communiqueAprès de longs mois de travaux, la réouverture du Liberté met en lumière une évidence : les Rennais attendent avec impatience une salle de spectacle de qualité.

La rénovation du Liberté répond elle à cette attente ?

Au regard des 24 millions d’euros investis, qui représentent 70 % du coût d’un Zénith neuf de 8500 places comme celui de Nantes, il est bien légitime de le souhaiter. Qualité architecturale, qualité acoustique, facilité d’adaptation pour une diversité d’usage, les mois qui viennent permettront à chacun de mieux apprécier par lui-même le fonctionnement du Liberté rénové.

Mais au-delà de la salle de spectacle, c’est à l’intégration de l’équipement dans son environnement et à ses conséquences qu’il va falloir porter attention.

Le quartier, et plus particulièrement l’esplanade Charles de Gaulle accueillent désormais de nombreux établissements culturels avec Les Champs Libres, Le Gaumont et maintenant le nouveau Liberté. Cette concentration a été souhaitée. Dont acte. Mais elle pose aussi des problèmes nouveaux. Quid de l’accessibilité, y compris pour les cars et les voitures plus nombreuses? Quid de la gestion de certaines fins de soirée?

Par ailleurs, le moment n’est il pas venu de renoncer au parti pris du tout minéral qui a déjà prévalu place de Bretagne et place Hoche? Ne peut-on pas imaginer cette nouvelle place plus arborée, moins uniforme et plus conviviale ?

Ces questions restent posées. L’enthousiasme compréhensible pour l’inauguration d’un équipement nouveau ne doit pas les occulter.