Rennes en 2030 : les quatre révolutions d’une ville qui s’ouvre

Nous sommes en 2030. Les 15 dernières années ont changé le visage de la ville, ses habitudes et ses projets. Qui aurait pu le prévoir en 2010 ? Cette révolution douce n’a pas été un long fleuve tranquille. Elle a supposé bien des  débats et des remises en cause. Mais dans la ville qui s’est ouverte, qui le regrette aujourd’hui ?

Reprenons le fil de l’histoire. Lire la suite »


« La restructuration du Mail François Mitterand ne pourra pas se faire sans y intégrer la question du stationnement »

La grogne des commerçants sur le problème du stationnement actuel et à venir sur la Mail François. Mitterrand révèle les premières lacunes du projet de réaménagement.

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Réforme territoriale : le paradoxe rennais !!!

Réflexion, Sur le vif 5 mai 2010

CGCTLa majorité métropolitaine ne cesse de fustiger la réforme territoriale : « décentralisation à l’envers », « regression », privation des libertés locales »… sont les arguments répétés à qui veut bien les entendre pour dénoncer ce projet de réforme, dont le sont d’ailleurs en cours de discussion et méritent donc une certaine prudence non seulement dans les propos mais aussi dans les décisions. 

Curieusement, lorsqu’il s’agit de concentrer plus fortement les pouvoirs à Rennes Métropole et d’étendre le périmètre géographique à la 2ème, voire 3ème couronne de Rennes par la création d’une Métropole, super communauté urbaine qui se substitue à la quasi-totalité des communes, la réforme territoriale devient une « opportunité à saisir », un « nouvel essor de la solidarité territoriale », un « rendez-vous avec l’Histoire »…

Curieuse attitude qui consiste à dénoncer à Paris ce que l’on veut faire localement !!!

La Métropole, de quoi parlons-nous ?

En l’état actuel du projet de loi, la création d’une Métropole suppose de fonder une structure de plus de 450 000 habitants et entraîne donc une large extension géographique de Rennes Métropole. La Métropole gère des compétences très structurantes non seulement du Département (voirie départementale, développement économique, éventuellement action sociale et collèges) mais aussi des communes (notamment toutes les prérogatives en matière d’aménagement et de gestion de l’espace public).

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Retour sur un apéro géant

Réflexion 3 mai 2010

festivals5000 jeunes sur l’esplanade Charles de Gaulle pour un « apéro géant ». A-t-on vraiment cherché à tirer les enseignements du rassemblement du 25 mars dernier?  

Ca a commencé comme un jeu de piste. Pareil à ceux que l’on connaissait il y a 10 ans pour les raves parties. La mairie est au courant de l’initiative mais personne ne sait qui est en à l’origine. Alors chacun, préfecture et mairie, cherche à savoir. D’autant que l’information circule vite. Non plus par téléphone portable mais par Facebook. Dans les jours qui précèdent, tout laisse croire que Rennes va dépasser Nantes, où le même apéro a réuni 3000 personnes en novembre. Or le bilan de l’opération nantaise est connu : 37 comas éthyliques. 

Dans ce contexte, le premier réflexe de la mairie a été de souligner avec insistance que la responsabilité principale en matière d’ordre public appartient à l’Etat. Etait-ce utile? Sans doute pas. L’urgence était que chacun assume ses responsabilités. La préfecture avait parfaitement conscience des siennes, la suite  l’a montré. L’inspection académique et les établissements scolaires aussi. Chacun s’efforçant d’agir de manière préventive en direction des lycéens (et mêmes des collégiens!) et de leurs parents.  Et donc le maire, plutôt que de rechercher les responsabilités des autres, avait à se préoccuper d’assumer les siennes. En l’occurrence, c’est à lui qu’il revient de faire respecter ses propres arrêtés sur la tranquillité publique et la consommation d’alcool. 

La soirée a débuté dans un climat serein et même bon enfant. Mais, à partir de minuit, des débordements n’ont pu être évités.  Comas éthyliques là encore. Et plusieurs agressions. Moins qu’à Nantes, certes. Et c’est sans doute forte de cette comparaison, que la mairie  a cru pouvoir tirer un bilan positif de l’opération avec un leitmotiv : « l’encadrement a bien fonctionné ».  

A vrai dire, ce satisfecit que la mairie se décerne à elle-même, laisse perplexe. 

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Université : 2010, un rendez-vous à ne pas manquer

Réflexion, Sur le vif 8 avril 2010

Fac de droit19 milliards d’euros vont être consacrés à l’Université. C’est plus de la moitié du Grand emprunt. Un appel à projets est lancé. Rennes Métropole saura-t-elle se mobiliser autour des universités rennaises ? De l’importance que nous accordons à cette question dépend une part de notre avenir à tous.

L’université bouge. Depuis deux ans, et l’adoption de la loi Liberté et responsabilité des universités (dite Pécresse), le paysage se transforme considérablement. A la réforme de la gouvernance, qui permet aux universités de devenir autonome sur le plan de la gestion et de créer des fondations, vient s’ajouter l’effort financier de l’Etat sans lequel – compte tenu du retard français en la matière – le changement de gouvernance risquait de faire long feu. Or cet effort, dont certains craignaient qu’il soit homéopathique, le gouvernement propose, au contraire, qu’il soit massif. Le 20 janvier dernier, un projet de loi de finances a fixé 19 milliards, soit plus de la moitié du montant total du Grand emprunt – la somme des crédits qui seront consacrés à l’université française.

Quelles conséquences pour Rennes ?

La première conséquence est que les universités rennaises sont déjà au travail pour préparer leurs réponses aux appels à projets qui interviendront dans les prochaines semaines. L’enjeu est de taille quand on sait que 5 à 10 campus d’excellence doivent émerger dans le paysage universitaire français des 25 prochaines années. Cinq à 10 campus, cela veut dire un pour le Grand Ouest. Or Rennes, qui a de toutes les villes du Grand Ouest le plus grand nombre d’étudiants et de chercheurs, a tous les atouts pour être le cœur de ce campus.

Pour autant, la bataille s’annonce rude. S’il n’en fallait qu’un seul signe, il a été donné dès le mois de février par les universités parisiennes. Elles sont déjà sur le pied de guerre. Alors qu’un rapport commandé à Bernard Larrouturou, l’ancien directeur du CNRS, préconise un regroupement massif des sites parisiens, trois grands pôles de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) dessinent les contours de ce que pourraient être des campus d’excellence.

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La question des transports dans l’agglomération rennaise : vers une organisation globale des réseaux

communique

La deuxième ligne de VAL et le projet de RER rennais sont deux voies envisagées pour développer les transports collectifs dans l’agglomération rennaise. Ces projets ont en commun leur coût élevé et leur échéance lointaine. Seront-ils suffisants pour améliorer la part des transports collectifs dans les déplacements ? On peut en douter, notamment pour les quartiers et des communes qui se trouvent à l’écart des lignes de VAL et de l’étoile ferroviaire.

 Les transports collectifs rennais sont confrontés à des difficultés croissantes de circulation sur l’ensemble des voiries pénétrantes, notamment dans les secteurs situés entre la deuxième ceinture et la rocade. Si aucune solution n’est trouvée, ces difficultés comportent à terme le risque de désaffection par les usagers.

Cette problématique rend d’autant plus surprenant le désintérêt manifesté par Rennes-Métropole à l’égard du concept de Bus à Haut Niveau de Service (BHNS). Inspiré par le bus rapid transit américain, le BHNS se caractérise par un véhicule routier de type bus circulant en site propre. Il peut être guidé ou non guidé, à motorisation thermique, électrique ou hybride. Par une approche globale incluant le matériel, les infrastructures et l’exploitation, le BHNS assure un niveau de service supérieur aux lignes de bus conventionnelles (fréquence, vitesse, régularité, confort, accessibilité) et comparable à celui du tramway. Ce mode de transport collectif est plus souple et moins coûteux : de 2 à 10 millions d’euros par kilomètre de site propre, contre 13 à 22 millions pour le tramway.

Des BHNS ont été mis en service notamment à Caen, Nancy, Rouen, Maubeuge, Lorient, Nantes et en Ile-de-France. Des projets sont à l’étude dans d’autres villes. Rennes-Métropole aurait dans ses cartons deux projets de quatre kilomètres au total vers Chantepie et Saint-Jacques. Ce manque d’ambition est inexplicable : le BHNS permettrait de mettre en œuvre rapidement, à un coût raisonnable une desserte performante des communes de l’agglomération rennaise non desservies par l’étoile ferroviaire.

Sans attendre la fin de la décennie, il convient de se tourner vers des solutions de ce type, permettant de développer l’offre à l’intention des habitants de toute l’agglomération. Un TCSP coûteux et limité à la ville-centre ne permettra pas, à lui seul, de réduire l’usage de la voiture particulière. Les transports collectifs rennais doivent être dorénavant intégrés dans une réflexion globale concernant les déplacements sur l’ensemble de l’aire urbaine. Il convient de définir une organisation globale et à long terme des réseaux, en concertation avec toutes les collectivités concernées (département et région) et dans des conditions de coût supportables. Les choix de transport collectif doivent évidemment s’accompagner de réflexions visant à développer également les modes de transport « doux » : marche à pied et bicyclette. 

Pour l’association « Projets pour Rennes Capitale »

Pierre GUSDORF et Antoine CRESSARD


Vous avez dit démocratie ?

Réflexion, Sur le vif 21 janvier 2010

La nouvelle publication du groupe Union pour Rennes Capitale  » Vous avez dit démocratie » est arrivée. 

delaveau« Le démocratie est un état instable, non spontané, non naturel, en équilibre sur le tranchant d’une lame de couteau. La démocratie est un effort et un vigilance »

François Cavanna

Et si…

Et si on admettait que les habitants aussi peuvent avoir des idées pour leur ville ?

Et si… plutôt que de présenter des projets ficelés on recueillait leur vais quand un choix est encore possible ?

Et si… pour décider du tracé du métro ou de l’emplacement du Centre des Congrès, on soumettait plusieurs solutions aux Rennais ?

Et si… avant d’augmentaer de 100 % en deux ans la taxe d’habitation perçue par Rennes Métropole on débattait de l’usage que l’on en fait ?

Et si avant de lancer des travaux, de refaire un trottoir, de déplacer un arrêt de bus, de créer un itinéraire vélo, on interrogeait d’abord les utilisateurs au quotidien ?

Et si la démocratie locale, ça n’était pas une fois tous les six ans mais un peu tous les jours ?

Retrouvez le livret ci-après :

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Pour éviter la paralysie de la vie quotidienne par la météo, les Rennais attendent de la municipalité une coordination plus efficace des services publics

Réflexion, Sur le vif 14 janvier 2010

communiqueLa ville s’est retrouvée en partie paralysée après plusieurs épisodes successifs liés soit à la neige soit au verglas. Ces blocages sont particulièrement préjudiciables pour la vie quotidienne des  Rennais (familles confrontées à la garde des enfants, personnes âgées ou dépendantes pour des besoins élémentaires de la vie quotidienne). La vie économique et le commerce ont été également été ralentis plus qu’ils n’auraient dû.

La Municipalité a aujourd’hui les moyens, du fait des prévisions précises de Météo France à 48 h, d’anticiper et de prendre des mesures plus en amont. Les agents des services techniques de la ville ont effectué un travail important de salage qu’il faut saluer. Mais il est de la responsabilité de la ville ne pas faire peser sur eux seuls, sollicités souvent bien tard, la solution de l’ensemble des problèmes. Un effort de coordination des collectivités qui assurent les différents services publics (école, transport en commun, ramassage des ordures, salage des voies publiques) et une meilleure information des Rennais est nécessaire. C’est la fonction normale de la Mairie d’assurer cette coordination et cette information. Les Rennais attendent plus de réactivité de leurs élus municipaux.

Un coup de froid peut prendre la ville par surprise. Mais la situation s’est répétée depuis le 18 décembre sans que les élus ne prennent d’initiative. Un « plan neige et verglas » plus efficace est nécessaire. Pour que quelques centimètres de neige ne conduisent pas à une paralysie « météorologique ».