Journée de rentrée de Rennes 2 : une agression inacceptable

Coup de gueule, Sur le vif 2 septembre 2009

communiqueL’agression dont a été victime le Président de Rennes 2, à l’occasion de la rentrée étudiante, est particulièrement choquante et condamnable. Les agressions physiques sont révélatrices de l’état d’esprit de leurs auteurs, toujours enclins à préférer l’intimidation plutôt que le respect des personnes, la violence plutôt que le débat, les méthodes guerrières plutôt que le combat des idées.

Au-delà de cet incident, nous exprimons notre soutien à tous ceux, étudiants, enseignants-chercheurs, présidents d’université, qui oeuvrent avec détermination pour que la rentrée universitaire soit l’occasion de démontrer la solidité de l’Université rennaise et l’excellence de ses filières. Nous appelons tous ceux qui considèrent que l’université est une des premières richesses de Rennes à le dire en cette occasion. Pour que le monde universitaire sache que les Rennais refusent les provocations de ceux qui, sous couvert de luttes politiques, n’ont pour objectif que de déstabiliser l’Université.

Bruno CHAVANAT


Un nouveau nom pour le stade de la route de Lorient…

Coup de gueule, Sur le vif 12 mai 2009

Au sujet de l’information parue dans Ouest France de ce jour concernant un nouveau nom pour le Stade de la Route de Lorient, Bruno Chavanat tient à faire part de la réaction des conseillers municipaux du groupe UNION POUR RENNES CAPITALE

« Au moment où nous venons de vivre une page importante de l’histoire du football à Rennes et où le Stade Rennais a manqué de peu d’inscrire la coupe à son palmarès, l’information suivant laquelle le Stade de la route de Lorient devrait s’appeler désormais « Fortunéo Stadium » mérite pour le moins des explications.

Disons le clairement, le stade de la Route de Lorient et son appellation appartiennent à Rennes et aux Rennais qui se les sont appropriés depuis longtemps. Un lieu aussi important dans l’histoire de la ville ne se débaptise pas sans y réfléchir à deux fois.  Le choix d’un maintien sur le site de la route de Lorient a été fait lors de la rénovation du stade, au nom de l’identité du lieu, très liée à l’identité de l’équipe et à son histoire. Il faut être cohérent.

Pour autant, tous les Rennais -et ils sont nombreux- qui sont attachés à leur équipe, à son avenir et à son rayonnement savent que le club a besoin d’être consolidé, y compris financièrement. Dans la période de crise que nous connaissons, l’arrivée d’un nouveau sponsor – qui plus est un sponsor breton- ne peut être qu’une bonne nouvelle. Et l’effort des managers du club en ce sens doit être saluée. Que cette arrivée se traduise par l’adoption d’une dénomination commerciale comme il en existe pour les tribunes, pourquoi pas -c’est aux managers du club qui ont en charge sa gestion et son avenir d’en décider.

Mais il est de la responsabilité de la ville que l’identité commerciale et l’identité historique -et de cœur- du stade de la route de Lorient ne se contredisent pas ni ne s’annulent. Elles doivent au contraire être associées. Dans cet esprit, le nom de la route de Lorient ne peut pas disparaître de l’appellation du Stade. Et les Rennais qui sont aussi attachés à leur stade qu’aux succès de leur équipe doivent être associés à cette évolution. »


Communiqué de presse : Concert d’ORELSAN à la MJC Antipode

Coup de gueule, Sur le vif 6 avril 2009

Le groupe Union pour Rennes Capitale par la voix de Bruno CHAVANAT souhaite que la Municipalité prenne ses responsabilités concernant l’accueil du rappeur Orelsan à la MJC Antipode. Est-il acceptable de cautionner une expression à ce point haineuse et violente ? Peut-on tolérer une atteinte à l’image de la femme à ce point dégradante ? Quelle signification peut avoir la célébration de la journée de la femme -prolongée cette année à juste titre un mois durant- si, dans le même temps, ce mois se termine avec une expression aussi attentatoire aux valeurs que ce mois entend promouvoir. C’est au passage une contradiction apportée de manière regrettable à la cause que défendent de nombreuses associations qui se battent contre les violences faites aux femmes.

Ce n’est pas la liberté d’expression qui est ici en cause. Car il est évidemment trop facile de se protéger derrière les grands principes pour véhiculer des messages qui les contredisent  de façon ouvertement provocante. Il serait particulièrement avisé de s’opposer à la production de tels concerts dans des lieux publics, à l’image de la décision du Maire de Vannes (UMP) et du Maire de Caen (PS) qui ont interdit le spectacle de Dieudonné dans des locaux municipaux.


Nouvelle ponction sur le revenu des ménages !

Coup de gueule, Sur le vif 10 mars 2009

En janvier 2009, l’évolution sur un an de l’indice des prix à la consommation fut de +0,7 %. L’évolution du PIB au 4e trimestre 2008 par rapport au précédent fut de -1,2 %. Celle du PIB du 3e Trimestre par rapport au second fut de +0,1 %.

Les perspectives pour 2009 et 2010 sont très mauvaises. On nomme cela récession économique majeure.

Mais à Rennes, on ne s’intéresse pas à ces drames. La Taxe d’Habitation sera augmentée de +3 % et celle sur le Foncier Bâti de +5,1 %. Les recettes fiscales de la Ville augmenteraient ainsi de +7,2 % en 2009. On nomme cela très forte ponction sur le revenu des ménages.

Comme s’il ne se produisait rien dans le monde et sans rien changer aux mauvaises habitudes, la Ville augmente sévèrement les impôts les plus impopulaires en début de mandat. Les prochaines élections municipales sont en 2014. La marge politicienne est importante.

Et puis, on se souvient que Rennes-Métropole a doublé l’impôt « ménages », que ce symbole est mauvais et que ce sont les partis qui se réclament des idées de « la gauche » qui gouvernent ! La vraie question est de savoir si les meilleurs investissements seront réalisés pour cette date qui est aussi celle de l’arrivée de la LGV à Rennes. D’ici là, Rennes sera-t-elle la ville moderne que l’on est en droit d’atteindre à 80 minutes de Paris ? Disons, par euphémisme, que c’est pour le moins très incertain.

Alain VALLEE


Couverture du Rennais :
un dérapage contrôlé ?

Coup de gueule, Sur le vif 26 novembre 2008

Le dernier numéro du Rennais, arrivé ces jours derniers dans les boites aux lettres, titre : « soutien aux sans-papiers, les élus ont parrainé 25 enfants ». La couverture (de l’événement comme de l’organe qui en rend compte…) interpelle, et appelle de notre part deux séries de remarques, de forme et de fond.

Sur la forme, le choix des mots semble témoigner d’une volonté implicite de la part de la majorité de s’arroger le monopole de la représentation élective. Car enfin, « Les élus »? c’est-à-dire? « Tous les élus »? « Non, pas tous, justement ».

Seulement certains d’entre eux, parmi ceux qui appartiennent à la majorité municipale. L’amalgame ainsi fait semble pourtant suggérer qu’une unanimité s’est portée autour de la démarche de « parrainage civil » d’enfants sans papiers.

Difficile de comprendre le message qu’on a voulu ainsi délivrer par le « poids des mots » (et le choc des photos…). Plus facile en revanche de comprendre les interprétations qui s’en dégagent. Soit la majorité estime que son initiative représente et engage le conseil Municipal dans son intégralité. Soit elle considère que « majorité » rime avec « exclusivité » et que par conséquent les opinions différentes, portées par des candidats certes «différents », mais pourtant eux aussi élus, n’ont pas vocation à exister et encore moins donc à se voir relayées.

Dans tous les cas, elle a tort. Nous sommes de ceux qui pensent que la conception d’une démocratie « élastique », telle qu’elle se pratique ces jours ci au PS, n’a pas vocation à être importée en notre enceinte…

Ainsi, le Conseil Municipal est aussi composé « d’élus », qui représentent une partie des Rennais (37%) qui ne se sont pas reconnus dans le projet porté par la Majorité au printemps dernier. Et tous les élus ne se retrouvent pas dans la démarche ainsi mise en avant aujourd’hui.  Le Groupe URC n’a pas été sollicité et n’a donc pas participé à cette « cérémonie ». Pour dissiper la confusion, nous avons entrepris d’obtenir du directeur de la Publication un rectificatif dans le prochain numéro du Rennais. La logique et la pratique voudraient qu’il eût la même visibilité que l’information qu’il est destiné à corriger… On peut toujours rêver…

Quant au fond (qui n’est ainsi, pas sans lien avec la forme), la majorité a-t-elle voulu « embarquer » certains d’entre nous à leur corps défendant, pour ainsi donner plus de poids à une démarche qui -c’est le moins qu’on puisse dire- pose questions ? A-t-elle cru, compte tenu de la sensibilité du sujet, que nous n’oserions pas réagir et réaffirmer notre attachement aux valeurs auxquelles nous croyons ?

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L’esprit des «Villages dans la ville» face au «bourrage urbain»

 

Si l’accueil de nouveaux habitants nécessite de reconstruire la ville sur elle-même, la question de la densification des quartiers, compte tenu des risques de « bourrage urbain » qu’elle contient, ne peut être envisagée sans discernement ni concertation.

Tels ne sont pourtant pas les choix de la majorité. A Maurepas, par exemple, lors du dernier conseil de quartier, l’élu qui présidait la réunion a confirmé la suppression de deux voies de circulation, sur quatre sur l’avenue de Rochester, sans que le sujet donne lieu à débat avec l’assistance présente. Or, le projet de création de logements sur l’avenue Rochester n’est pas sans poser de nombreuses questions:

- Congestion de la circulation sur l’avenue Rochester, déjà très encombrée,

- Augmentation de la pollution et des nuisances sonores,

- Impact sur le « vivre ensemble » : la densification urbaine invite à intégrer les conséquences attendues sur physionomie et la vie du quartier.

 Les habitants du quartier se mobilisent aujourd’hui pour que soit préservées l’identité et la qualité de vie du quartier. Certains ont fait circuler une pétition en ce sens, d’autres se sont constitués en association.

 Nous pensons que la croissance démographique de la ville et les enjeux de développement durable qui interdisent qu’elle s’étende à l’infini, sont moins une contrainte qu’une formidable opportunité pour repenser l’organisation de la ville et des quartiers qui la composent. Cette réflexion ne pourra se faire contre ni sans les habitants concernés et intéressés.

 Nous avons toujours défendu l’idée qu’en matière de logement, les enjeux quantitatifs devaient s’accompagner d’une réflexion « qualitative ». Au-delà de la qualité des logements (esthétique, pratiques, économie d’énergie…), c’est en effet l’ensemble du quartier qui doit être envisagé et aménagé à « échelle » et « visage » humains.

En somme, l’esprit de quartier et le « village dans la ville » contre la densification au forceps, sans âme qui dans le fond et la forme (méthode) impose une réponse inadaptée aux enjeux d’aujourd’hui et a fortiori de demain.  


Ouvrir le débat…

Coup de gueule, Sur le vif 5 novembre 2008

Mardi soir, le conseil municipal de Chevaigné rendait un avis défavorable sur l’implantation du Centre des Congrès au Couvent des Jacobins.

A Rennes, nous avons souvent eu l’occasion de nous élever contre une tendance de la majorité à confondre, pour certaines matières, les débats qui étaient intervenus à Rennes Métropole, avec ceux qu’elle aurait du, en toute rigueur, porter devant le Conseil Municipal et même pour quelques unes d’entre elles directement devant les Rennais.

Les arguments qui nous ont été alors opposés (« Hors sujet, ça relève des compétences de l’agglo ») (se) jouent en fait d’une certaine ambiguïté.

Les transferts de compétences en direction des structures intercommunales ont été plus rapides à intervenir dans les faits qu’ils n’étaient identifiés par le grand public.

Alors que les compétences exercées en propre par la Ville tendent à se réduire, les Rennais considèrent encore sans doute spontanément que l’essentiel des décisions qui les concernent et les engagent sont prises au sein du Conseil Municipal.

« L’onction » du suffrage direct y est certainement pour quelque chose. Compte tenu de la publicité et de la « solennité » qui entoure l’élection municipale, il est difficile en effet de concevoir que les leviers de l’action publique soient détenus alternativement soit par le Maire, soit par le Président de l’agglo.

A Rennes, la confusion des deux fonctions dans la personne de M. Delaveau entretient cette ambiguïté et conforte la majorité à renvoyer aux débats intervenus au sein de Rennes Métropole.

Raisonnement a priori imparable, sauf que si ce sont bien les mêmes personnes qui siègent, elles n’y sont plus seules, n’y représentent plus les mêmes intérêts et ne procèdent, quant à leur légitimité pas du même mode de désignation.

Même si les débats y sont publics et relayés par les médias locaux et que les délégués communautaires sont « issus » du suffrage universel, le caractère indirect de ce dernier tend à y diluer la légitimité qu’il est censé consacrer.

Le « fait majoritaire » et les logiques partisanes achèvent de court-circuiter le débat en le réduisant souvent à celui qui intervient entre les communes solidaires de la majorité et celles qui ne le sont pas… (encore qu’il puisse venir se nicher, dans cette mécanique un peu convenue -et c’est réjouissant pour la démocratie- un grain de sable qui en révèle les limites).

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Conseil d’agglomération du jeudi 16 octobre

Coup de gueule, Sur le vif 17 octobre 2008

Débat sur le « plan ferroviaire breton » élaboré par le conseil régional et sur lequel l’avis de Rennes Métropole est sollicité. Ce qui semble avancer : la ligne à grande vitesse Paris-Rennes, qui doit venir le plus vite possible et dont le financement a été voté à l’unanimité. Mais il reste des sujets lourds qui continuent de trainer en longueur: la liaison Rennes Nantes en est un bon exemple. Jusqu’en 2002, les socialistes rennais ont refusé de se mobiliser parce que la modernisation de la ligne était liée à l’aéroport de Notre Dame des Landes, un projet qui leur échappe.

Résultat : l’aéroport sera en service en 2013 mais la ligne nouvelle qui est indissociable et qui doit mettre Nantes à une demi-heure de Rennes attendra entre 10 et 15 ans avant de voir le jour.