de Rennes, qu’en retireraient-ils?
Il ne serait pas inutile, si ce n’est déjà fait, que le CESE Bzh donne son avis et ses propres recommandations sur ce sujet. Bon moyen de mettre en valeur la collaboration des deux Régions.
Bernard Huet