Un événement dont on reparlera ici au cours de la semaine prochaine : c’est aujourd’hui qu’arrivent les 300 jeunes (de 32 pays) du Parlement européen des jeunes qui tient pendant 10 jours sa 59è Session internationale à Rennes. Le Parlement européen des Jeunes est issu d’une association née à Fontainebleau il y a une vingtaine d’année. Reprise et développée aujourd’hui dans toute l’Europe, elle a pour objet d’impliquer des jeunes 15 à 25 ans dans la construction européenne en les invitant à prendre part au débat public sur ces matières. Plus largement, elle contribue à sensibiliser les jeunes européens à l’importance de l’Union, et à les rapprocher de ses institutions. Au-delà, elle les forme à l’expression d’une citoyenneté active et aux enjeux des échanges culturels. Elle organise pour cela des « sessions parlementaires » à différents échelons (régional, national, international). Les textes (résolutions) qui en sont issus sont ensuite transmis aux autorités nationales et européennes. La session de Rennes les verra réfléchir et débattre sur le thème de la citoyenneté européenne et les façons de la faire vivre concrètement au quotidien.
La démarche et la méthode de cette initiative sont tout à fait remarquables.
Une « leçon de choses » qui nous rappelle que le projet européen, jamais achevé, se construit par le fait et l’expérience autant que par le droit.
Elle nous rappelle que la réalité vécue intimement par ces jeunes au cours de ces quelques jours (habitudes de travail, rapports humains, formation à la négociation) en fera et effet les meilleurs ambassadeurs de la cause européenne.
Que l’Europe, au-delà des politiques communes sectorielles, au-delà des procédures et des textes qui la fondent, est bien faite pour et par les peuples et non contre ou malgré eux.
Que si l’Europe communique mieux (de nombreuses brochures par exemple, en téléchargement ici ), que si les initiatives se multiplient, il reste encore beaucoup à faire pour informer, combattre les idées reçues, et conjurer l’impression d’éloignement. Le «déficit démocratique» imputé (à tort) à L’Europe est certainement autant le fait d’une certaine complexité quant à son fonctionnement qu’aux responsabilités qui incombent aux autorités nationales et locales dans la manière dont elles présentent et défendent les enjeux européens.
Une Mairie peut d’ailleurs très bien concevoir une Vision, une stratégie, un plan d’actions pour témoigner de son engagement européen. Concernant Rennes, nulle trace, sur le site internet, de la présence de l’Europe dans la Ville si ce n’est de vagues allusions dans la rubrique « International ». L’Europe qui fait à ce point partie de nos horizons et de notre quotidien relève-t-elle encore du reste de « l’International »?
Le choix de Rennes pour accueillir cette manifestation n’est pas anodin : il rappelle l’ancrage européen de la Bretagne en général et de la Ville en particulier. Ici sans doute plus qu’ailleurs, on sait ce que l’on doit à l’Europe. Il y a là un contexte qui mériterait certainement d’être stimulé davantage par des initiatives municipales appropriées.
















