Rénovation de l’Eglise Toussaints : Assez de baratins, nous voulons des actes concrets

Coup de gueule 9 décembre 2011

Communiqué de presse de Benoît Caron

Les années passent et le lancement des travaux de rénovation de l’église Toussaints n’est toujours pas à l’ordre du jour. Pourtant l’état de dégradation de ce bâtiment construit entre 1624 et 1651 s’aggrave.

L’heure n’est certainement plus au lancement d’une énième étude comme nous l’avons voté lundi soir lors du conseil municipal, mais bel et bien au lancement de travaux de rénovation. Ces travaux, qui ont été promis aux Rennais au fil des différentes campagnes électorales. En 2008, Daniel Delaveau avait promis,durant les élections municipales, que les travaux de rénovation de l’église Toussaints seront achevés au cours de ce mandat, soit avant 2014. Didier Le Bougeant, conseiller municipal en charge du quartier centre, et conseiller général du canton Rennes Centre, n’avait pas hésité à en faire son argument majeur de campagne, durant les cantonales de 2011. Aujourd’hui, le Maire de Rennes est élu, tout comme son adjoint Didier Le Bougeant, et rien ne progresse. Pire, nous reculons : la municipalité nous indique « qu’il nous est possible de garantir de pouvoir intervenir en 2013« .

Nous sommes toujours à ce que je considère « la case départ » où la municipalité se contente de commander études, demandes de subventions, et de communiquer sur ces commandes, alors que déjà deux rapports ont été remis aux services patrimoniaux de la ville : le rapport Perrot en 1995 et le rapport Chouinard en 2005. Les conclusions de ces deux rapports sont unanimes : « une intervention sur la globalité de l’édifice est nécessaire […] La clé de voûte de l’édifice ne remplit plus son rôle et son affaissement sensible fragilise la stabilité de l’ouvrage ». Un délai d’urgence avait même été mis en œuvre pour l’appel d’offre ouvert lancé en 1996.

La ville de Rennes dispose de tous les éléments, rapports, préconisation de l’architecte des Monuments de France… Il ne s’agit pas d’accuser l’Etat dans ce dossier. La ville de Rennes étant propriétaire de cet édifice inscrit aux Monuments Historiques, elle doit donc prendre en charge la responsabilité de la maîtrise d’ouvrage. L’Etat n’a depuis 2004 qu’un rôle régulateur.

Le temps passe, l’état de dégradation de l’église Toussaints s’aggrave chaque hiver, alourdissant en conséquent le coût des travaux à réaliser (2 millions d’€ en 1996, 3,5 millions en 2011).


« Contrefaçon ! »

Coup de gueule 12 octobre 2011

Vous l’avez peut-être remarqué, à l’occasion du changement de format du magazine municipal, la municipalité a décidé de mettre le grappin sur l’expression… de l’opposition ! La prolifération des campagnes promotionnelles ne lui suffit donc pas. Dessins à l’appui, elle sélectionne et sort de leur contexte les extraits de nos interventions qui ont l’heure de lui plaire… et diminue notre espace d’expression. Nous avons choisi de rénover ce peu d’espace pour rétablir notre part de vérité. En espérant que vous préférerez l’original à la contrefaçon !


Jardins familiaux et Prairies Saint-Martin : jardiniers et riverains paient le prix d’une gestion chaotique du projet par la municipalité

Coup de gueule, Sur le vif 10 juin 2011

La fermeture annoncée des jardins familiaux illustre une fois de plus la gestion chaotique par la municipalité de la transformation des Prairies Saint-Martin. Ce projet est à l’ordre du jour depuis 1994. En 2005, une décision du conseil municipal fixait les grandes lignes d’aménagement et promettait d’associer les habitants, les jardiniers, les riverains. Force est de constater que ces bonnes intentions ont fait long feu.

La municipalité semble ne poursuivre qu’un seul but : acquérir la maîtrise foncière du site au détriment de quelques propriétaires. Mais pour en faire quoi ? Depuis 6 ans, la réponse à cette question n’a pas progressé d’un iota.

Pendant tout ce temps, la gestion des prairies, dont la ville a progressivement acquis 80% de la surface, est ballottée entre décisions contradictoires, gabegie et manque de concertation. 

-          Quelle cohérence à engager des dizaines de milliers d’euros pour la rénovation des jardins familiaux, alors qu’une étude semble démontrer la pollution du site ?

-          Face à cette pollution dont les conséquences seraient apparemment si lourdes qu’elles conduisent à fermer les jardins, comment admettre que l’on ne cherche pas davantage à identifier les responsabilités, notamment celles des industriels qui ont pourtant l’obligation légale de dépolluer ?

-          Comment expliquer aux jardiniers qu’ils doivent cesser leur activité à cause des risques de crue alors qu’à quelques dizaines de mètres de là, la ville urbanise la ZAC Armorique, elle-même en partie en zone inondable ?

-          Enfin, est-il normal, dans ce contexte, de prolonger pour cinq ans la déclaration d’utilité publique du projet, comme vient de le faire le conseil municipal, sans le soumettre à nouveau à enquête publique, c’est-à-dire sans recueillir l’avis des habitants, des jardiniers et des riverains ?

Car au total, ce sont pourtant eux, qui vont devoir subir les conséquences de décisions auxquelles ils n’auront pas été associés.

 

Bruno CHAVANAT

Président du groupe Union pour Rennes Capitale


La Ville de Rennes est-elle « du côté des mamans » ?

Coup de gueule, Sur le vif 25 mai 2011

Depuis le 14 avril 2011, les parents des élèves scolarisés dans la plupart des écoles maternelles et primaires de Rennes doivent jongler entre leurs horaires de travail et ceux des repas de midi de leurs enfants.

Depuis cette date en effet, la grève des agents assurant le transport des repas relaie celle des personnels qui accueillent les enfants sur les temps périscolaires, sans qu’on sache vraiment qui veut quoi et ce qui sera décidé pour le lendemain : un jour il y a cantine, MAIS pas d’accueil au CALM ; le lendemain, il n’y a pas de cantine, MAIS CALM…on y perd son latin et son flegme. Beaucoup de mamans sont très logiquement stressées par cette situation.

J’écris volontairement « beaucoup de mamans », car ce sont encore (et on le constate à 11 h 30, quand il faut venir coûte que coûte récupérer ses enfants…) à 90 % les mamans qui se plient à la dictature du ventre creux, organisée par la Ville de Rennes, de mèche avec les syndicats…

Peut-on croire que depuis un mois la Ville de RENNES n’ait pas été en mesure de mettre en place un service de substitution pour le portage des repas, quand elle est capable de payer des vacataires pour venir, à 8 h 30 , aux portes des écoles, distribuer un tract de M. CHARDONNET sensé nous expliquer les raisons de cette grève perlée?

Qui paye au prix fort de leur investissement social et salarial, cet odieux bras de fer, si ce ne sont encore et toujours les mères ?

Je n’oublie pas au passage de souligner que ce chantage s’exerce aussi sur les ASEM, dont les  fonctions sont exercées en grande majorité par un peuple docile de femmes précarisées et sous-salariées…

 

Nathalie QUENTREC


Zéro pointé !

Coup de gueule, Sur le vif 19 avril 2011

Egalité Hommes Femmes : quid du sport féminin de haut niveau ?

« Coup de gueule » de la coach de l’équipe féminine de basket de l’Avenir de Rennes (classée en Ligue 2 féminine) face aux inégalités criantes du soutien de la mairie entre équipes masculines et féminines dans le sport de haut niveau : « Quand j’entends M. Sémeril, l’adjoint aux sports, expliquer qu’il ne faut pas mélanger les choux et les carottes, ça fait mal ! ». C’était le 8 avril. Le Mois des femmes vient de se terminer à Rennes.


« Place Publique » : 400 000 euros d’argent public versés sans aucun contrôle !

Coup de gueule, Sur le vif 15 mars 2011

A l’heure où la bonne gestion de l’argent public n’est pas seulement une question de nécessité mais aussi une question de morale, où chaque euro prélevé sur le contribuable doit être un euro utile à la collectivité, où le B. A. BA de la gestion publique est le contrôle du bon usage des subventions versées, Rennes Métropole offre un contre-exemple singulier, pour ne pas dire choquant.

De quoi s’agit-il ? Entre l’été 2009 et décembre 2010, la communauté d’agglomération a attribué  trois subventions -respectivement de 75 000, 150 000 et 150 000 euros- à une association dénommée « Place des débats », présidée par l’ancien directeur de la communication de la ville de Rennes. L’objet de cette subvention ? Editer la revue « Place publique », dont l’objectif est de réunir des contributions sur le « fait urbain » et qui est vendue en kiosque moyennant un prix au numéro de 10 euros. Pour faire bonne mesure, la région Bretagne verse à  « Place des débats » 30 000 euros supplémentaires. Au total donc, plus de 400 000 euros d’argent public en moins de deux ans, auxquels il faut ajouter la mise à disposition  gratuite de locaux aux Champs Libres.

Les visées de Daniel Delaveau, qui a porté sur les fonts baptismaux cette coûteuse revue, sont assez transparentes. Il  s’agit une nouvelle fois de créer un support à travers lequel célébrer « l’exemple rennais ». Avec l’apparence d’une revue universitaire de qualité dans laquelle se nichent de larges tribunes ouvertes au maire, à ses amis élus et à ses services, l’opération est habile.

Sauf que le subterfuge semble ne pas fonctionner. A tel point que les chiffres de diffusion de la revue, qui devraient être le premier indice qu’elle répond à un besoin, sont soigneusement tenus secrets.  Quand nous avons demandé les chiffres de diffusion (notamment la diffusion réellement payée), on nous a répondu très officiellement qu’ils relevaient de l’association et n’étaient pas communicables! Ainsi donc, les contribuables métropolitains n’ont ils pas le droit de savoir à quoi servent exactement les 400 000 euros qu’ils versent. Plus grave, Rennes Métropole semble l’ignorer elle-même. Et pire encore, le président de l’association, interrogé par le Mensuel de Rennes répond «qu’il n’a pas les chiffres en tête »…

On serait prêt à rire de cette mauvaise farce, si elle ne témoignait pas d’une scandaleuse légèreté dans l’emploi de l’argent public et si le contribuable ne risquait pas -in fine- d’en être le dindon.


Etats d’ivresse en centre-ville : il faut revoir la prévention et faire appliquer les arrêtés municipaux

Coup de gueule, Sur le vif 4 mars 2011

Suite à l’article du 1er mars 2011 dans Ouest France, Benoît CARON, Conseiller Municipal URC, tient à réagir :

« Je ne peux que partager la lassitude et la colère des policiers et pompiers devant une situation qui n’a cessé de se développer. L’ivresse des fins de semaine est depuis trop longtemps devenue une triste tradition pour notre ville. De nombreuses conséquences dommageables en découlent sur la santé publique, sur la sécurité avec les débordements liés à l’alcool, sur l’hygiène et salubrité avec les débris de verre et autres désagréments que l’on retrouve sur les trottoirs le matin. »

« La Ville de Rennes se défend de mener une politique de prévention volontariste. Celle-ci se résume essentiellement à l’initiative des Nozambules trop peu nombreux pour être réellement visibles et efficaces et à l’opération Dazibao dans le cadre de la Nuit des 4 Jeudis au 4 Bis, c’est-à-dire à l’opposé des lieux de concentration de la fête. »

« L’idée de travaux d’intérêt général serait effectivement une idée intéressante et une manière de revoir la prévention. »

« Enfin, la Municipalité devrait déjà commencer par faire appliquer les arrêtés qu’elle a pris sur l’interdiction de la consommation d’alcool sur la voie publique et l’utilisation de bouteilles de verre afin que ceux-ci ne se résument pas à de pures opérations de communication sans effet. »

 

Benoît CARON

Conseiller Municipal de Rennes


Revue « Place Publique » : pourquoi tant d’opacité ?

Coup de gueule, Sur le vif 17 février 2011

Rennes Métropole refuse obstinément de communiquer les chiffres de diffusion de la revue. En moins de trois ans, « Place publique » a pourtant reçu près de 400 000 euros d’argent public !

16 décembre dernier : le conseil de Rennes Métropole alloue une généreuse subvention de 150 000 euros à l’association « Place des débats » qui édite la revue « Place publique ». C’est la troisième fois en moins de trois ans que cette association présidée par l’ancien directeur de la communication de la ville de Rennes bénéficie des largesses de Rennes Métropole. Au total 375 000 euros, auxquels s’ajoutent une subvention de la Région Bretagne et la mise à disposition gratuite de locaux aux Champs Libres.

Pour connaître l’usage qui est fait de tout cet argent (dont au passage le reste de la presse, qui connaît de graves difficultés économiques aimerait bien bénéficier), nous avons demandé à connaître les chiffres de diffusion de la revue. La revue « Place publique », une revue dont l’objet est en principe de susciter le débat sur les « questions urbaines » est vendue en kiosque et par abonnement. A combien d’exemplaires ? Rennes métropole estime apparemment que ça ne regarde pas les contribuables rennais. Sollicité par nos soins, M. Delaveau répond que ces « chiffres n’ont pas à être communiqués ».

Pour une revue qui cherche à créer le débat, on aurait aimé davantage de transparence.  Il est vrai cependant que le débat reste limité. La revue se garde bien, en particulier, de solliciter les différents groupes d’opposition représentés au conseil municipal, dont les questions sont sans doute embarrassantes…