« SORTIR » : la nécessité de renforcer la médiation et de créer une offre culturelle « tout public »

Jérôme Normandière

Intervention de Jérôme NORMANDIERE

Conseil Municipal du 8 février 2010

Monsieur le Maire,

Une évaluation qui sert à nourrir une évolution, quoi de plus naturel…

Dont acte.

Ce d’autant que l’évolution va plutôt dans le bon sens. Y compris même dans le nouvel intitulé retenu: « Sortir » plutôt que « Passeport Loisirs », même si dans les faits -j’aurai l’occasion d’y revenir- le peu de place échu à la médiation culturelle risque de confiner le dispositif à certaines pratiques et d’exclure, si ce n’est certaines activités culturelles -qui seront formellement accessibles- du moins certains publics que l’aspect « codé » de la culture peut encore quelquefois inhiber.

En attendant, le « Sortir » nous semble de bon augure : en effet, sortir…de ses horizons en les élargissant. Sortir du quotidien. Sortir des habitudes. Sortir, rencontrer, s’ouvrir, etc.

Ainsi, avec le nouveau dispositif:

- On lutte contre les effets de seuil.

- L’attribution des aides colle au plus près de l’évolution de la situation financière des personnes auxquelles elle se destine.

L’ancien système était semble-t-il à l’usage un peu compliqué à mettre en œuvre, là les acteurs semblent plutôt soutenir les choix qui ont été retenus.

Deux bémols, deux inquiétudes, deux nuances, deux réserves… de taille cependant. D’ailleurs elles sont liées.

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Création d’un nouveau centre d’hébergement d’urgence rue Papu

Jérôme NormandièreIntervention de Jérôme NORMANDIERE

Conseil Municipal du 8 février 2010

Monsieur le Maire,

Ce Centre d’hébergement d’urgence répond à une nécessité que je me garderai bien de remettre en question sur le fond.

Je dis ça pour éviter toute caricature du message que je souhaiterais faire passer. Mais nombreux sont les exemples d’actions que chacun trouve formidable et dont le déploiement, compte tenu de l’impact qu’elles ont sur un environnement considéré peut soulever des inquiétudes, voire poser problème.

Il n’est pas question ici d’opposer l’intérêt général aux intérêts particuliers, mais d’interroger plutôt sereinement les voies et moyens qui ont été suivies et respectées afin que ces deux dimensions là se répondent et ne se contredisent pas.

Je veux parler des riverains, de la maison de retraite à côté de ce futur local, de ses habitants, de ses personnels, et plus largement de ceux qui arpentent quotidiennement le parc St Cyr qui est une sorte de « parenthèse enchantée » dans la ville.

On a tous -disons le simplement- dans nos vies, des repères, des habitudes et cette opération risque de remettre en cause certaines d’entre elles, non pas pour nous, dans cette enceinte, mais pour les habitants qui vivent dans le voisinage immédiat du centre d’hébergement.  En se substituant aux locaux jadis occupés par l’Opar, l’opération va bouleverser, d’un certain point de vue, certaines habitudes. On peut certes ironiser, sur la subjectivité de ces habitudes, comme on le fit un temps (de façon un peu condescendante…) du sentiment d’insécurité, n’empêche qu’il rentre aussi dans les missions des élus de prendre ces préoccupations là voire ces inquiétude, en considération.

Deux questions donc :

Il semble que le projet ait été bouclé assez rapidement. Les populations ont-elles été informées et par là même invitées à s’exprimer sur le sujet ?

Deuxième question : quelles dispositions, ont été prévues pour justement garantir que ce centre s’inscrira harmonieusement dans la durée, dans l’environnement qui s’apprête à l’accueillir ?

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Diffusion du « Baiser de la lune » : des questions préalables doivent être posées

photo-aditoIntervention de Bruno CHAVANAT

Conseil Municipal du 8 février 2010

 

Monsieur le Maire,

 

Lors de notre séance du mois de septembre dernier, nous avons accordé un soutien financier aux promoteurs du film « Le baiser de la Lune ».

L’intitulé de la délibération était aussi sommaire que consensuel. Il s’agissait d’approuver un certain nombre de subventions destinées à des « classes à projet artistique et culturel », au nombre desquelles, la réalisation d’un « court film d’animation » concernant l’école Champion de Cicé.

Compte tenu de cet intitulé, nous l’avons votée en confiance.

La controverse qui s’est développée autour du projet de film « Le Baiser de la Lune » apporte toutefois un éclairage sur le contenu du projet que la présentation qui nous en a été faite, ici même comme en commission, n’a pas apporté.

Il y a là un point de méthode que nous voudrions souligner. Lorsqu’une question est susceptible de faire débat – et personne ne pouvait ignorer que le sujet traité par le film était de ceux qui font débat-, il y a tout intérêt à ne pas occulter ce débat. Il y a tout intérêt, au contraire, à ce que le conseil municipal puisse être le lieu où les différents points de vue s’expriment, notamment pour éclairer le public sur le pourquoi de telle ou telle action, et en l’occurrence de la subvention –fut-elle modeste- accordée au film «Le Baiser de la Lune ».

Venons-en au fond.

Il s’agit, chacun le sait désormais -et je cite l’intention telle qu’elle est formulée par l’auteur Sébastien Watel- d’« apporter une meilleure représentation des relations amoureuses entre personnes du même sexe »

Plusieurs collectivités bretonnes et même le Centre national de la cinématographie ont apporté un soutien à la réalisation du projet.

Mais, pour autant, le soutien à la réalisation et à la diffusion du film dans des classes de CM 1–CM2 (donc pour des enfants âgés de 8 à 10 ans) a suscité des questions légitimes, auxquelles, au moment où nous parlons, il n’a pas été donné de réponse.

Il est temps aujourd’hui, alors que –rappelons-le film n’est pas diffusé et que le site qui lui est consacré ne présente qu’une esquisse de ce qu’il doit être- d’éclairer les Rennais sur les raisons et surtout les limites du soutien que vous voulez apporter à cette initiative.

Chacun comprend l’intérêt et même la nécessité de combattre les discriminations de toutes natures qui concernent les personnes à raison de leur race, de leur origine, ou, en l’espèce, de leur orientation sexuelle. Et chacun comprend que l’éducation à la tolérance fait partie de ce combat.

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En période électorale, la communication institutionnelle de la Ville de Rennes doit respecter la déontologie politique !

Bertrand PlouvierIntervention de Bertrand PLOUVIER

Conseil Municipal du 8 février 2010

 

 

 

Monsieur le Maire,

Nous avons été informés de la tenue prochaine d’une « Caravane des quartiers » dans le quartier de Maurepas.

Les trois premières opérations de cette nature, qui se sont déroulées dans le courant de l’année 2009, n’ont pas permis aux Rennais, et en particulier aux publics des quartiers visés de comprendre l’objectif recherché par ces opérations de communication que votre première adjointe qualifiait d’ »évènementielle ».

Force est ainsi de constater qu’elles n’ont pas été l’occasion d’une concertation avec les habitants sur la conduite des projets municipaux dans les quartiers concernés.

Par ailleurs ces opérations ponctuelles n’ont pas eu de suites utiles pour les quartiers visités.

Votre première adjointe avait elle-même reconnu en conseil municipal les limites de ce type de communication. Vous aviez annoncé un bilan.

Ce bilan était d’autant plus nécessaire, qu’eu égard, au faible nombre des participants, un nombre important de Rennais s’interroge sur l’intérêt d’y consacrer 50 000 euros à chaque fois. Or, de bilan, il n’y en a pas eu.

Et pourtant, vous prévoyez prochainement à Maurepas une « Caravane des quartiers » dont l’intérêt public est plus qu’incertain. Cette initiative est en effet doublement préoccupante.

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Débat d’Orientation Budgétaires 2010

photo-aditoIntervention de Bruno CHAVANAT

Conseil Municipal du 18 janvier 2010

 

Le débat d’orientation budgétaire s’inscrit dans le cadre d’une campagne politique dont les Rennais ne doivent pas être dupes. 

Pour tous ceux qui ont assisté aux cérémonies de vœux dans les quartiers au cours des derniers jours, une chose est apparue clairement. Le parti socialiste est en campagne. Et il ne mène pas une campagne locale, centrée sur les préoccupations des Rennais, il décline une campagne départementale, qui est elle-même la déclinaison d’une campagne nationale.

A chaque fois le même discours, parfois à la virgule près, la même avalanche de chiffres sur le déficit de l’Etat, les dépenses des collectivités, les dotations, les compensations attendues, la réforme des collectivités et de la taxe professionnelle. A chaque fois, la même rhétorique hostile, la même violence contre l’Etat.

Je l’ai entendue dans la bouche de M. Préault, dans la bouche de M. Rogemont, dans celle de M. Gabillard… et je n’ai pas assisté, loin de là, à toutes les cérémonies de vœux au cours desquelles le rituel a été répété…. Les vœux aux Rennais ont été le prétexte pour relayer une campagne nationale, dont M. Tourenne a été le principal relais local et auquel vous avez apporté, à l’occasion de ces vœux, votre concours logistique.

Est-ce que c’est ça que les Rennais attendent de leurs élus ? J’en doute. En tout cas, j’en ai entendu beaucoup, de droite comme de gauche, qui se sont demandés ce que tous ces discours venaient faire là. Et plus encore qui ont été choqués par cette instrumentalisation des cérémonies des vœux.

Je crois qu’ils ont raison. Cette campagne est choquante et je crois qu’elle est en plus inefficace pour une raison que vous invoquez souvent, M. le maire, qui est que ce qui est excessif est insignifiant.

Pourtant, c’est à cette même campagne que participe le discours qui nous est tenu à l’occasion des orientations budgétaires, ici à Rennes, comme ce fût le cas à Rennes Métropole au mois de décembre et au mois de novembre dernier.

On pourra prétendre que les orientations budgétaires sont bien le moment pour parler des réformes nationales qui affectent les collectivités locales et leur financement. C’est en partie vrai. Et il est important de répondre sur le fond aux arguments à l’emporte pièce qui nous sont assénés. Mais il ne faut que les Rennais ne soient pas dupes de la manœuvre politicienne.

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Conseil Municipal du 7 décembre 2009

A la salle du conseil 8 décembre 2009

08_1115_cm_rennesCe fut un Conseil Municipal chargé qui s’est tenu hier soir. Les élus du groupe Union pour Rennes Capitale sont intervenus à 7 reprises. Bruno CHAVANAT est revenu sur les transports dans l’agglomération rennaise à l’occasion de l’avis sur le schéma départemental des transports où Rennes occupe une place centrale. Il est également intervenu sur le devenir de la prison Jacques Cartier qui devra trouver une nouvelle destination après le déménagement de la prison à Vezin-le-Coquet. Il a également été question de l’offre en crèche qui d’année en année diminue.

Bertrand Plouvier a interpelé le Maire au sujet de la fermeture brutale de la Maison de quartier de Maurepas. Françoise L’HOTELLIER s’est exprimée sur la valorisation du commerce en centre ville en appelant la Municipalité à faire un effort sur l’accessibilité et l’animation à l’image de l’opération « Confluences ». Enfin, Doris MADINGOU est intervenue sur la proposition de vœu de la Majorité relatif à la suppression du défenseur des enfants. 

1°) Fermeture de la Maison de quartier de Maurepas

Bertrand PLOUVIER a dénoncé lors du Conseil la fermeture brutale de la Maison de quartier de Maurepas. Cette décision vient contredire les engagements du programme de Daniel DELAVEAU sur le dynamisme associatif et le lien social dans les quartiers.

Intervention de Bertrand PLOUVIER

2°) Accessibilité et valorisation du commerce en centre ville

Françoise L’HOTELLIER a tenu à rappeler que le groupe Union pour Rennes Capitale est clairement pour le désengorgement de la voiture en centre ville et que cela est parfaitement compatible avec le développement commercial.  Des solutions existent et sont proposées dans la Charte d’urbanisme commerciale du Pays de Rennes. Malheureusement, la volonté politique semble faire défaut.

Intervention de Françoise L’HOTELLIER

3°) Encourager l’animation commerciale en centre ville

Françoise L’HOTELLIER souhaite favoriser le rayonnement commercial du centre ville. Elle a salué l’opération « Confluences » et a souhaité savoir si un bilan avait pu être dressé depuis la première édition et si l’opération sera pérenne.

Intervention de Françoise L’HOTELLIER

4°) Suppression du défenseur des enfants : une polémique instrumentalisée

Doris MADINGOU a regretté l’instrumentalisation par la Majorité relatif à la suppression du défenseur des enfants. L’élue a rappelé que la révision constitutionnelle venait opérer une réforme de la protection des droits par la création d’un défenseur des droits uniques au lieu d’une multitude d’institution. L’objectif du gouvernement étant en réalité de rendre cette nouvelle institution plus accessible et d’en faire un réel contre-pouvoir.

Intervention de Doris MADINGOU


Fermeture de la Maison de quartier de Maurepas

Bertrand PlouvierIntervention de Bertrand PLOUVIER

Conseil Municipal du 7 décembre 2009

 

Monsieur le Maire,

Mes chers Collègues,

 

« La diversité des associations rennaises est un atout. La ville doit encourager les associations dans leurs projets et leur donner les moyens de les réaliser » (Programme municipal de Daniel DELAVEAU).

Henri QUEILLE disait :  » Les promesses n’engagent que ceux qu’ils écoutent. » 

De nombreux Rennais doivent aujourd’hui s’en mordre les doigts.

Votre programme a deux niveaux de lecture : la théorie et la pratique.

La théorie en mars 2008 c’est :

  • « Poursuivre la politique de mise à disposition des locaux pour les pôles associatifs de quartier. »
  • « Continuer à accompagner la construction de locaux à vocation associative et socioculturelle en développant notamment les petits équipements de proximité qui favorisent les liens entre les associations et soutiennent les initiatives des habitants. »

En pratique, cela se traduit aujourd’hui par de graves atteintes à la démocratie locale et au lien social dans les quartiers avec des conséquences dramatiques. 

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Accessibilité et valorisation du commerce en centre ville

Françoise L'Hôtellier

Intervention de Françoise L’HOTELLIER

Conseil Municipal du 7 décembre 2009

 

Monsieur le Maire,

Chers collègues,

 

L’attractivité du pôle Rennais repose sur la complémentarité du centre ville avec les pôles majeurs du pays de Rennes que constituent les divers centres commerciaux.

La municipalité a le devoir de veiller au respect et à la durabilité de cet équilibre fragile. 

Le centre ville est aujourd’hui le 1er pôle du pays de Rennes avec ses 1600 commerces et ses 430 millions d’euros de chiffre d’affaire. C’est aussi « l’image de la ville » sa carte de visite.

Mais on constate que les pôles périphériques et le maillage voulu et nécessaire des pôles de proximité concurrencent de plus en de plus le centre avec une offre de plus en plus importante et diversifiée. 

Cette concurrence est saine mais doit se faire dans le respect du principe de complémentarité.

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