Le rayonnement d’une Métropole dépend il principalement de sa taille ?

Intervention de Bruno CHAVANAT

Conseil d »agglomération de Rennes Métropole du 29 avril 2010

 

Le rayonnement d’une Métropole dépend il principalement de sa taille ?

Quel est le levier décisif pour être la « Métropole européenne du XXIème siècle » que nous aspirons à devenir ? Est-ce prioritairement d’intégrer dans notre périmètre le Val d’Ille, St Aubin d’Aubigné ou Guichen ? Est-ce une question de périmètre ? Où est-ce de renforcer notre attractivité économique, nos sièges sociaux, notre université ? Autrement dit, n’est-ce pas plutôt une question de compétence ?

Et pour être les mieux placés dans la « forte compétition internationale » que décrit notre projet communautaire, est il nécessaire que nous chargions la Métropole d’élaborer les PLU, c’est-à-dire l’urbanisme de proximité ou faut il que nous concentrions notre effort sur les services aux habitants  et les infrastructures que seule l’intercommunalité peut prendre en charge?

Voilà quelques questions qui nous sont posées à travers le débat de ce soir.

Dans ce débat, il y a une chance et un risque.

La chance serait de pouvoir tirer parti de la réforme des collectivités territoriales pour avancer plus vite et de manière plus cohérente et avec une gouvernance plus équilibrée pour réaliser notre projet communautaire.

Le risque, ce serait de perdre de vue nos priorités essentielles, le rayonnement de l’agglomération, les besoins concrets des habitants, leur souhait que les décisions qui les concernent soient prises au plus proche des citoyens. Le risque serait d’introduire un biais dans le débat. La course à la taille. La course au statut. Ce serait -parce qu’une réforme législative aux contours encore provisoires fixerait un seuil à 450 000 habitants- de n’avoir plus que ce chiffre en tête et d’oublier tout le reste.

Je voudrais le dire d’emblée. Il me semble que nous n’avons pas besoin de nous laisser détourner de notre chemin par cette obsession des 450 000 habitants.


La nécessité de garantir l’indépendance de TV Rennes 35

photo-aditoIntervention de Bruno CHAVANAT

Conseil d’agglomération de Rennes Métropole

Rapport d’activité de TV Rennes 35

 

« Il est de la responsabilité des élus de garantir l’indépendance de TV Rennes 35. On ne peut pas être d’être présidente d’un groupe politique et président de la principale chaîne d’information locale ».

La société d’économie mixte Rennes Cité média  a la responsabilité de la télévision locale TV Rennes 35. Ce n’a pas un objet social comme les autres. Ce d’autant plus que TV Rennes 35  est en premier lieu une chaîne d’information. Information générale, information sur les grands évènements culturels et sportifs, information politique.

C’est d’ailleurs dans ce domaine, l’information politique, que l’accent a été mis au cours de l’année 2008 pour couvrir notamment les élections cantonales et municipales.

Chacun peut comprendre, dans le contexte d’évolution sans précédent du paysage audiovisuel, que la collectivité contribue à favoriser l’émergence d’une chaîne locale de qualité.

-          C’est le choix que nous avons fait en participant au financement depuis de longues années de TV Rennes puis de TV Rennes 35 ;

-          C’est un choix que nous avons confirmé en accompagnant sa diffusion par la voie analogique hertzienne.

Ce soutien qu’apporte  Rennes Métropole  à la  diffusion plus importante de la chaîne, chacun peut le comprendre et nous l’avons soutenu.

Mais s’agissant d’une chaîne d’information, il y a des limites à l’intervention de la collectivité. Il y a des règles déontologiques et des règles démocratiques auxquelles nous devons être particulièrement vigilants.

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Le Débat d’Orientations budgétaires à Rennes Métropole

Hier, les élus de Rennes Métropole ont eu à se prononcer sur les orientations budgétaires de la Communauté d’agglomération pour l’année 2010.

Bruno CHAVANAT revient sur les principaux éléments du débat.

 


Vols et détériorations de Vélostars : Que faire ?

photo-aditoIntervention de Bruno CHAVANAT

Conseil de Rennes Métropole du 15 octobre 2009

 

300 vélostars volés ou détériorés, soit un tiers du parc, si l’on en croit les déclarations de Guy Jouhier à Ouest France.

600 vélos si on en croit les déclarations à Aujourd’hui en France de Guillaume Pépy, président de la SNCF, actionnaire principal de Kéolis, l’exploitant du réseau.

Enfin si l’on se réfère à la perception de l’usager, ce qui est certain, c’est que la disponibilité des vélostars aux stations a singulièrement diminué au cours des dernières semaines, sans que le nombre apparent des vélos circulant en ville ait augmenté à proportion. Au point que des stations sont systématiquement et durablement vides de vélos. Ce qui pose quand même un problème.

Quelle est la vérité sur le nombre des vélos volés ? On ne sait pas. Ce qui est sûr, c’est que nous atteignons des chiffres élevés, beaucoup trop élevés.

Durant la même période – les six premiers mois d’exploitation- le taux de vol ou dégradation à Lyon ou à Paris était compris entre 10% et 15%. C’était déjà important. Mais, nous avons hélas largement dépassé cette moyenne.

Pour tenter de corriger la situation, il faut s’interroger sur les causes du phénomène.

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Equipements sportifs en centre ville et Euro 2016

Benoît CaronIntervention de Benoît CARON

Conseil Municipal du 5 octobre 2009

 

Monsieur le Maire,

Cher(e)s Collègues,

 

Cette délibération qui va enfin permettre aux écoles et aux habitants du centre ville d’avoir un équipement sportif et – qui plus est – de qualité, digne de ce quartier, nous réjouit.

Nous ne boudons pas notre plaisir et tant pis si il a fallu attendre tant de temps pour que vous preniez la mesure du déficit important des équipements sportifs de ce quartier. Tant pis encore parce qu’il nous faudra attendre de longues années – au moins cinq ans- pour que les élèves des écoles puissent en bénéficier. Ce qui veut dire que depuis la disparition du gymnase du Liberté, toute une génération d’élève aura été sacrifiée. Mais tant pis toujours, puisque c’est pour la bonne cause, réjouissons-nous d’avoir à l’horizon 2015 un gymnase multisports, une salle d’arts martiaux et une salle polyvalente d’activités physiques au sein de la future cité internationale.

Nous notons que ce projet d’une surface totale de 1 733 m², hors espaces de circulation, sera constitué des espaces suivants :

- une partie gymnase,

- une partie salle de sports de combat,

- une partie salle d’activités physiques et sportives

- ainsi que des espaces communs

Son coût est aujourd’hui évalué à 5,5 millions euros.

Nous connaissons la rigueur de vos évaluations en la matière et nous en acceptons les aléas dans des fourchettes « raisonnables ».

Cela étant dit, il est utile de revenir sur un sujet qui fait couler beaucoup d’encre et de salive depuis quelques semaines et qui concerne aussi par le biais d’un grand évènement sportif, les équipements, ou plus exactement, un grand équipement phare de notre ville.

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BARO’METROPOLE : Indispensable mais insuffisant

08-1201-hotel-rmIntervention de Bruno CHAVANAT

 

Conseil de Rennes Métropole du 17 septembre 2008

Un travail indispensable et pour l’essentiel un travail de qualité.

  • L’élaboration d’un baromètre comportant des indicateurs de mesure du développement durable de Rennes Métropole est une bonne nouvelle. Le travail accompli dans ce sens, notamment par l’AUDIAR doit être salué.
  • Mesurer ses résultats est aussi nécessaire quand on est une collectivité publique que quand on est une entreprise ou un organisme d’intérêt général. C’est même indispensable si l’on veut rendre compte aux citoyens qui nous ont élus de l’efficacité des politiques menées.
  • Le travail qui est présenté est donc indispensable. Il est pour l’essentiel, de qualité. Mais, tel qu’il se présente il présente encore des insuffisances.

Une insuffisance méthodologique : ce n’est pas l’organisme qui conseille qui est le mieux placé pour contrôler les résultats.

  • On le sait dans le secteur privé. Le cabinet de conseil ne peut pas être en même temps celui qui certifie les comptes. Depuis les récents scandales, toutes les législations ont évolué dans un sens plus strict. C’est désormais interdit par la loi.
  • La même discipline devrait s’imposer à nous. Ce ne doit pas être à notre propre agence d’urbanisme, qui est le principal organe de conseil de notre collectivité d’établir le baromètre de réussite de nos politiques. Ce n’est d’ailleurs pas faire injure à son professionnalisme. Mais lui demander à la fois de nous conseiller pour nos politiques et ensuite de déterminer les indicateurs qui mesureront ces politiques c’est la faire à la fois juge et partie.
  • Il serait donc souhaitable que ce baromètre, qui mesure les résultats comparés d’un panel de 8 agglomérations, soit établi par un organisme indépendant. Pourquoi pas un organisme émanant des agences d’urbanisme des 8 agglomérations concernées qui sont classées les unes par rapport aux autres dans ce baromètre. Ce serait une garantie imparable d’objectivité dans le choix des indicateurs.

Des insuffisances quant aux indicateurs de mesures des résultats de nos politiques.

Je me limiterai à quelques exemples.

  • Il y a d’abord des indicateurs qui manquent alors que nous sommes en plein dans les politiques communautaires. C’est le cas du vélo. Dans ce qui nous est présenté, on mesure la part des déplacements en mode doux (32%) mais on n’individualise pas le vélo, dont on sait très bien que la part est particulièrement basse puisse qu’elle est passée de 11% en 1979 à 4% aujourd’hui. Si nous voulons mesurer l’impact de nos politiques, il ne faut pas se contenter de mesurer le nombre de km de pistes cyclables, il faut mesurer, par rapport aux autres métropoles, l’évolution de la part des déplacements en vélo.
  • Il y a ensuite des indicateurs qui manquent dans des domaines dont nous ne sommes pas directement responsables mais qui sont stratégiques pour le rayonnement de l’agglomération. C’est le cas par exemple du taux d’intégration dans l’emploi et de la qualification des emplois obtenus par les jeunes sortis de nos universités. Ce sont des chiffres qui sont de mieux en mieux suivis (notamment à Rennes 1 et Rennes 2) et qui sont évidemment essentiels. Cela correspond à notre objectif stratégique d’être au cœur de l’économie de la connaissance.

 

Des insuffisances quant aux enseignements tirés des indicateurs.

C’est la difficulté de ne pas recourir à un organisme indépendant pour établir le baromètre, c’est que non seulement, on retient plus facilement les indicateurs qui révèlent des résultats positifs mais parfois on a tendance à interpréter les résultats dans un sens favorable.

La encore quelques exemples.

  • Sur le plan du dynamisme économique, il est paradoxal de mettre en valeur notre bon positionnement pour les bases de TP (alors que nous savons que l’entreprise principalement concernée (Citroên est en difficulté) et de ne pas accorder d’importance à un indicateur qui n’est pas favorable le taux de créations pures d’entreprise qui nous classe en mauvaise position.
  • Sur le plan universitaire, il est quand même curieux que le seul commentaire qui accompagne le chiffre de 40% des étudiants qui quittent l’université après la première année consiste à dire que ce n’est pas forcément synonyme d’échec. Certes il vaut mieux voir le verre à moitié plein.

 

Si ce baromètre a une utilité ce n’est pas de nous glorifier de ce qui va bien, c’est de nous permettre de regarder en face les résultats qui doivent être améliorés.

Pour cette raison, si nous nous félicitons de l’existence du baromètre, nous pensons important qu’il soit lui-même encore amélioré.

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Projet d’implantation d’un hypermarché Auchan à Betton

08-1201-hotel-rmIntervention de Bruno CHAVANAT

Conseil d’agglomératon du 9 juillet 2009

 

 

La subvention à l’association de la route du meuble rentre pleinement dans les objectifs de la charte d’urbanisme commercial du pays de Rennes à laquelle Rennes Métropole a apporté son soutien.

Il s’agit – suivant les termes de la charte- de « renforcer la spécificité du pôle sur la thématique aménagement de la maison ». L’action qui nous est proposée vise, par une action de publicité ciblée et respectueuse des règles qui s’imposent en matière de respect de l’environnement,  à conforter et à développer l’attractivité commerciale de ce pôle à vocation spécifique.

Elle est donc cohérente avec la charte et avec nos principes. Nous la soutiendrons.

Mais Rennes Métropole doit avoir dans sa politique de planification de l’urbanisme commercial une attitude cohérente.

Or nous sommes cette semaine au cœur d’un débat très important pour l’agglomération, qui risque -si nous n’exprimons pas ce soir notre désapprobation- de nous mettre en contradiction non seulement avec la charte mais avec nos principes d’aménagement et de développement durables.

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Centre des congrès : un choix du site précipité

photo-aditoIntervention de Bruno CHAVANAT

Conseil de Rennes Métropole du 18 juin 2009

 

Monsieur le Président,

Chers collègues,

 

Depuis la création de  Rennes Métropole, il n’y a pas beaucoup d’exemples de délibérations dont l’intitulé sonne aussi faux que la délibération qui nous est soumise ce soir.

« Centre des congrès : choix du site » : voilà ce qui nous est annoncé.

Mes chers collègues, pour ceux qui en doutaient encore, de choix il n’y en aura pas. Ce soir, c’est plat unique. C’est « Couvent des jacobins » ou « Couvent des jacobins ». Voilà le choix qu’on vous propose.

Je le regrette et beaucoup de Rennais le regrettent.

Je le regrette d’autant plus que, contrairement à un certain nombre de collègues dont je respecte l’opinion sans toutefois la partager, je suis très favorable à la création d’un centre de congrès à Rennes, dont voilà plus de 20 ans que nous pensons la création nécessaire.

Voilà donc un projet où tout est à imaginer:

  • comment séduire des publics nouveaux?
  • comment attirer à Rennes des évènements nouveaux? – économiques, artistiques, scientifiques-
  • comment inventer autour du centre des congrès un urbanisme nouveau? – à la fois ouvert aux habitants les plus proches et accessible aux congressistes les plus éloignés-

Par sa nature même, au moment de sa conception – et de son incarnation dans le paysage urbain- un tel projet aurait mérité que l’on se pose des questions ouvertes, que l’on suscite des initiatives concurrentes, que l’on suscite les multiples propositions dont les acteurs concernés sont porteurs, que l’on fasse un appel à projet ?

Vous nous annonciez un débat qui devait occuper l’année 2008-2009.

Un débat aurait nécessité d’accepter d’étudier plusieurs concepts, plusieurs lieux dans la ville pour le centre des congrès, plusieurs usages possibles pour le couvent des Jacobins.

Or il n’y a pas eu de débat.

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