Atanase Périfan, l’inventeur de « la fête des voisins », veut nous aider à nous entraider. Il est à Rennes ce soir. (Journal Ouest France, 14 octobre 2010)
Trois questions à…
Atanase Périfan,
inventeur de la « fête des voisins »
Vous venez présenter un nouveau projet à Rennes, ce soir. Quel est-il ?
J’entame un tour de France pour mobiliser les Français, et Rennes est ma première étape. Je vais présenter un nouveau projet, baptisé « voisins solidaires », qui vise à encourager la solidarité de proximité entre voisins.
Quel rapport avec la « fête des voisins » ?
Partie de rien il y a dix ans, la fête des voisins réunit 6,5 millions de Français, 10 millions d’Européens, et elle est présente dans 33 pays. On n’a pas inventé la lune avec ça, mais on a créé une dynamique… Qui ne dure qu’une journée. Comment passer d’une dynamique de convivialité à une solidarité entre voisins à l’année ? On peut le faire à l’occasion de vacances, de fêtes, de travaux… Tous les prétextes sont bons… parce qu’on a désormais besoin de prétextes pour s’entraider. Cet élan, qui devrait être naturel, est devenu moins spontané. C’est bête, mais c’est souvent mal interprété, aujourd’hui, de vouloir aider son voisin !
En quoi votre nouvelle idée pourrait changer les choses ?
On a créé un kit contenant des outils très simples (affiches, tracts, guide, annuaire…) pour susciter des échanges et de l’entraide entre gens d’un même immeuble ou d’un même quartier. On a tous envie de partager, de se sentir utile, et il y a des gisements de solidarité inexplorés dans le voisinage. Il faut trouver un moyen d’aider ça à sortir. On veut lancer nos premières actions à Noël, prolongées par un temps fort de 48 heures, fin janvier. Avant, pourquoi pas, un grand débat national sur la solidarité en France. Qui partirait de la base…
Ce jeudi 14 octobre, à 18 h 30, à la Maison des associations. Rencontre proposée par l’association Union pour Rennes Capitale.
Stéphane VERNAY.























