Centre ancien : les conséquences de la politique du « laisser-faire »

Benoît CaronIntervention de Benoît CARON

Conseil Municipal du 13 mars 2010

 

Monsieur le maire,

 

L’actualité de ces derniers jours nous impose de revenir sur les évènements concernant le patrimoine immobilier du centre ville.

Après les arrêtés de mise en péril de l’immeuble qui jouxtait le restaurant du four à ban, après avoir voté ici même les décisions de sauvegarde du patrimoine historique du centre nous assistons à une multiplication des décisions de mise en péril imminent de certains immeubles ayant pour conséquence l’évacuation des logements, la gêne en résultant pour les habitants qui se retrouvent en quelques heures à la rue comme l’expliquaient à la presse les habitants évacués de l’immeuble qui se trouve exactement derrière nous.

Si ce rythme de décisions et d’évacuations continue, cela va bientôt être la moitié du centre ville qu’il va falloir reloger. On s’aperçoit également que ces décisions sont prises dans l’urgence et la précipitation, avec, heureusement, une fois  la sérénité nécessaire revenue, une réappropriation des locaux par les habitants.

Ce constat de vétusté d’un grand nombre d’immeuble du centre ville n’est pas nouveau, nous le connaissons depuis longtemps, la presse nous rappelait que déjà en 1969 l’immeuble jouxtant le théâtre du coté opposé à celui faisant la une aujourd’hui avait du être entièrement rénové. Quelles décisions en ont découlées, quelles réalisations ont elles été entreprises depuis ? Rien ou pas grand chose. 40 années se sont écoulées et alors dans l’urgence et devant le péril qui se dessine, des décisions d’urgence et un peu de panique sont prises, en ouvrant le parapluie du désormais fameux  » principe de précaution ».

Durant ces nombreuses années, vous aviez plutôt pour ambition concernant le centre de notre ville d’en chasser le maximum de véhicules automobiles et d’en faire un centre d’habitation étudiante et de manifestations multiples et  festives, ayant pour résultat d’en chasser les familles et une partie de ses habitants « stables » plutôt que d’envisager un quartier certes avec ses spécificités particulières, mais un quartier  également habité par des Rennais qui aiment leur ville et qui souhaitent continuer à y vivre dans des conditions de qualité de vie appréciable, avec tous les équipements  auxquels ils ont légitimement droit, comme tous ceux des autres quartiers de notre ville.

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Réorienter la nuit des 4 Jeudis

Doris MadingouIntervention de Doris MADINGOU

Conseil Municpal du 13 mars 2010

 

Monsieur le Maire,

 

Je souhaitais revenir sur l’offre culturelle proposée aux étudiants et lycéens rennais en semaine, j’entends par là la manifestation de la nuit des « 4 jeudis ».

Malgré le succès des débuts, la fréquentation diminue et ce malgré le nuit de la création des arts à la rentrée 2009.

Dès lors, ne pourrait-on pas davantage élargir l’offre et pallier cette diminution ?

Plutôt que d’investir 50 000 € par caravane de quartier qui n’attire pas grand monde, vous pourriez enfin donner à Rennes le rayonnement culturelle qu’elle mérite. Cela passe notamment par une diversité dans l’offre culturelle à destination de ses habitants en particulier les jeunes.

Relançons par exemple l’offre de cafés-concerts en partenariat avec la fédération des petits lieux de spectacles. Les bars indépendants pratiquant toujours ce type évènement connaissent un succès indéniable.

En impliquant des bars répartis sur l’ensemble centre ville élargie de Rennes et non pas uniquement sur la rue Saint-Michel, nous participerions à la déconcentration des lieux de fêtes de la jeunesse rennaise et revitaliserions certains quartiers.

Vous aspirez à une ville forte et ambitieuse en matière de projets métropolitain et plus particulièrement s’agissant des campus d’excellence, mais il ne faudrait pas oublier les loisirs en direction des étudiants que nous accueillons et de ceux attendus avec le développement de ce projet.

Je vous remercie.

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Petite enfance : l’offre en baisse

Bertrand PlouvierIntervention de Bertrand PLOUVIER

Conseil Municipal du 13 mars 2010

 

Monsieur le Maire,

  

Nous sommes réunis aujourd’hui pour voter le budget et selon Winston CHURCHILL : « Il n’y a pas de meilleur placement pour un pays que de mettre du lait dans nos enfants ».

Les enfants sont la richesse et l’avenir d’un pays, d’une ville.

Bien que tout le monde en soit convaincu, nous ne pouvons que déplorer à la lecture de ce budget que vous n’ayez pas tenu compte de nos différentes interventions.

En effet, malgré les effets d’annonce et de communication, la Ville de Rennes fait figure de mauvais élève en termes d’offre de garde d’enfants.

Alors que les demandes d’inscription en crèches collectives et familiales ne cessent d’augmenter chaque année, les crédits alloués à celles-ci stagnent voire diminuent pour certaines d’entre elles.

Pourtant le problème est bien réel.

Regardez les chiffres et le problème en face.

Entre 2001 et 2009, la capacité d’accueil totale de la Ville est passée de 1164 à 1068 places, le nombre de places en crèches familiales de 341 à 184, le nombre d’assistantes maternelles de 181 à 84 et ce malgré une grosse campagne de recrutement.

L’offre est ainsi désespérément en baisse.

Vous vous dites offensifs. Nous vous trouvons bien au contraire défensifs. Votre politique en matière de petite enfance n’est que saupoudrage.

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Plus de lisibilité et d’équité dans le soutien au monde sportif

Marie LouisIntervention de Marie LOUIS

Conseil Municipal du 13 mars 2010

 

Monsieur le Maire,

 

Je voudrais aller à l’essentiel… Allez à l’essentiel, c’est à mon sens prioritairement évoquer les relations avec les associations sportives. Mon impression est que la question de l’équité et de la lisibilité demeure. La gestion des subventions ne peut supporter ni archaïsme, ni  contre productivité…  Les  meilleures conditions et critères d’attribution doivent accompagner un développement « juste» des associations. 

Je sais que ce que je dis ne vous fait pas plaisir mais je pense que nous pouvons faire mieux et mon rôle est de vous inciter à repenser les modalités d’attribution !

Loin de moi l’idée de vous accuser, de mettre en cause votre sincérité… Mais pourquoi ne pas revoir les procédures ? N’est-il pas temps de rénover le système ?

Je ne sais pas ce que vous en pensez mais la rigueur de la gestion des fonds globaux a fait ses preuves. Elle est appréciée, unanimement appréciée. Alors pourquoi ne serait-elle pas appliquée aux subventions accordées directement par la ville ? Nous pensons qu’un ratio « subvention/effectifs accueillis » serait source de davantage d’équité.

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L’accompagnement nécessaire des professionnels du tourisme rennais

Françoise L'HôtellierIntervention de Françoise L’HOTELLIER

Conseil Municipal du 13 mars 2010

 

Monsieur le Maire,

 

L’année touristique à Rennes a été très contrastée et plutôt morose.

Avec une stabilité s’agissant de la clientèle d’agrément française. Malheureusement cela n’a pas empêché l’hôtellerie de l’agglomération de perdre 70 000 nuitées.

La crise n’a pas touché que les Français. La clientèle étrangère a malheureusement manquée surtout de mai à fin août.

Le tourisme d’affaire, qu’il soit individuel, comme les commerciaux, ou de séminaires est très largement en baisse.

Ce sont les effets de la crise, mais au-delà il faut aussi constater que des évènements comme l’exposition du Roi Arthur avait boosté les résultats de l’hôtellerie à l’été 2008. Rien de tel cette année ! 

L’hôtellerie rennaise doit préparer l’après-crise. Certains l’ont déjà fait et ont beaucoup investi malgré la crise. D’autres doivent se rénover et se mettre aux normes pour répondre à une clientèle de plus en plus exigeante du fait de la concurrence.

Les professionnels du tourisme que sont les hôteliers et les restaurateurs ont plus que jamais besoin d’événements de niveau international comme l’a été l’exposition du Roi Arthur et comme pourrait l’être un grand festival des sciences ou de jazz pour les encourager dans ces temps difficiles.

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Une politique de communication de la Ville coûteuse

Benoît CaronIntervention de Benoît CARON

Conseil Municipal du 13 mars 2010

 

Monsieur le maire,

 

Votre budget communication, géré en grande partie par monsieur Préault, est pour le moins sujet à débats. Comme le rappelait ce matin Bruno CHAVANNAT il faut mettre en parallèle vos promesses ou vos engagements et vos décisions. Vous aviez envisagé de « réfléchir »  sur le coût et le nombre de vos publications informatives, nous vous avons questionnés plusieurs fois sur les avancées pour mettre en ligne les publications municipales afin de minimiser au moins l’impact sur l’environnement des quelques vingtaine de publications financées en tout ou partie par la ville et dont le but principal est de s’auto féliciter sur les réalisations de la ville ou de la métropole. Rien n’avance à ce sujet et les efforts de notre collègue de RME pour limiter l’usage du papier chez les élus pourrait trouver un nouvel  écho pour éviter les centaines de milliers de pages qui terminent parfois sans même avoir été lues ni regardées dans nos poubelles et pas toujours dans le but d’être recyclées.

Nous avons même assisté ces derniers jours à l’éclosion de  publications ressuscitées à la veille de nouvelles échéances électorales. Je veux parler des lettres info flash, à destination des quartiers, lettres pas si flash que ça finalement, puisque constituées de 4 pages couleurs, éditées et publiées à la gloire des réalisations effectuées par les élus de quartier qui sont curieusement élus ou potentiellement candidats, aux responsabilités  au sein d’autres collectivités. Bien sûr ces documents informatifs paraissent juste un peu plus d’un an avant de nouvelles élections afin de ne pas tomber sous le coup de la loi électorale concernant le contrôle des dépenses des candidats.

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« SORTIR » : la nécessité de renforcer la médiation et de créer une offre culturelle « tout public »

Jérôme Normandière

Intervention de Jérôme NORMANDIERE

Conseil Municipal du 8 février 2010

Monsieur le Maire,

Une évaluation qui sert à nourrir une évolution, quoi de plus naturel…

Dont acte.

Ce d’autant que l’évolution va plutôt dans le bon sens. Y compris même dans le nouvel intitulé retenu: « Sortir » plutôt que « Passeport Loisirs », même si dans les faits -j’aurai l’occasion d’y revenir- le peu de place échu à la médiation culturelle risque de confiner le dispositif à certaines pratiques et d’exclure, si ce n’est certaines activités culturelles -qui seront formellement accessibles- du moins certains publics que l’aspect « codé » de la culture peut encore quelquefois inhiber.

En attendant, le « Sortir » nous semble de bon augure : en effet, sortir…de ses horizons en les élargissant. Sortir du quotidien. Sortir des habitudes. Sortir, rencontrer, s’ouvrir, etc.

Ainsi, avec le nouveau dispositif:

- On lutte contre les effets de seuil.

- L’attribution des aides colle au plus près de l’évolution de la situation financière des personnes auxquelles elle se destine.

L’ancien système était semble-t-il à l’usage un peu compliqué à mettre en œuvre, là les acteurs semblent plutôt soutenir les choix qui ont été retenus.

Deux bémols, deux inquiétudes, deux nuances, deux réserves… de taille cependant. D’ailleurs elles sont liées.

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Création d’un nouveau centre d’hébergement d’urgence rue Papu

Jérôme NormandièreIntervention de Jérôme NORMANDIERE

Conseil Municipal du 8 février 2010

Monsieur le Maire,

Ce Centre d’hébergement d’urgence répond à une nécessité que je me garderai bien de remettre en question sur le fond.

Je dis ça pour éviter toute caricature du message que je souhaiterais faire passer. Mais nombreux sont les exemples d’actions que chacun trouve formidable et dont le déploiement, compte tenu de l’impact qu’elles ont sur un environnement considéré peut soulever des inquiétudes, voire poser problème.

Il n’est pas question ici d’opposer l’intérêt général aux intérêts particuliers, mais d’interroger plutôt sereinement les voies et moyens qui ont été suivies et respectées afin que ces deux dimensions là se répondent et ne se contredisent pas.

Je veux parler des riverains, de la maison de retraite à côté de ce futur local, de ses habitants, de ses personnels, et plus largement de ceux qui arpentent quotidiennement le parc St Cyr qui est une sorte de « parenthèse enchantée » dans la ville.

On a tous -disons le simplement- dans nos vies, des repères, des habitudes et cette opération risque de remettre en cause certaines d’entre elles, non pas pour nous, dans cette enceinte, mais pour les habitants qui vivent dans le voisinage immédiat du centre d’hébergement.  En se substituant aux locaux jadis occupés par l’Opar, l’opération va bouleverser, d’un certain point de vue, certaines habitudes. On peut certes ironiser, sur la subjectivité de ces habitudes, comme on le fit un temps (de façon un peu condescendante…) du sentiment d’insécurité, n’empêche qu’il rentre aussi dans les missions des élus de prendre ces préoccupations là voire ces inquiétude, en considération.

Deux questions donc :

Il semble que le projet ait été bouclé assez rapidement. Les populations ont-elles été informées et par là même invitées à s’exprimer sur le sujet ?

Deuxième question : quelles dispositions, ont été prévues pour justement garantir que ce centre s’inscrira harmonieusement dans la durée, dans l’environnement qui s’apprête à l’accueillir ?

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