Réforme territoriale : pourquoi Rennes Métropole fait peur aux communes ?

Sur le vif, Tribune Libre 18 mai 2011

Dans le cadre de la réforme territoriale qui impose aux Préfets de réorganiser l’intercommunalité, les Maires des 37 communes  ont signé un texte pour affirmer qu’ils étaient ouverts pour accueillir les intercommunalités (ou les communes) désireuses de rejoindre Rennes Métropole. Il s’agissait d’affirmer collectivement que Rennes Métropole n’était pas fermée mais au contraire ouverte aux autres dans le cadre d’un projet de territoire revisité et d’une gouvernance réformée.

Plutôt que lancer des jugements péremptoires sur les élus des intercommunalités voisines qui refusent de rejoindre Rennes Métropole –élus, dont la légitimité démocratique est la même que celle des élus de Rennes Métropole et doit donc être respectée- il serait bon que la majorité s’interroge sur ce refus massif, y compris de communes proches politiquement !

Ce désir d’extension -ardemment porté par la majorité- qui comporte trois aspects dont un est intéressant (cohérence administrative, renforcement apparent par l’effet de taille) mais deux sont plus problématiques :

1/ Les intercommunalités voisines n’ont pas perçues (nous non plus) de propositions qui auraient permis à Rennes Métropole de ne pas sombrer dans la structure tentaculaire sans intégrer la nécessaire proximité (dans la prise de décision mais aussi l’organisation des services publics) que suppose un service à l’usager de qualité, surtout quand les compétences touchent la vie quotidienne des administrés . La seule vision qui est révélée est celle formulée par Jean-Yves Chapuis, qui consiste à dire : « il faut intégrer la campagne à la ville ». Nous aurions donc impérativement besoin d’avoir sous une même coupe et dans un même territoire administratif, non seulement les fonctions urbaines que nous avons déjà mais également les fonctions rurales qui nous manquent. L’idée autarcique qu’elle révèle est dangereuse à la fois sur le plan économique (nous avons besoin d’échanges) et sur le plan politique (On veut tout maitriser sous un même pouvoir)

2/ Au-delà de l’adhésion-fusion… rien n’a été proposé aux intercommunalités voisines… qui ne s’y sont pas trompées ! Aucune proposition pour revisiter le projet de territoire, les compétences, la façon de fonctionner dans un cadre élargi c’est à dire la gouvernance, dont chacun sait qu’elle repose sur une administration omnipotente au détriment des élus.  En dehors du « transport en commun » et de la « dotation de solidarité communautaire », le projet proposé c’est « entrez, asseyez-vous mais taisez-vous » … pas étonnant que nos voisins tournent les talons !  Finalement le point le plus critiquable, c’est que, de la manière dont elle est menée, la démarche d’extension se révèle finalement dans son inspiration très antinomique avec un vrai esprit de coopération. La coopération ce n’est pas abolir toutes les frontières, toutes les différences ni les volontés des voisins de rester indépendants, c’est construire avec ces différences et réussir à s’entendre avec des égaux pour offrir plus de services, plus de dynamisme à un territoire dont le dynamisme vient précisément de la diversité. Il est plus difficile (mais plus fécond) de s’ « unir dans la diversité » que de vouloir réunir au nom de logiques de pouvoir à peine dissimulées, tout le monde dans une méga structure administrative.

En tout état de cause, dans l’état actuel des choses, la carte n’est pas bonne (surtout depuis le retrait du Val d’Ille). Elle ne révèle aucune cohérence, ni du point de vue du bassin de vie, ni du point de vue géographique, ni du point de vue de l’identité du territoire.

 

Bruno CHAVANAT, Benoît CARON et Michèle PAYEN-TOULOUSE

Conseillers communautaires de Rennes Métropole

 


Manque d’ambition pour le vélo ? Il est temps de s’en rendre compte

Sur le vif, Tribune Libre 13 mai 2011

On ne sait pas s’il faut s’étonner ou plutôt se réjouir d’entendre la prise de conscience soudaine de certains élus de la majorité sur le manque d’ambition de la politique en faveur du vélo à Rennes.

Oui, en fixant à 4% la part du vélo en 2017, le plan de déplacements urbains (PDU) manque cruellement d’ambition ! C’est exactement ce que nous avons dit et répété dès 2006 lors de l’adoption du PDU.

Au lieu de planifier une progression de la part du vélo, l’objectif de la municipalité avalisait un recul ! La part du vélo dans les déplacements était de 11% en 1979 ! Le précédent PDU (2000-2008) fixait pour 2008 un objectif de 6%. Alors ramener l’ambition 2017 à 4% seulement, n’est-ce pas l’aveu d’un échec et d’un renoncement ?

La plupart des grandes agglomérations ont pris la question à bras le corps. Rennes se croyait en avance parce que, la première, elle avait conclut en 1996 avec un annonceur un contrat de mise à disposition gratuite de vélo. Mais le symbole cachait l’essentiel : un recul inexorable de la petite reine dans les rues de la ville.

Les raisons ?

-          une politique insuffisante concernant le stationnement sécurisé,

-           un manque de sécurité et de continuité des itinéraires.

-          plus fondamentalement encore, la majorité des élus continuaient de considérer le vélo non pas comme une alternative crédible pour les déplacements urbains mais comme une activité de détente. Invariablement, la municipalité se contentait d’opposer aux critiques une politique du chiffre en rappelant le nombre de kilomètres de voies cyclables bien souvent en campagne, tout en faisant valoir qu’il était bien difficile de changer les habitudes (circulation, stationnement) en ville.

Certes, depuis deux ans, sous l’impulsion d’une association dynamique (Rayon d’actions), d’exemples venus de villes plus en avance (Lyon, Paris, Strasbourg), d’une demande citoyenne plus pressante, la part du vélo est repartie à la hausse. Mais elle est timide. Pour des raisons de sécurité, beaucoup de Rennais hésitent encore à prendre le vélo. Il est temps que les élus se mettent au tempo d’une demande sociale qui n’aspire qu’à être satisfaite… pour la santé et le bien-être de tous !

Bruno CHAVANAT


Squat de la rue de Fougère : Coopération et lucidité plutôt que surenchère

L’évacuation du squat de la rue de Fougères a suscité une émotion compréhensible.

Mais l’instrumentalisation politicienne du drame que vivent certains demandeurs d’asile est patente.

La Ville n’a certes pas la responsabilité des politiques d’immigration. Est-ce une raison pour que le Maire, talonné par les militants d’extrême gauche, cherche artificiellement à se donner le beau rôle en stigmatisant l’Etat ?

Face à la situation d’hommes et de femmes fuyant des situations souvent très difficiles, nous avons moins besoin de communication acide que de coopération entre les acteurs.

Dans l’immédiat, l’action, dite « Coorus », parce que coordonnée entre l’Etat et la Ville apparaît pertinente. Nous la soutiendrons.

Mais nous avons aussi un devoir de lucidité. Ni l’Etat ni les Collectivités publiques ne peuvent créer les conditions d’un afflux illégal qui conduisent à des impasses. L’Europe est confrontée à un afflux de sans papiers que ni sa société ni son économie ne peuvent absorber sans poser des limites, sauf à organiser une compétition parmi les salariés les moins qualifiés au bénéfice de l’Extrême Droite. Est-ce cela que veulent ceux qui alimentent la surenchère ?

Bruno CHAVANAT


Zéro pointé !

Coup de gueule, Sur le vif 19 avril 2011

Egalité Hommes Femmes : quid du sport féminin de haut niveau ?

« Coup de gueule » de la coach de l’équipe féminine de basket de l’Avenir de Rennes (classée en Ligue 2 féminine) face aux inégalités criantes du soutien de la mairie entre équipes masculines et féminines dans le sport de haut niveau : « Quand j’entends M. Sémeril, l’adjoint aux sports, expliquer qu’il ne faut pas mélanger les choux et les carottes, ça fait mal ! ». C’était le 8 avril. Le Mois des femmes vient de se terminer à Rennes.


La voiture à Rennes : attention aux effets d’affichage

Voiture électrique, lutte contre la pollution, avenir de PSA à Rennes… la mairie semble vouloir jouer sur tous les tableaux. Mais certaines réalités ont la vie dure.

 

1961-2011 : Depuis l’inauguration de l’usine Citroën voilà 50 ans, Rennes et l’automobile n’en finissent pas de vivre une histoire particulière. Née sous les auspices d’une implantation industrielle prometteuse pour le développement économique et pour l’emploi, cette histoire est aujourd’hui à un tournant. Comment concilier énergie chère, lutte contre le réchauffement climatique et développement de la filière automobile ? Face à cette équation difficile, l’équipe municipale répète avec aplomb ses certitudes. Aucune d’entre elles ne repose pourtant sur des réalités bien solides.

« Les déplacements automobiles diminuent ». Non : à l’échelle de Rennes Métropole, les chiffres montrent le contraire. Sur ce sujet, une récente étude de l’AUDIAR est très éclairante. Entre 2000 et 2007, malgré la mise en service du métro, le nombre de déplacements quotidiens en voiture particulière a augmenté de 50 000 ! Et la tendance se poursuit d’autant plus que la population augmente plus vite à l’extérieur des rocades et que le système de transport y est moins performant. Le résultat, c’est l’encombrement des voies d’accès à Rennes matin et soir et la saturation des places de stationnement à proximité du métro : un phénomène que les Rennais constatent mais que les élus minimisent.

« La voiture électrique constitue la solution de remplacement ». Faux : l’effet de substitution ne pourra être que marginal. Là encore attention à l’emballement médiatique. Le développement de la voiture électrique est certes une opportunité intéressante. Mais elle ne constituera pas une solution de remplacement à l’identique pour le parc automobile et n’effacera jamais la hausse des prix du carburant. Les raisons sont connues : coûteuse à l’achat, écologiquement avantageuse pour le carbone mais délicate pour la batterie, la voiture électrique reste forte consommatrice d’électricité, une énergie pour laquelle la Bretagne est au surplus ultradéficitaire (avec 8% d’autosuffisance). La voiture électrique pourra donc accompagner des usages bien spécifiques mais ne nous évitera pas un changement radical des comportements… et des politiques publiques qui devront mieux les accompagner.

« L’emploi industriel se maintiendra » : Pas si simple : c’est un objectif essentiel mais il n’est pas acquis. L’embellie que devrait connaître le site de La Janais avec la production de la 508 est une bonne nouvelle. Mais elle doit être mise en perspective. Comme tout secteur industriel, l’automobile subit de plein fouet la mondialisation, la hausse des coûts des matières premières et celle des charges. Il y a trois ans, une étude du CODESPAR montrait bien l’étroitesse de la ligne de crête vers l’ « excellence fragile à horizon 2020 », seul chemin possible pour maintenir l’emploi sous réserve d’un vigoureux effort d’innovation technologique et de diversification. 

La transition vers de nouveaux modes d’usage et de production de l’automobile peut être une chance pour Rennes. Mais face à la menace d’un litre d’essence à 2 euros, les habitants de Rennes et de la Métropole n’ont pas tous la liberté de leur mode de déplacement. Ils souhaitent que les élus avancent avec pragmatisme et ne crient pas victoire trop tôt.


Elections cantonales : près de 64% d’abstention à Rennes.

Réflexion, Sur le vif 16 avril 2011

63, 73% : c’est le chiffre exact de l’abstention au 1er tour des élections cantonales du mois de mars. Traduction : près de deux Rennais sur trois ont estimé qu’ils n’étaient pas concernés ou que le déplacement au bureau de vote ne valait pas la peine.

La désaffection est telle qu’elle résulte nécessairement de plusieurs causes. Mais elle a en tout cas un effet certain. Les conseillers généraux nouvellement désignés à Rennes totalisent 10 000 voix de moins que leurs prédécesseurs élus en 2004. Aucun d’entre eux ne bénéficie de  la confiance de plus d’un électeur sur quatre. Comment leur représentativité, leur capacité d’agir et même la légitimité de l’institution qu’ils incarnent n’en souffriraient elles pas ?

Dans ce contexte, les lamentations d’usage des soirs d’élection ne sont pas d’un grand secours.

Ce qui compte désormais, ce sont les moyens concrets que l’on peut mettre en œuvre pour redonner du souffle à une démocratie qui en manque.

« Trois types de réponses sont à portée de main. Il ne faut en négliger aucune. »

La réponse la plus élémentaire est la mise à jour des listes électorales. Pour que les habitants soient également électeurs et que les électeurs soient –sauf exception- inscrits là où ils résident. On pourrait imaginer que cela va de soi. Eh bien non ! Une simple comparaison entre les listes électorales et les adresses postales conduit à constater qu’une fois sur cinq, ça n’est pas le cas. C’est une responsabilité du maire que de mener ce travail à bien. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il y a, à Rennes, du pain sur la planche.  

Vient ensuite la question institutionnelle. Les responsabilités du Conseil général sont elles clairement identifiées ? Le mode de scrutin actuel est-il adapté ? Ceux qui ont mené campagne et ceux qui observent les résultats peuvent répondre d’une même voix : c’est non ! Comment savoir si le Département intervient pour la culture ou le sport quand cinq autres niveaux d’administration (commune, métropole, région, Etat, Europe) ont le même champ d’intervention ? Comment me rappeler que je vote, si mon voisin d’en face, le même jour, n’est pas concerné par l’élection ? Face à cet embrouillamini, la réforme des collectivités territoriales votée à l’automne à l’initiative du Gouvernement apporte une réponse : en 2014, les conseillers territoriaux seront élus en même temps sur tout le territoire et il sera mis fin au chevauchement de compétences entre Département et Région.

Cependant, à quoi bon l’actualisation des listes électorales et le chantier institutionnel si l’élection demeure un moment purement formel qui n’engage les élus que le temps d’une campagne ? Si, passé le temps de l’élection, l’électeur-citoyen est à nouveau considéré comme un administré anonyme dont l’avis compte si peu, comme on a pu le voir l’an passé à propos de la vie en Centre ville, de la prairie des Matélouères, de l’école Kennedy, de l’usine de Villejean, de la bibliothèque Saint-Martin et de bien d’autres sujets encore… A Rennes, le taux d’abstention a été de 6 points supérieur à la moyenne départementale : n’est-ce pas l’indice qu’il faut changer les pratiques et s’interroger sur le « modèle rennais » ?

Un « modèle rennais » qui se paie à grands frais des « Caravanes de quartier » (150 000 euros l’an dernier), qui contrôle les médias (TV Rennes, Rennais, Info Métropole), multiplie les campagnes promotionnelles, s’achète une revue pour illustrer ses politiques (« Place publique » 180 000 l’an dernier), invite le forum Libération (NNN 000 euros), s’invente une « Cité des idées » dont personne n’a bien saisi ce en quoi elle consiste… et finalement s’accommode de la plus basse participation des villes de l’ouest aux élections… N’y aurait il pas, au royaume du PS local, quelque chose de bancal ?

Bruno CHAVANAT


« Dans ces circonstances exceptionnelles et dramatiques, le jumelage avec la ville de Sendaï doit prendre une nouvelle dimension »

Sur le vif, Tribune Libre 16 mars 2011

Après le séisme qui a touché le Japon et la ville de Sendaï, Bruno CHAVANAT, au nom des élus du groupe Union pour Rennes Capitale, manifeste son soutien aux initiatives de la Ville de Rennes :

 

« Face au séisme d’une rare violence qui a touché le Japon et à la catastrophe naturelle qui a frappé en particulier la ville de Sendaï liée à la Ville de Rennes par un jumelage ancien, les élus du groupe Union pour Rennes Capitale expriment leur  plus grande solidarité à l’égard de la population japonaise et des habitants de Sendaï dans l’épreuve qu’ils  traversent.

Ce jumelage qui nous relie collectivement et très souvent individuellement, doit prendre une nouvelle dimension dans les circonstances dramatiques qui touchent le Japon. Nombreux sont en effet les Rennais qui ont tissé des liens avec notre ville jumelle au cours de leur scolarité, de leurs engagements associatifs ou de leur vie professionnelle.

Nous nous associons pleinement aux messages de soutien et aux initiatives de solidarité prises par le Maire au nom de la Ville de Rennes et du lien fraternel qui nous unit. »

 

Bruno CHAVANAT

Président du groupe Union pour Rennes Capitale


« Place Publique » : 400 000 euros d’argent public versés sans aucun contrôle !

Coup de gueule, Sur le vif 15 mars 2011

A l’heure où la bonne gestion de l’argent public n’est pas seulement une question de nécessité mais aussi une question de morale, où chaque euro prélevé sur le contribuable doit être un euro utile à la collectivité, où le B. A. BA de la gestion publique est le contrôle du bon usage des subventions versées, Rennes Métropole offre un contre-exemple singulier, pour ne pas dire choquant.

De quoi s’agit-il ? Entre l’été 2009 et décembre 2010, la communauté d’agglomération a attribué  trois subventions -respectivement de 75 000, 150 000 et 150 000 euros- à une association dénommée « Place des débats », présidée par l’ancien directeur de la communication de la ville de Rennes. L’objet de cette subvention ? Editer la revue « Place publique », dont l’objectif est de réunir des contributions sur le « fait urbain » et qui est vendue en kiosque moyennant un prix au numéro de 10 euros. Pour faire bonne mesure, la région Bretagne verse à  « Place des débats » 30 000 euros supplémentaires. Au total donc, plus de 400 000 euros d’argent public en moins de deux ans, auxquels il faut ajouter la mise à disposition  gratuite de locaux aux Champs Libres.

Les visées de Daniel Delaveau, qui a porté sur les fonts baptismaux cette coûteuse revue, sont assez transparentes. Il  s’agit une nouvelle fois de créer un support à travers lequel célébrer « l’exemple rennais ». Avec l’apparence d’une revue universitaire de qualité dans laquelle se nichent de larges tribunes ouvertes au maire, à ses amis élus et à ses services, l’opération est habile.

Sauf que le subterfuge semble ne pas fonctionner. A tel point que les chiffres de diffusion de la revue, qui devraient être le premier indice qu’elle répond à un besoin, sont soigneusement tenus secrets.  Quand nous avons demandé les chiffres de diffusion (notamment la diffusion réellement payée), on nous a répondu très officiellement qu’ils relevaient de l’association et n’étaient pas communicables! Ainsi donc, les contribuables métropolitains n’ont ils pas le droit de savoir à quoi servent exactement les 400 000 euros qu’ils versent. Plus grave, Rennes Métropole semble l’ignorer elle-même. Et pire encore, le président de l’association, interrogé par le Mensuel de Rennes répond «qu’il n’a pas les chiffres en tête »…

On serait prêt à rire de cette mauvaise farce, si elle ne témoignait pas d’une scandaleuse légèreté dans l’emploi de l’argent public et si le contribuable ne risquait pas -in fine- d’en être le dindon.