« Approprions-nous l’université ! »
Souvenons nous, c’était il y a tout juste quatre ans : la loi « LRU » sur l’autonomie des universités faisait couler beaucoup d’encre, suscitait de nombreux débats. Quatre ans ont passé, beaucoup de choses ont changé –y compris dans les esprits. La réforme est devenue un point de repère pour un nouvel élan dans un contexte qui bouge et évolue de plus en plus vite.
Plus que jamais l’Université s’ouvre au monde. Mobilité des chercheurs, échanges étudiants, années de césure à l’étranger sont devenus des standards. Rennes 1 dans le top 400 du classement de Shangaï est un beau symbole de ce mouvement.
Conséquence logique, plus que jamais les universités que l’on croyait figées dans leurs structures, fusionnent se regroupent créent des fondations et des passerelles entre elles et avec le monde économique. C’est une respiration salutaire que la loi sur l’autonomie a vivement stimulé.
Enfin l’Université que l’on disait pauvre et déclassée par rapport aux grandes écoles peut espérer de nouveaux moyens. Le « grand emprunt » décidé par le Gouvernement apportera près de 20 milliards d’euros aux initiatives, projets et équipements d’excellence. Effort nécessaire de rattrapage et formidable pari sur l’avenir.
Ce mouvement considérable qui saisit l’université française ne se fait pas sans à coups et n’est naturellement pas uniforme. Certaines universités, certaines villes montreront plus de dynamisme que d’autres. Compte tenu du nombre d’étudiants à Rennes, de la place de l’Université dans l’histoire, dans l’économie et dans l’image de notre ville, il est capital que nous en soyons.
Pour cela, que faire ?
« L’université rennaise devrait avoir dans notre cœur la même place que le Stade Rennais. On devrait être fier de porter son maillot ».
D’abord poursuivre et amplifier une politique de recherche qui fait l’objet, au Conseil de Rennes Métropole, d’un consensus politique depuis de longues années – notamment en faveur de l’installation et de la mobilité des chercheurs. Désormais l’enjeu est de permettre à l’Université de se qualifier (en liaison avec les autres pôles bretons) parmi les 5 à 10 pôles d’excellence qui seront demain la figure de proue de l’université française. 17 projets sont sur les rangs.
Mais l’Université n’est pas que la recherche. C’est aussi la formation de 43 000 étudiants (55 000 avec les écoles) qui veulent demain exercer un emploi qualifié, valorisant et pourquoi pas en Bretagne. C’est aujourd’hui encore un axe de progrès de l’Université que de réussir le passage du diplôme qualifiant à l’emploi qualifié.
L’Université n’y parviendra pas seule. Elle a besoin de partenaires (les entreprises, les organismes de recherche, les autres universités) et de soutiens (les collectivités, les anciens étudiants, la population dans son ensemble. C’est une spirale positive faite d’exigence et de reconnaissance. Exigence de l’Université envers elle-même pour le niveau de ses laboratoires, la qualité de ses formations et le travail de ses étudiants. Mais aussi reconnaissance du territoire qui en est le berceau. L’université devrait avoir dans notre cœur la même place que le Stade Rennais. On devrait être fier de porter son maillot. Et puisqu’il manque à Rennes un « projet phare » pour son futur quartier « EuroRennes » autour de la gare, pourquoi ne pas y associer l’Université ?















19 septembre 2011 à 8:23
UN MODESTE AVIS SUR UN POINT A L’ORDRE DU JOUR DU CONSEIL MUNICIPAL DU LUNDI 12 SEPTEMBRE 2011.
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Le dernier conseil municipal de la Ville de Rennes a mentionné une réussite exemplaire réalisée à RENNES dans le domaine des GRANDES ECOLES ( ENSAE, ENS CACHAN, CHIMIE, SUPELEC, INSA, ECAM, ECE…) et, au-delà de celles agrées par la Conférence des Grandes Ecoles : Sciences POlitiques Rennes 1, IGR… etc…
RESUMONS, il s’agit, cette fois-ci, de faire « cocorico » en Conseil municipal en citant l’Antenne de l ‘E.N.S CACHAN parvenue (enfin) à être AUTONOME vis à vis de E.N.S CACHAN. (près de …PARIS, vous connaissez?)
Compte tenu de la qualité de l’enseignement reconnu par la Conférence des Grandes Ecoles, ce n’est que justice… Le corps professoral et les élèves ne peuvent que s’en féliciter. Vive l’autonomie mais après comment on fait ?
Que la Ville de RENNES – au cours du récent Conseil Municipal s’ennorgueillisse d’y avoir lourdement contribué (traduisez : financièrement) nous ne pouvons qu’en être étonnés.
Car, c’est bien RENNES METROPOLE, le Conseil GENERAL et le Conseil REGIONAL qui ont accompagné, pour l’essentiel, la croissance de l’E.N.S. BRUZ (désormais ex-Cachan) installée sur le campus de BRUZ à l »époque où M. Pierre MEHAIGNERIE était Président du Conseil GENERAL 35 et M.Bruno CHAVANAT, Directeur Général des services
La pérennité de cette Grande Ecole comme celle de ses semblables universitaires ou non- soyons francs- passe par la Recherche et les financements publics et privés. Les besoins sont tellement importants que l’entité VILLE DE RENNES devra suivre plus généreusement le développement de notre bébé ENS BRUZ.
L’INTELLIGENCE de VIVRE A RENNES (vous connaissez !) passe par une plus grande modestie et une communication plus a-justée.
Reste aussi à prôner une INTELLIGENCE Rennaise plus affûtée en matière d’innovation et de stratégie. Moins de suivisme béat devant les « eurekas » des laboratoires universitaires, para-publics;
Au lieu d »attirer les draps à soi », bon nombre d’élus et de citoyens présents auraient aimé connaître le Projet Ville de RENNES visant à accompagner l’autonomie des Grandes Ecoles et les UNIVERSITES 1 et 2 : aucune communication.(programme 2014 ?)
Le Conseil Régional de BRETAGNE a le courage de poser la question PRIMORDIALE : doit-on réfléchir à la création d’une structure « UNIVERSITES et GRANDES ECOLES de L’OUEST » incluant les régions PAYS de LOIRE et la BRETAGNE.
Les entreprises publiques et privées (mécènes ou sponsors) qui participeront à l’expansion de nos universités -dites ‘autonomes’- ne connaissent plus les départements administratifs du code napoléonien. L’Ouest – Bretagne et Pays de Loire – est déjà petit !
Hélas, à l’heure des SENATORIALES, nous en sommes encore là….
- »Le SENAT DEFENSEUR DE NOS INSTITUTIONS TERRITORIALES »
- La défense de l’Université française passe une politique plus volontaire et afirmée de nos élus régionaux (Conseil Régional+ Conseil départemental) et nos SENATEURS;; tous -de droite et de gauche -savent qu’il est primordial de rechercher dans nos institutions territorialisées (Institutions- Equipements routiers, portuaires et aériens- Recherche en Ecoles et Universités, :
- des économies d’échelle et de budgets « doublons »
- des économies de consultations obligées mais inutiles des instances « bidons »
- la réduction des ESSAIMS d’ELUS LOCAUX braves, butineurs et un peu bénévoles, quand même
A la faveur de la CRISE DURABLE que nous allons vivre, il est à prévoir que, de plus en plus, exaspérés des critiques citoyennes, les Elus de base -que j’admire au même titre que les responsables associatifs- ne demanderont qu’à être plus efficaces, participatifs et démocrates !
Assurément, un fait divers en Conseil municipal nous a mené à réfléchir à plus de modestie, de démocratie et de justice dans la vie politique courante.
Ce n’est qu’un point de vue très négligeable face aux 99% des citoyens Rennais (60% non votants) qui ne savent pas que s »est déroulé un Conseil Municipal ce lundi 12 septembre 2011 et, ce, malgré le talent les médias locaux papier, numériques ou télévisuels.
20 septembre 2011 à 10:34
M. CHAVANAT et RENNES CAPITALE !
Je rejoins tout à fait le point de vue de BRIT dans la mesure où Ecoles et Universités sont financées par l’ETAT.
Les collectivités territoriales donnent des « sucettes d’encouragement » mais ce n’est pas cela qui change le monde et leurs âpres conditions de travail particulièrement dans les laboratoires de recherche.
Le secteur de l’industrie et des services doit s’impliquer de manière plus récurrente dans les projets de nos chercheurs. Les banques et assurances pourraient aussi être intéressées par ces types de recherche : CELAR, ENSAE, Sciences Politiques Rennes 1.
C’est bien de la part de l’opposition rennaise de mettre les pendules à l’heure : Rennes n’a soutenu que du bout des lèvres les belles réalisations du campus de BRUZ parce qu’elle considérait le projet trop droitier ou trop centré.
J’habite RENNES METROPOLE et nous sommes fier de notre campus bâti sous la présidence de Pierre MEHAIGNERIE.
La diversité n’a jamais nuit – bien au contraire- aux compétences dans le domaine universitaire. Regardez à LILLE chez Martine AUBRY la « Catho » (EDHEC, ISEN, HEI, ISA, Faculté de médecine… forme autant d’étudiants que les Ecoles et université publiques. Mieux, elle collaborent sur des plateformes de ressources pédagogiques et de recherche.