Sport à Rennes : quid du projet sportif féminin

Intervention de Marie LOUIS

Conseil Municipal du 4 juillet 2011

 

La construction d’un nouvel équipement sportif est, par nature, une bonne nouvelle d’autant plus que le niveau d’équipements reste globalement insatisfaisant. Notre ville se caractérise par un déficit d’équipements de haut niveau, pouvant accueillir des grandes manifestations sportives. Nous attendons, bien sûr, le stade d’athlétisme et plus encore, un palais des sports de grande capacité digne de la dixième ville française. Ainsi Rennes affirmera son rôle de capitale régionale.

Mais revenons au complexe sportif de Beauregard, nous allons dans le bon sens parce que la diversité des équipements dans un quartier, qui plus est, récent, est de nature à améliorer la qualité de vie de ses habitants mais également le rayonnement de Beauregard.

S’agissant du transfert de l’Avenir de Rennes, c’est sans doute la seule attention de l’année… Je rappelle les départs pour faute de soutien de la municipalité, entre autres, de Frédérique Prudhomme, l’entraîneur et de celui de Joël Danielou, le président de l’Avenir de Rennes. Le basket rennais a perdu ses grandes figures. Une mauvaise nouvelle n’arrivant jamais seule, Arnaud Cambronne et Julien Théon ont aussi quitté le club…

Quid des conséquences sur la pratique féminine de basket de haut niveau à Rennes…. Je rappelle que l’Avenir de Rennes a permis à plusieurs jeunes femmes d’atteindre les équipes de France de moins de 20 ans. À cet égard, nous regrettons le sous-dimensionnement du complexe de Beauregard incapable de recevoir plus de 500 personnes. Pour mémoire, la salle de la rue Papu accueillait déjà, les grands soirs , près de 400 personnes !

Le manque d’ambition et de soutien à l’endroit d’un projet sportif féminin interroge ? Il interroge d’autant plus que nous savons combien les subventions sont, sans commune mesure entre les équipes masculines et féminines… C’étaient pourtant bien l’équipe première du rugby féminin qui disputait la finale de championnat de France en D1. Le manque d’équité est criant ! À quand une égalité de traitement entre les équipes féminines et masculines ?


Nouvelle carte de l’intercommunalité : un accord sur un désaccord

Intervention de Bruno CHAVANAT

Conseil Municipal du 4 juillet 2011

 

La carte de l’intercommunalité soumise au débat suscite au moins un point d’accord. Mais c’est un point d’accord contre ce qui nous est présenté. Il y a accord sur un désaccord.

Désaccord sur une carte incohérente à l’échelle du département.

Désaccord sur une carte sans cohérence du point de vue de Rennes Métropole.

Nous sommes pour notre part en désaccord sur la proposition qui nous est faite. Nous voterons donc contre. Mais ce vote contre ce n’est pas un point d’aboutissement. Au contraire.

Si le débat de ce soir s’arrête à l’expression de notre désaccord collectif vis-à-vis d’une proposition contradictoire, bancale,  inaboutie, il n’aura pas servi à grand-chose. Car nous avons collectivement le devoir d’avancer.

De ce point de vue, la seule question qui compte vraiment c’est de savoir si nous sommes capables de proposer une vision cohérente de Rennes Métropole.

Si nous avons une vision claire de notre projet, alors le périmètre s’en déduira naturellement.

Si nous savons exprimer l’identité de Rennes et de Rennes Métropole, affirmer son projet urbain, dire quelle relation nous souhaitons établir entre le pouvoir local et les citoyens, rendre lisible la coopération que nous voulons établir avec les territoires voisins, alors, oui, les choses seront beaucoup plus simples.

-          Ceux qui se reconnaissent dans l’identité, dans le projet, dans la manière de gouverner viendront naturellement.

-          Ceux qui ne se reconnaissent pas dans l’identité, dans le projet, dans le type de relations entre les citoyens et le pouvoir, dans la manière de gouverner ne viendront pas.

Et on peut parier que le Préfet n’aura plus besoin de passer des nuits blanches, tout affairé qu’il est avec ses grands ciseaux à redécouper sans fin la carte du département, écartelé entre les pressions des uns et les attentes des autres.

Et si le Préfet arrive à cette proposition légèrement difforme, cette cote mal taillée, c’est qu’il est pris entre deux feux.

-          d’un côté, il voudrait bien vous faire plaisir ;

-          mais d’un autre côté il est obligé de constater que votre vision expansionniste de l’agglomération n’attire pas, suscite le rejet et finalement ne marche pas. Les communautés de communes voisines n’en veulent pas.

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Maurepas : la situation au Gros Chêne nécessite la mise en place de la vidéo-protection

Intervention de Bertrand PLOUVIER

Conseil Municipal du 9 mai 2011

 

Une fois de plus le nom de Maurepas rime avec dégâts. Ce week-end, c’est une voiture roulant à vive allure qui s’est retournée sur l’avenue Rochester. Ce drame est une énième illustration de la nécessité d’agir pour les habitants de ce quartier.

Que ce quartier est agréable, lorsque nous parlons du musée éphémère Balleroy, du festival Marmaille, de la rue des livres, de la fête de la soupe, de la traditionnelle course de vélo du mois de mai, de la course à pied du mois de novembre où certains parmi vous s’illustrent par de bons chronos et de tant d’autres animations portés par les habitants du quartier.

Maurepas est sûrement l’un des quartiers rennais où l’implication des habitants est la plus forte dans la vie associative.

Mais malheureusement le nom de Maurepas est plus souvent associé à Incendie, Saisie de drogue, violence, cambriolage, dégradation et la liste des dommages est longue.

Régulièrement victimes d’incivilités, les habitants du quartier demandent légitimement à vivre en paix.

La sécurité est la première des libertés. Et en tant que premier magistrat de la ville vous en êtes le garant Monsieur le Maire.

Il est plus que temps d’agir et de prendre les mesures d’urgence qui s’imposent pour faire cesser les troubles et nuisances quotidiennes dont souffrent nos concitoyens.

Afin de garantir efficacement la sécurité des habitants du quartier, nous vous demandons de prendre les mesures suivantes :

Premièrement, la mise en place de la vidéo protection dans les points de rassemblements centraux du quartier et en priorité dans le parking du gros chêne, lieu de deal et de trafic en tout genre.

Vous l’avez fait à titre expérimental au centre commercial du Gast, les habitants ont retrouvé confiance et se réapproprient peu à peu le quartier et ceci seulement en quelques mois.

Dès que l’on expérimente la vidéo protection, nous obtenons des résultats édifiants. Nous sommes bien conscients que la vidéosurveillance ne règlera pas tous les problèmes, mais là où elle est déjà installée à Rennes (métro, bus, certains espaces privés…) elle a fait la preuve de son efficacité.

Le métro rennais équipé de moyens de vidéo surveillance importants est aujourd’hui le lieu le plus sûr de la ville. Récemment lors de l’agression d’un couple sur la dalle Kennedy ce sont  les caméras du métro qui ont permis l’arrestation des agresseurs.

La vidéo protection permet de :

- diminuer la gravité de l’incident en favorisant une réponse rapide des forces de police,

- favoriser la rapidité des enquêtes. La vidéosurveillance permet un relatif gain de temps pour identifier les responsables de dégradations ou d’incivilités.

La seconde mesure qui s’impose est l’éclairage des squares publics et jeux pour enfants. On constate que lorsque les lieux sont éclairés, cela dissuasif pour les dealers.

Enfin, la présence effective de personnels sur le terrain. Cette dernière mesure relève à la fois de la responsabilité de votre majorité et de celle de l’Etat. Il vous appartient Monsieur le Maire de veiller au bon déroulement de la coordination de l’action de la police municipale et de la police nationale conformément à la charte.

Pour l’intervention de l’Etat, le Ministre de l’Intérieur a lancé la semaine dernière « les patrouilleurs ». Cette initiative devrait faire plaisir à l’élu de quartier de Maurepas qui à chaque fois qu’on l’interroge sur ce que la majorité municipale peut faire pour lutter contre l’insécurité dans le quartier n’a de cesse de répondre que si la police de proximité n’avait pas disparu on n’aurait pas de problème dans les quartiers. Qu’il soit rassuré la police de proximité revient. Il lui appartiendra de trouver désormais une nouvelle réponse aux inquiétudes de nos concitoyens.

La nouvelle formule devrait être plus efficace que celle mis en place par vos amis. En effet le policier de proximité était affecté à un secteur, le patrouilleur va dans tous les secteurs en fonction de l’évolution de la délinquance et en plus d’être visible pour la population, il est dissuasif pour le délinquant.

Monsieur le Maire, j’espère que nous serons entendus et que vous répondrez rapidement et dans le bon sens aux attentes d’habitants qui n’aspirent qu’a vivre en paix.


TV Rennes 35 : une gouvernance nécessitant des garanties d’indépendance

Intervention de Marie LOUIS

Conseil Municipal du 6 décembre 2010

 

Monsieur le Maire,

Chèr(e)s Collègues,

 

Nous partageons les objectifs affichés dans ce nouveau contrat avec Rennes Cité Média. Néanmoins, le mode de fonctionnement de la SEM et son financement exigent que collectivement nous redoublions de vigilance. Pourquoi ?

Parce qu’en confiant la présidence du conseil d’administration à la présidente du groupe socialiste à la Mairie de Rennes, le risque de partialité existe incontestablement !

Par conséquent, l’évaluation objective et impartiale d’objectifs tels que « rendre compte de la vie publique locale selon une approche pluraliste » ou « favoriser l’expression des citoyens et les débats publics » mériteront une attention particulière.

Toutes proportions gardées, que n’auriez-vous dit si Jean-François Copé ou Christian JACOB avait été nommé à la tête de son Conseil d’Administration de France Télévison.

Alors bien sûr, nous ne remettons aucunement en cause la structure de la SEM et un soutien financier fort de la collectivité. Une chaîne de télévision locale comme TV Rennes 35 est une chance pour notre territoire. Simplement, la présence du politique dans sa gouvernance nécessite des garanties fortes d’indépendance.

Je vous remercie.


Campus d’excellence sportive de Bretagne : Rennes doit se donner les moyens d’en être le moteur

Intervention de Marie Louis

Conseil Municipal du 6 décembre 2010

 

Monsieur le Maire,

Chèr(e)s Collègues,

 

La Ville de Rennes souhaite adhérer au Groupement d’intérêt public « Campus d’Excellence Sportive de Bretagne.». Il s’agit d’un projet important et ambitieux dont nous devrions être le moteur. D’autant plus que Rennes sera le siège de ce nouveau pôle régional.

Nous ne pouvons que partager les objectifs affichés dans la délibération :

-          « permettre de répondre aux besoins et attentes des pôles d’excellence et des sportifs de haut niveau en matière de combinaison des projets sportifs, scolaire-universitaire et professionnel. »

-          « développer la cohérence des formations supérieures délivrées dans les métiers du sport, et de les adosser à des programmes de recherche menés dans les laboratoires de l’agglomération »

Cependant, dire que  » Le campus d’excellence sportive de Bretagne viendra conforter les atouts de Rennes et de l’agglomération dans le domaine du sport » est à nuancer.

La situation rennaise est en effet marquée par un manque criant d’équipements sportifs, du fait de la faiblesse de nos investissements. Rennes est encore loin de tenir son rang en Bretagne et dans l’Ouest.

Les années passent et les sujets laissés sans réponse demeurent : Que proposons-nous face à la saturation grandissante des équipements ? Que dire aux athlètes qui attendent ?

Dans cette délibération, il est question, on ne peut plus laconiquement, de la réalisation d’un complexe couvert d’athlétisme sous maîtrise d’ouvrage du Conseil Général. Peut-on y croire ?

Lorsque nous évoquions ce projet en mars dernier, l’idée avait été bottée en touche.

À ce sujet, quel positionnement avons-nous au regard du projet nantais de stade couvert dont l’ouverture est prévue en juin 2011 ou d’un projet similaire à St Brieuc ?

Ce Groupement a certainement une utilité importante et l’adhésion de la Ville de Rennes est essentielle à condition qu’elle ait les moyens d’en être la locomotive.

Nous serons donc vigilants sur les suites données à cette initiative.

Je vous remercie.


EURORENNES : une véritable ambition pour Rennes ne peut pas naître d’un projet étriqué

Intervention de Bruno CHAVANAT

Conseil Municipal du 8 novembre 2010

 

L’arrivée du TGV à 1 H30  de Paris est une opportunité majeure. Encore faut-il la saisir.

On ne fera pas un grand projet avec une vision étriquée, dans un périmètre étriqué et sans idée du contenu.

Le projet EuroRennes se veut ambitieux : il prend comme exemple EuraLille mais il ne se donne aucun des moyens que Lille s’est donnés pour réussir son projet.

Ca a été dit maintes et maintes fois l’arrivée du TGV est une opportunité mais rien ne vient tout seul par le seul effet du TGV.

Si l’on veut un résultat ambitieux il faut :

- avoir une vraie stratégie pour le contenu avec  un projet phare,

-  il faut raisonner sur un périmètre large,

- il faut un espace public attractif.

UN PROJET PHARE

Que cherche-t-on ? Quel est le projet ? Pour l’instant, la réponse n’a pas reçu de réponse satisfaisante.

Ce n’est pas parce qu’on espère 120 000 passagers à l’horizon 2020 pour le PEM que l’on réussira à faire un 2ème centre ville. La gare Saint-Lazare accueille bien plus de passagers  et reste un pur lieu de transit.

Ce n’est pas parce que l’on affiche  200 000 m² de SHON qu’on aura un centre d’affaire de premier plan. Qui viendra occuper ces locaux ? Au nom de quelle cohérence économique ?

Quand Lille a bâti Euralille toute la réflexion amont a été conçue autour du projet économique. Comment attirer l’activité, quelle dynamique économique et culturelle impulser. Le reste, le projet architectural et urbain est venu en second. Parce qu’il y avait un projet, parce que ce projet s’incarnait dans des équipements phare : le centre commercial, le Zénith Palais des congrès, alors on pouvait dessiner l’enveloppe qui correspondrait au projet.

Bordeaux Euratlantique part de la même dynamique. Au départ il y a un projet. Un pôle culturel, environnemental et universitaire de premier plan sur les rives du fleuve. Et c’est autour du projet que s’organise le schéma urbain de l’opération.

Et que dire de Bilbao ou d’autres, qui ont su coordonner un projet majeur avec un système de transport adapté et une vision anticipatrice de l’urbanisme.

Nous faisons l’inverse. Nous avons une enveloppe.  Mais aujourd’hui c’est une coquille vide. Une belle coquille certes joliment dessinée par le cabinet Ferrier Gazeau Paillard associé au paysagiste TER mais elle est vide de contenu.

A tel point que l’on se demande si on ne manque pas d’envie ou d’ambition pour notre ville.

Tel qu’il est parti, le projet consiste à faire financer la rénovation de la gare par la vente d’immeubles de bureau. Est-ce là le projet qui va créer un deuxième centre ville et redessiner Rennes au XXIème siècle ?

Pourtant les idées et les opportunités ne manquent pas.

-          Nous avions proposé d’y placer le  Palais des congrès. Au fond, vous n’avez pas voulu parce que ce projet vous faisait peur. Peur de ne pas le financer, peur qu’il soit trop grand, peur qu’il chamboule votre vision du petit périmètre que vous envisagez de rénover, peur que l’attractivité économique de la ville ne soit pas au rendez-vous ; Au fond vous aviez peur qu’un projet ambitieux ne corresponde pas à votre vision de l’avenir de Rennes.

-          Il y a une seconde idée qui mérite d’être creusée, qui est à la fois économique et culturelle, c’est de faire d’EuroRennes le symbole de l’entrée en Bretagne qui manque terriblement et que la capitale de la Bretagne n’incarne pas suffisamment. Croyez vous qu’en affichant comme seul projet le chiffre de 200 000 m² de SHON vous fassiez rêver à la Bretagne ? Qu’est-ce que c’est que l’identité culturelle de 200 000 m² de bureaux ? Alors qu’il y a à l’évidence une carence à combler, non seulement votre projet manque de contenu mais il n’a pas de caractère. Si on veut réussir ce projet, non seulement il faut qu’il symbolise l’ambition de la métropole mais il faut aussi qu’il symbolise l’ambition de la Bretagne en réunissant en un même lieu dimension économique et projet culturel et pourquoi pas la porte d’entrée du campus universitaire de Bretagne, ce qui correspondrait exactement à la vocation de Rennes en Bretagne, qui rassemble l’essentiel des capacités de recherche de la région.

UN ESPACE PUBLIC ATTRACTIF

Deuxième aspect de la réussite des projets qui sont habités par une ambition. Il faut un espace public au cœur du projet.

Une gare c’est bien. Mais ca reste un endroit de passage. Un centre ville, ce n’est pas qu’un lieu de passage, c’est un lieu ou l’on se rend pour lui-même. Et le meilleur symbole du lieu ou l’on se rend pour s’y retrouver c’est un espace public. Tous les centres villes conjuguent la densité des constructions et l’existence de grandes places ou de grandes avenues ou l’on se retrouve.

Ce qui est proposé là  c’est un centre ville qui aura la densité mais qui n’aura comme seule place que la place de la gare, comme seul jardin que le jardin qui entoure la gare. C’est-à-dire des lieux où on est pressé, pas des lieux où on se retrouve.

Regardons là encore ce que font Lille et Bordeaux.

- A Lille le parc Matisse 7 ha au cœur du projet.

- A Bordeaux, une ambition encore plus forte avec l’intégration des berges de la Garonne comme véritable espace urbain dont on connaît la réussite..

A Rennes, à l’exception de la gare elle-même le projet est organisé le long des voies. Il lui manque un espace central public, paysager qui devienne le parc central  ou la grand place du 2ème centre ville.

Simplement la logique qui y conduit vous n’avez pas osé l’envisager.
Elle consiste d’une part à couvrir les voies entre la gare actuelle et le pont de l’Alma (car c’est là qu’est l’espace au centre géographique du projet) et d’autre part à envisager un avenir intégré à la ville pour la prison des femmes car il y a là non seulement un espace public vaste mais un ensemble architectural remarquable, qui pourrait être l’un des points d’attraction majeur du 2ème centre ville

UN PERIMETRE LARGE

La nécessité de prévoir un projet phare et celle de créer espace public important renvoient à une troisième caractéristique nécessaire à la réussite d’Euro Rennes : un périmètre large.

Si l’on veut bâtir non seulement un centre ville mais un centre d’agglomération alors on ne peut pas se contenter d’un périmètre étriqué. Or ce périmètre est étriqué.

-          Il a certes été un peu étendu jusqu’à englober en apparence la prison des femmes mais il ne comporte aucun projet réel d’intégration de la prison.

-          Mais il ne comporte aucune extension dans le quartier Sud-Gare

-          Qu’est-ce que cela révèle ? Est-ce que cela veut dire que le quartier sud gare ne sera pas impacté ? On n’a jamais vu de cohabitation proche de grands immeubles et de pavillons avec jardins qui ne conduisent pas à terme plus ou moins bref à de la spéculation immobilière et au grignotage progressif du secteur pavillonnaire.

-          Cette évolution prévisible, faut-il l’ignorer ou l’anticiper ? Il faut naturellement l’anticiper, parce que l’ouverture au sud de la ville ne se fera que si EuroRennes, non seulement franchit les voies SNCF, mais rejoint le boulevard Clémenceau et l’Hôtel d’agglomération.

-          Enfin, si l’enjeu est réellement de créer un deuxième centre de la métropole au sud de la Vilaine, alors c’est l’ensemble des périmètres actuellement en recomposition qui doit être intégré à la démarche d’urbanisme opérationnel. Faute de quoi, nous aurons un patchwork davantage qu’une vision cohérente. Là encore, prenons l’exemple sur ce qui s’est fait à Lille et sur ce qui est en préparation à Bordeaux.

Monsieur le Maire, il est temps de redonner du souffle à ce projet, de l’ambition à son contenu, une dimension suffisante à son périmètre.

De ce choix, dépendra l’avenir du projet : une véritable ambition pour Rennes et la Bretagne ou alors une énième ZAC de notre ville.


Le nouveau Plan Lumière de notre ville devra réellement faire preuve d’ambition

Intervention de Benoît CARON

Conseil Municipal du 8 novembre 2010

 

Monsieur le maire,

Chers collègues,

 

Il s’agit ce soir d’approuver le schéma directeur d’aménagement lumière et plan lumière pour notre ville.

La mise en place de notre plan-lumière doit nous conduire à mettre en place un système global et cohérent d’éclairage, avec des investissements planifiés dans l’espace et dans le temps, et doit répondre au développement anarchique de l’éclairage.

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Quel avenir pour le MIR ?

Intervention de Françoise L’HOTELLIER

Conseil Municipal du 8 novembre 2010

 

Monsieur le Maire,

Chers collègues,

 

Monsieur PUIL lors de la commission relative à cette délibération nous a indiqué qu’une étude serait en préparation visant à réorienter le mir vers « les circuit courts ». Il serait intéressant pour cette assemblée d’avoir des précisions sur ce qu’on entend par « circuits court »?

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