19 milliards d’euros vont être consacrés à l’Université. C’est plus de la moitié du Grand emprunt. Un appel à projets est lancé. Rennes Métropole saura-t-elle se mobiliser autour des universités rennaises ? De l’importance que nous accordons à cette question dépend une part de notre avenir à tous.
L’université bouge. Depuis deux ans, et l’adoption de la loi Liberté et responsabilité des universités (dite Pécresse), le paysage se transforme considérablement. A la réforme de la gouvernance, qui permet aux universités de devenir autonome sur le plan de la gestion et de créer des fondations, vient s’ajouter l’effort financier de l’Etat sans lequel – compte tenu du retard français en la matière – le changement de gouvernance risquait de faire long feu. Or cet effort, dont certains craignaient qu’il soit homéopathique, le gouvernement propose, au contraire, qu’il soit massif. Le 20 janvier dernier, un projet de loi de finances a fixé 19 milliards, soit plus de la moitié du montant total du Grand emprunt – la somme des crédits qui seront consacrés à l’université française.
Quelles conséquences pour Rennes ?
La première conséquence est que les universités rennaises sont déjà au travail pour préparer leurs réponses aux appels à projets qui interviendront dans les prochaines semaines. L’enjeu est de taille quand on sait que 5 à 10 campus d’excellence doivent émerger dans le paysage universitaire français des 25 prochaines années. Cinq à 10 campus, cela veut dire un pour le Grand Ouest. Or Rennes, qui a de toutes les villes du Grand Ouest le plus grand nombre d’étudiants et de chercheurs, a tous les atouts pour être le cœur de ce campus.
Pour autant, la bataille s’annonce rude. S’il n’en fallait qu’un seul signe, il a été donné dès le mois de février par les universités parisiennes. Elles sont déjà sur le pied de guerre. Alors qu’un rapport commandé à Bernard Larrouturou, l’ancien directeur du CNRS, préconise un regroupement massif des sites parisiens, trois grands pôles de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) dessinent les contours de ce que pourraient être des campus d’excellence.



















