Vélostar : pour lutter contre le vandalisme, encourageons le civisme !
Au 1er novembre, sur 900 vélostars en principe disponibles, 300 avait été volés, 250 étaient en réparation. 350 seulement étaient en circulation !
Durant la même période – les six premiers mois d’exploitation- le taux de vol ou dégradation des Velov à Lyon ou des Vélib à Paris était compris entre 10% et 15%. La situation est donc beaucoup plus préoccupante à Rennes. Les causes du phénomène ? Une forme d’incivisme totalement irresponsable mais aussi des défauts qui ont été largement sous-estimés. Les points d’attache sont notoirement moins robustes qu’à Paris ou à Lyon.
Alors que faire ?
- Première urgence : Remédier à la fragilité des points d’attache sur les nouveaux vélos.
- Deuxièmement : il faut être ferme avec les voleurs ou les casseurs. Il n’y a aucune raison que la collectivité non seulement paie le coût des vélos volés mais voit anéantir une politique du vélo pour lequel 17 millions d’euros sont investis.
- Troisièmement : il a été question (Ouest-France 13 octobre) de mettre de la vidéosurveillance ou des cages autour de chaque station ? Nous n’y sommes pas favorables. La vidéosurveillance -et le coût que cela représente- doit être concentrée sur la sécurité physique des personnes ou pour lutter contre le trafic de drogue. Même chose pour les cages. Le vélo libre service doit être simple d’accès.
- Enfin et surtout il faut accélérer la mise en place d’un véritable politique en faveur du vélo. Plus il y aura d’utilisateurs du vélo dans la ville, plus le comportement des casseurs de vélo apparaîtra intolérable. Contre l’incivisme, il faut utiliser les armes du civisme. Mais pour cela, il faut être incitatif plus qu’on ne l’est aujourd’hui : voies sécurisées, garages à vélo, compatibilité avec le train et les transports en commun. Il reste encore pas mal de progrès à faire !














