« Viva Cités : la démocratie en trompe l’oeil »

Coup de gueule, Non classé 7 octobre 2012

Communiqué de presse de Bruno CHAVANAT

Conseiller Municipal de Rennes

Président du groupe URC

Après huit jours d’animation en tous genres, conférences, « pique nique métropolitain », expositions,  « café gourmand », ateliers divers (« Utopographie » mais aussi « les gestes qui sauvent », « relooking de meubles »…) sans compter le fameux « dancefloor » de l’hôtel de ville, les Rennais sont en droit de se demander : « Mais au fait, quel était le but ? »

La réponse est simple. Viva Cités a été conçu comme une opération de communication. L’évènement a été préparé par une direction du marketing : c’est le nom officiel de la direction de la communication de Rennes Métropole. La ville a cherché des partenaires commerciaux : c’est ainsi que Total et Suez ont collaboré à l’événement moyennant une participation de 170 000 euros en plus des 1,2 millions d’argent public. La municipalité a cherché à créer de l’affluence : jusqu’à inviter les fonctionnaires de la ville à prendre deux heures sur leur travail pour « aller y faire un tour ». Les organisateurs n’ont pas lésiné sur le budget publicité : plus de 90 000 euros d’encarts publicitaires et de publireportages. Tout comme un salon donc. Mais peut on faire un salon de la démocratie comme il y a un salon de l’habitat ou du jardinage ?

Car on nous avait promis un exercice de démocratie à l’échelle de Rennes Métropole. C’est à dire un moment pour faire la clarté sur les compétences de l’agglomération, pour entendre le débat et la contradiction, pour prendre en compte l’avis des citoyens. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on est loin du compte.

Clarté sur les compétences ? Dans l’amalgame d’innombrables évènements, animations ou stands  qui aura pu s’y retrouver sur les compétences de Rennes Métropole ? Ainsi, parmi les « thèmes phare » au menu : les personnes âgées, les prairies Saint-Martin ou le sport : aucun de ces domaines ne relève de Rennes Métropole.

Un lieu de débat  et de contradiction? Personne ne se plaindra de la qualité d’un certain nombre de conférences et d’intervenants. Mais où est passé l’exercice de démocratie locale annoncé ? Parle-t-on bien de démocratie, quand, sur plusieurs centaines d’heures de débat et de tables rondes, les élus de l’opposition n’ont pas eu la parole une seule minute et quand seul l’exécutif de Rennes Métropole vante ses propres réalisations ? Et la télévision publique locale TV Rennes est-elle bien dans son rôle en se faisant payer 35 000 euros pour qu’au final on atteigne le niveau zéro  du pluralisme politique?

L’avis des citoyens pris en compte ? Comment peut on sérieusement prétendre que les citoyens ont été consultés sur le projet communautaire à l’occasion de Viva Cités? Aucune méthode sérieuse de recueil des opinions, aucune garantie de représentativité. Au mieux, quelques élus sont ils venus prendre le pouls, en se baladant dans les allées du salon. Mais pour ce qui est des citoyens rennais et de l’ensemble des visiteurs de Viva Cités, ils ne s’y sont pas trompés : aux multiples petits déjeuners et « déjeuners avec les élus » qui étaient au programme, il n’y a eu personne.  Quoi d’étonnant à cela : les Rennais pour leur part savent bien qu’il n’y a pas grand chose à en attendre. Car au moment même où se déroule Viva Cités, sur le terrain,  la ville et Rennes Métropole bouleversent – et pour longtemps-  le plan de circulation et de stationnement : mais sur ce sujet, qui concerne la vie quotidienne des habitants, personne ne leur a demandé leur avis !

On ajoutera à ce bilan un champ de tournesol à 30 000 euros dont on n’a jamais vu les fleurs, pas mal d’opacité et de dérives sur la manière de passer les marchés. Ca fait cher payé pour un exercice de démocratie en trompe l’œil !


« Viva Cité : dopée par les agents de la ville ? »

Coup de gueule, Non classé 5 octobre 2012

Communiqué de presse de Bertrand PLOUVIER

Conseiller Municipal de Rennes

Bertrand Plouvier, conseiller Municipal de Rennes – groupe Union pour Rennes Capitale, s’étonne du succès annoncé à ce jour de l’opération de communication « Vive Cité » organisée cette semaine par la ville de Rennes. Les adjoints de la ville de Rennes sont eux-mêmes dubitatifs quant à la fréquentation de leur épisode IV « de beau moment de démocratie » : Guy Potin lui-même soulignait ce mercredi que les Rennais « n’ont pas saisi l’occasion » de visiter Viva Cité ! Mardi, « faute d’habitants qui étaient pourtant invités à débattre sur le Sport dans la métropole » au restaurant du Liberté, Sébastien Sémeril (adjoint en charge des Sports à Rennes et Rennes Métropole) a dressé son état des lieux du sport devant quelques visiteurs. Enfin, à en croire les médias locaux, les participants à la bonne tranche de vie – ou le pique-nique géant – de l’Esplanade Charles-de-Gaulles de dimanche « ne manquaient pas d’espace« .

Après tous ces témoignages, de sources diverses, Bertrand Plouvier a voulu constater de ses propres yeux le faible nombre de visiteurs en se rendant sur place mercredi après midi au Liberté, soit disant heure de grand affluence. Il a ainsi pu constater que ces témoignages étaient le reflet de la réalité : le hall d’accueil du Liberté ne comptait que quelques curieux de passage… Pas plus de monde à L’Etage devant les maquettes de la future ligne b du métro. Les témoignages des responsables de stands concordent : « nous avons peu de visiteurs depuis lundi… »

Enfin, ce matin, Bertrand Plouvier a été ébahi, à la lecture de ce courrier interne de la ville de Rennes, battant le rappel en autorisant certains agents municipaux à consacrer 2 heures de leur temps de travail pour venir visiter Viva Cité ! Tout laisse penser que la municipalité face à ce flop cherche à accroitre le nombre de visiteurs en invitant ses propres agents à venir visiter Viva Cité…

Bertrand Plouvier s’indigne face à ces méthodes : « En ces temps de conjoncture difficile, alors que le gouvernement appelle les collectivités locales à faire des économies, le coût (1,2 millions d’euros) de Viva Cité est indécent ! Cette opération est un flop : le faible nombre de visiteurs en est la preuve. Les Rennais ne seront pas écoutés. Face à ce flop indécent, la municipalité tente de panser les plaies en invitant ses propres agents, ce qui risque d’alourdir l’addition… »


Couvent des Jacobins : plusieurs siècles de notre patrimoine voués à la disparition

Coup de gueule 20 septembre 2012

Communiqué de presse de Bertrand PLOUVIER

Conseiller Municipal de Rennes

Les fouilles archéologiques en lieu et place du futur centre des congrès de Rennes Métropole, sur le site de l’ancien Couvent des Jacobins, ont révélé plusieurs siècles de l’histoire de Rennes. Un gobelet du Ier siècle, un ilot urbain du IIIe siècle, ou encore un récipient en grès du XVIIe siècle ont ainsi été découvert par les archéologues de l’INRAP. Enfin, le site a révélé plusieurs centaines de sépultures datant du XVIIe siècle. Les Rennais ont pu visiter ce chantier archéologique au cours des journées européennes du patrimoine de ce week-end. Ces portes ouvertes ont rencontré un véritable succès, sans doute le site le plus visité au cours de ces journées à Rennes. Ce succès témoigne du grand intérêt que portent les Rennais à l’histoire de leur ville de ses origines à nos jours. Le Couvent des Jacobins traverse toutes les époques de notre ville. Nombreux sont les visiteurs à s’interroger sur l’avenir du site du Couvent des Jacobins. Pouvons-nous ensevelir pour l’éternité plusieurs siècles de l’histoire de Rennes et des rennais : détruire des vestiges qui datent pour certains d’entre eux du Ier siècle ?

En aménageant le palais des congrès sur un site dont on connaissait la richesse en vestiges, la Mairie savait qu’elle aurait ce choix à faire  détruire la plupart de ces vestiges ou les mettre en valeur sur place d’un surcoût considérable. Manifestement elle savait, mais n’avait pas anticipé !


Dancefloor à l’hôtel de ville : le symbole des coups de pub, de la com et des faux semblants

Coup de gueule 19 septembre 2012

Communiqué de presse de Bruno CHAVANAT et des élus du groupe Union pour Rennes Capitale

Occuper l’hôtel de ville, même pour un soir, c’est forcément tout un symbole. Mais de quoi, au juste, le « dancefloor » qu’organise M. Delaveau sous les lambris de l’hôtel de ville le 29 septembre prochain sera-t-il le symbole ?

Certains trouveront peut-être sympathique de venir occuper le fauteuil du maire ou de s’éclater en musique jusqu’à 2 heures du matin dans un lieu insolite. Mais où est le symbole ? Est-il dans le titre « Merci de déranger » que la ville a choisi de donner à l’opération ? Il est à craindre que la formule ne fasse pas beaucoup rire les habitants du centre ville. Est-il dans l’image « jeune » que le maire cherche à se donner ? Ou encore dans l’ouverture en grand des portes du temple du pouvoir municipal ?

Soyons honnêtes. Il y a dans cette opération beaucoup de cynisme de la part de la municipalité et un énorme risque de lendemains qui déchantent.

Quand l’opération « soirée dansante à la mairie » voisine avec l’opération « concertation zéro » sur le plan de circulation et le stationnement, on se dit que la soirée du 29 septembre est plutôt le symbole des coups de pub, de la com et des faux semblants.

En donnant des fêtes dans son bureau, comme au crépuscule de l’ancien régime, le maire aura du mal à faire oublier que la mairie est d’abord un endroit pour consulter, pour décider et pour résoudre les problèmes. M. le maire, servez-vous d’abord de votre bureau pour travailler au quotidien des Rennais et pour les écouter. Bougez-vous plutôt pour l’emploi des jeunes et pour redonner un avenir à PSA. Et alors oui, nous viendrons danser avec vous !


Viva Cité : il est temps de dire stop à tant de dérives !

Coup de gueule 13 septembre 2012

Communiqué de presse de Bruno CHAVANAT

L’opération de communication Viva Cité orchestrée par Rennes Métropole apparait de plus en plus clairement pour ce qu’elle est : une opération préélectorale du parti socialiste financée à grand frais par le contribuable. Ce n’est plus seulement l’opposition qui le dit. Michel Gautier vice président PS de Rennes Métropole  l’avoue lui-même : il s’agit de «construire le projet 2014 ».

Il n’est certes pas nouveau de voir la municipalité rennaise ou les dirigeants de Rennes Métropole préempter sans scrupule l’argent public pour des opérations de communication dont le but politique ne trompe personne. Rappelons-nous les 85 000 euros consacrés à Noël dernier au spectacle de la mairie dont le but n’était autre que de casser l’image du président de la République… quatre mois avant les élections.

Ce qui est nouveau, en revanche, c’est l’accumulation des dérapages, du gâchis, de l’opacité et des dérives sur une même opération. Dérapage des coûts d’une opération de com’, dont la facture atteint déjà 1,2 millions d’euros ! Gâchis spectaculaire du champ de tournesol prévu boulevard de la liberté (coût 30 000 euros) et dont on ne verra pas une fleur ! Opacité persistante sur des dépenses dont on s’échine à demander le détail des appels d’offres, sans que Rennes métropole ne veuille les fournir… Et pour couronner le tout, on apprend qu’un des marchés de communication échoit à la société ou travaille la propre fille du directeur général de la communication de Rennes Métropole. Le conflit d’intérêt saute aux yeux… mais tous se taisent.

Nous avons choisi d’en parler, car tant de dérives portent atteinte à la démocratie, dont l’opération Viva Cité voulait être un exemple et dont elle sera, au mieux, un alibi.


OCCUPATION DE LA COULÉE VERTE : QUE FAIT LA MAIRIE ?

Coup de gueule 2 juillet 2012

COMMUNIQUÉ DE BRUNO CHAVANAT AU NOM DU GROUPE « UNION POUR RENNES CAPITALE »

OCCUPATION DE LA COULÉE VERTE : QUE FAIT LA MAIRIE?

L’occupation de la coulée verte au niveau de la rue de La motte Brulon se reproduit pour la troisième année consécutive. Pour l’essentiel, le scénario est le même que les années précédentes : installation de plusieurs dizaines de caravanes et véhicules sur le domaine public, branchements sauvages sur les réseaux publics d’eau et d’électricité.

A noter toutefois que les occupants sont cette année plus nombreux et l’occupation plus précoce.

Ces différences s’expliquent sans doute par l’inertie dont la mairie fait à nouveau preuve dans cette affaire. Alors que les occupants se sont installés en plein jour dans une zone fréquentée -notamment plusieurs fois par jour par les enfants qui y jouent ou vont à l’école-, qu’ils occupent le domaine public depuis cinq jours dans des conditions évidemment anormales sur le plan sanitaire et abusive pour l’occupation du domaine public, aucune action n’a été entreprise.

La mairie pouvait réagir immédiatement -y compris si nécessaire en envisageant des conditions de stationnement adaptées.  Elle ne l’a pas fait. Au minimum avait elle le devoir de tenir au courant les riverains de la prise en main du problème. Elle ne l’a pas fait non plus. Cette désinvolture est incompréhensible. Il est temps d’agir.

Pour mémoire : qqs infos complementaires La coulée verte est occupée à côté de la rue de la motte Brulon depuis mercredi dernier 14 h Plusieurs habitants des square Paris de bollardiere rue René louis gallouedec et square de la Mettrie se sont plaint à nous pour dénoncer l’inertie de la mairie dans cette affaire et plus encore le fait de n’être tenus au courant de rien. La mairie ne peut pourtant pas dire qu’il s’agit d’une première. En 2010 et 2011 le même phénomène à été constate (dans la deuxième partie du mois de juillet) avec la encore des délais de réaction particulièrement longs. Cette situation pénalise les riverains mais est difficilement acceptable du point de vue des gens du voyage (conditions sanitaires) alors que l’offre de terrains existe.


Relancer Ker Lann : la double erreur de diagnostic d’Emmanuel COUET

Coup de gueule 29 juin 2012

Relancer Ker Lann : c’est en quelque sorte le programme proposé à l’assemblée de Rennes Métropole jeudi 21 juin, à l’occasion d’une délibération classant « d’intérêt communautaire » l’aménagement de la zone située entre la ville de Bruz et le campus de Ker Lann.

Relancer Ker Lann : pourquoi pas? Mais avec quelle intention? Et en partant de quel constat?

C’est en cherchant la réponse à ces questions que l’on découvre derrière une bonne intention, une lecture très politicienne de l’histoire et, finalement, une double erreur de diagnostic.

Le constat présenté par Emmanuel Couet, vice président en charge de l’aménagement à Rennes Métropole est le suivant. Malgré « d’indéniables atouts » (qualité du site, identité du campus, accessibilité..), Ker Lann souffrirait d’un certain isolement, d’un manque de services, d’un format dépassé de « campus à l’américaine » et surtout d’une difficulté à commercialiser un bon tiers de sa surface.

Certes, est on tenté de dire. Mais la faute à qui?

La réalité est que cela fait huit ans que l’élan créateur de Ker Lann a été stoppé (Précisément depuis 2004, date à laquelle le Conseil Général passé à gauche a en charge la gestion d’un campus dont il a violemment combattu la création et le développement). Par conséquent, c’est moins dans les vices initiaux supposés du Campus qu’il faut chercher la source des difficultés que dans l’incapacité des gestionnaires actuels du site .(Le département à partir de 2004 et Rennes Métropole qui a intégré Ker Lann dans Rennes Atalante à partir de 2008) à en comprendre et à faire vivre les intuitions fondatrices.

D’où, une double erreur de diagnostic.

Première erreur : croire que la réserve foncière de Ker Lann est largement excessive par rapport aux besoins. C’est vrai si l’on se place du côté de ceux qui ne croient pas à la dynamique de développement de Ker Lann. Ker Lann n’a jamais été conçue comme une zone d’activité qu’il suffirait de présenter à des investisseurs en mal de terrain pour la commercialiser. L’attractivité de Ker Lann tient à la rencontre d’un esprit pionnier (qui était celui de Pierre Méhaignerie et de son équipe qui se sont battus de toute leur énergie pour faire venir les écoles les plus prestigieuses, des entreprises de pointe et le concept innovant de « faculté des métiers ») et d’entreprises et universités séduites par cet esprit pionnier. Si l’énergie des promoteurs de Ker Lann fléchit, évidemment rien ne se fera tout seul. C’est malheureusement le scénario qui se produit depuis 2004. Rappelons qu’en 2004, le premier acte de gestion du Conseil général a été de tuer le projet phare de Ker Lann : la création du grand stade d’athlétisme qui devait y être implanté, permettant au passage de compléter l’offre de formation supérieure par l’implantation des formations sportives de Rennes 2.

Deuxième erreur de diagnostic : penser que Ker Lann est un concept dépassé sur le plan du développement durable. Cette erreur d’analyse a elle-même une double cause.

1/ Ker Lann serait un campus extensif inutilement consommateur d’espace. Mais pourtant rien, si ce n’est l’inertie des gestionnaires, ne fait obstacle à la densification de Ker Lann! La seule réserve en la matière est de préserver l’aménagement paysager – notamment autour de l’eau- qui fait à la fois l’originalité et la qualité du lieu.

2/ La vocation de Ker Lann serait uniquement de conforter l’offre métropolitaine. C’est la tentation « renno-centrée » si caractéristique des socialistes rennais. Mais le campus de Ker Lann a été pensé dans un but exactement inverse. Créer un site d’enseignement et d’emplois de haut niveau était, au contraire, un geste visonnaire du point de vue de l’équilibre du territoire et de ce que l’on appelait pas encore le développement durable (on était en 1990). La vérité c’est que Ker Lann a vocation à rayonner à 360 °. En direction de Rennes, une synergie est créée avec les compétences métropolitaines. En direction du sud ouest du département, elle permet à tout le pays de Vilaine et de Redon de trouver à mi-chemin un gisement d’emploi accessible facilement, notamment par le train, le tout sans avoir à accroître les flux de voitures et les embouteillages aux abords de Rennes.

En commettant, à la base ces deux erreurs de diagnostic, Emmanuel Couet, qui insiste, à la manière des historiens officiels de l’Union soviétique, sur « les erreurs du passé », prive en réalité la relance de Ker Lann de ses moteurs essentiels. 1/ l’esprit de conquête qui a conduit à des implantations de superbes institutions à un endroit où personne ne les aurait a priori imaginées; 2/ l’esprit d’ouverture qui permet d’envisager le développement durable non pas d’une métropole jalouse de ses compétences et de ses frontières mais d’un territoire solidaire du reste du département et même au-delà.


Pourquoi Rennes ne dispose-t-elle pas d’une salle de spectacle grande capacité ?

Coup de gueule 17 février 2012

Bertrand Plouvier et les élus du groupe d’opposition de la ville de Rennes Union pour Rennes Capitale souhaitent réagir à l’article paru dans Ouest-France le mercredi 15 février titré « la Bretagne manque de salles de concerts« .

Lors du lancement du projet de rénovation du Liberté, il y a quelques années, les élus du groupe Union pour Rennes Capitale avaient déjà part de leurs inquiétudes quant à la carence de la capitale bretonne en matière de salle de concert « grande capacité ». Le succès des nombreux festivals bretons atteste la volonté des bretonnes et des bretons de se distraire. Hélas, la Bretagne ne peut pas se contenter du Liberté malgré sa version rénovée. Cet équipement présente une capacité d’accueil insuffisante (5.300 places en assis-debout ou 3.400 en assis) : les grandes tournées artistiques d’aujourd’hui exigent des capacités d’accueil bien supérieures.

L’absence de grande salle adaptée à de tels spectacles se fait bel et bien ressentir en Bretagne. Bertrand Plouvier et les élus du groupe Union pour Rennes Capitale regrettent de ne pas avoir été entendus en son temps. Les responsables politiques rennais et bretons au pouvoir ont fait preuve d’un manque de volonté indiscutable d’équiper la Bretagne d’une salle de spectacle de type « Zenith« . Rappelons, que nos voisins Bas-normands ont été dotés d’un Zénith à Caen dès 1993, les Ligériens en 2006 à Nantes. Pourquoi devons-nous, à Rennes, nous contenter d’un hall de parc-expo « aménagé » en salle de concert vieillissant et inadapté pour accueillir le public des grandes tournées européennes ?