Conseil d’agglo du 18 décembre : les gaz à effet de serre au menu.

Réflexion, Sur le vif 19 décembre 2008

Après les débats du Conseil municipal, rebelote hier soir, lors du Conseil  de Rennes Métropole.  La Convention des Maires est à l’ordre du jour. Il s’agit d’une démarche lancée sous l’impulsion de la Commission Européenne et approuvée par l’Association des Maires de France. L’objectif est clair. Les villes européennes participantes s’engagent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et à optimiser leurs consommations énergétiques.

A l’heure où le réchauffement climatique est devenu une réalité et où le Grenelle de l’Environnement a été largement adopté par le Parlement, cet engagement tombe à pic et mérite d’être fortement encouragé et soutenu.

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Installation d’antennes relais: pour le principe de précaution

Réflexion, Sur le vif 9 décembre 2008

Edito politique de la semaine: quelques heures avant le Conseil Municipal du 09 décembre, Bruno Chavanat fait un point sur deux de ses enjeux : projet d’implantation d’antennes relais sur le toit de l’Eglise St Melaine et réorganisation du passage des bus dans l’hypercentre.

Convention d’implantation d’antennes relais sur le toit de l’Eglise St Melaine.

La majorité a le projet d’installer 6 antennes relais sur le toit de l’Eglise St Melaine. La proximité de l’école publique a vu un certain nombre de parents se mobiliser et demander que le projet soit différé au nom du principe de précaution. Pour Bruno Chavanat, il y a un certain nombre d’intérêts à mettre en balance. On ne peut pas,  « d’un revers de main » considérer qu’il n’ y a aucun problème et arguer de ce que des normes a minima (et de surcroît anciennes) sont respectées pour se soustraire au débat. Bruno Chavanat estime sous cet angle que la convention d’implantation doit être suspendue.

Réorganisation du passage des bus dans l’hypercentre.

Il y a aujourd’hui clairement un problème quant au passage des bus dans l’hyper centre historique de rennes. Dangereux pour les piétons, dangereux pour les conducteurs de bus, sources de nuisances pour les immeubles avoisinants. La solution envisagée est de diviser et de déporter le problème  en exportant la moitié du trafic à deux rues de là, rue de Bertrand.

Il y a 3 questions posées qui conduisent à s’opposer au projet. Doit-on concentrer le passage dans les rues du centre historique ? Non. Deuxième point, la rue de Bertrand était promise à une extension du plateau piétonnier. Faire passer 700 bus, c’est y renoncer. La troisième question soulève le choix qui a été fait de concentrer tous les bus de l’agglo pour les faire converger vers la place de la République. Or, nous avons besoin à Rennes qu’une partie de la circulation puisse se faire entre les quartiers sans qu’elle passe nécessairement par le centre ville.   


Nantes en Bretagne?: « Une bonne nouvelle pour Rennes »

Réflexion, Sur le vif 1 décembre 2008

Edito politique de la semaine - Lundi 1er décembre, Bruno Chavanat met en relief quelques points d’actualité.

Le Squat rue Lénée

L’existence du squat a été révélée en même temps que l’annonce du décès du jeune homme qui avait été retrouvé inconscient 15 jours plus tôt, à l’issue d’un week-end particulièrement chargé en événements violents.  Sa mort, dans des conditions horribles, inspire tout d’abord le respect. Respect autour de sa famille qui a exprimé dans la presse, une réaction extrémement digne.

Au-delà, un certain nombre de questions sont posées (par sa famille notamment) sur la responsabilité des autorités publiques. Bien entendu, elles ne portent pas sur le drame lui-même mais sur une ambiance générale, sur les signaux que l’on envoie sur la question de la lutte contre l’alcool par exemple.

Par ailleurs, la question du squat inspire également une question plus précise a l’occasion des Transmusicales la semaine prochaine et du « défilé » qui l’accompagnera : qu’adviendra-t-il autour de la rue des Pollieux, si ce ne sont pas 400 jeunes mais 1000 qui s’y réunissent ? Des mesures de sécurité et d’encadrement sont elles prévues ? Il s’agit là de préoccupations immédiates auxquelles il faut répondre sans tabous.

 

Discours de N. Sarkozy au congrès des maires : Nantes en Bretagne ?

Il faut constater qu’il est habituel, dans l’expression du Président de la République de dire des choses qui n’ont encore jamais été dites par l’Etat. On envisagerait aujourd’hui de réunifier la Bretagne ou à tout le moins de laisser le choix aux territoires et aux populations concernées. Au-delà de la dimension culturelle et historique, c’est une bonne nouvelle pour Rennes parce que l’union fait la force et que nous n’avons pas à craindre d’être dans une même Bretagne que Nantes.

Après, il ne faut pas se cacher que cela pose aussi des questions sur les complémentarités à creuser: si demain Nantes et Rennes se retrouvent en Bretagne ensemble, nous aurons alors deux têtes qui n’ont pas suffisamment collaboré ces dernières années. Ce projet que nous devrons construire ensemble, il nous faut en tout état de cause nous y préparer dés à présent.

La campagne « d’Aides 35 »

Le visage du Maire sur ces panneaux a pu interpeller un certain nombre de Rennais. Je peux le comprendre : la campagne est orientée justement en ce sens. Je crois, en tant que maire de Rennes, que j’aurais prêté également mon image. Le Sida est une cause pour laquelle en effet nous n’avons pas fini de lutter. Les discriminations constituent une cause pour laquelle il faudra toujours se mobiliser. Que le moyen choisi pour ce faire ait pu interpeller je le comprends, mais la cause en vaut incontestablement la peine. 


Querelle des chefs au PS: « un exemple désolant pour l’engagement politique »

Réflexion, Sur le vif 26 novembre 2008

Lundi 24 novembre, Bruno Chavanat met en relief quelques points d’actualité.

La Couverture du Rennais et l’incitation à la désobéissance civile ?

L’initiative prise par des responsables politiques n’est justement pas responsable. L’accueil des étrangers est une question sensible, qui ne doit pas donner lieu à une approche culpabilisante. Pour autant, la loi ne peut se prêter à une interprétation à géométrie variable surtout de la part d’élus.

Peut-on quand on est maire d’une grande ville, inciter à la désobéissance civile au risque ainsi de légitimer toute autre forme de contestation des lois ? Que dira demain le maire aux riverains inquiets qui voudraient arracher les antennes relais de l’église St Melaine ? Si des gens, au nom de ce qu’ils estiment juste refusent de payer leur titre de transport, que leur dira-t-on ? Ce d’autant qu’il existe d’autres moyens, à la disposition de ceux qui veulent s’impliquer en faveur des personnes vulnérables que sont les sans papiers. Ces derniers ont des droits et il importe de les aider à les faire valoir. L’accès à l’école, à la santé, au droit, sont des garanties que les élus peuvent par exemple accompagner. En attendant, on prend un grand risque, quand est maire d’une grande ville, à se faire le promoteur de la désobéissance civile.

Réunion des conseils de quartiers au TNB ce samedi 22 novembre.

Deux remarques. Il importe d’une part, de saluer, à travers le nombre de participants (800 personnes), à cette séance d’installation la forte mobilisation des Rennais. Elle traduit la soif d’engagement qui les caractérise. Elle montre également qu’il existe une véritable attente qui oblige, à bien des égards la municipalité. Les participants à la rencontre de samedi souscrivent à l’idée que les conseils de quartier « new look » soient véritablement et à l’arrivée quelque chose de vivant, de participatif et que tout n’y vienne pas « d’en haut ». Il faudra de ce point de vue juger sur pièces à mesure que les conseils commenceront à fonctionner.

D’autre part, un commentaire sur ce qui correspond aussi à une grosse campagne de communication. Le spectacle auquel on a assisté (une « cérémonie des oscars » d’autocélébration, par la majorité de ses mérites et de ses qualités) manquait de démocratie : pas un mot sur les familles représentées au Conseil (qui sont pourtant intervenues à de nombreuses reprises au cours de ces dernières années pour souligner la perfectibilité du dispositif). Pas un mot pour souligner la présence des élus d’opposition qui y assistaient. L’autosatisfaction et l’esprit partisan augurent mal de la crédibilité d’une démarche dont la légitimité repose justement sur la perspective d’échapper aux logiques politiques traditionnelles. Enfin, il ne nous apparaît pas normal que sous couvert d’une invitation à une réception, nous ayons du assister en fait à un véritable publireportage assuré par TV Rennes 35 à la majorité, sans que soit respectée la plus élémentaire équité au regard de la pluralité des groupes et des expressions politiques au conseil municipal de Rennes.

La guerre des chefs au PS

A quoi assiste-t-on ? A une attention excessive portée aux questions de personne au détriment des débats de fond. La droite a connu ça durant de très nombreuses années. A quelle période rencontre-t-on des comportements comme ceux-ci ? Justement quand l’enthousiasme pour la cause ou le débat d’idées fléchir : alors les querelles d’égo focalisent les enjeux d’un affrontement dont on ne perçoit plus les lignes. Pendant longtemps, la gauche a produit du sens et des idées qui permettaient à l’arrivée la mise à distance des débats de personne. Au-delà, des constats, l’actualité du PS pose plus largement la question du sens du militantisme, et donne malheureusement, en le réduisant à sa caricature, un exemple désolant pour l’engagement politique.


Couvent des Jacobins: le « front du refus » s’élargit

Jacobins, Réflexion, Sur le vif 25 novembre 2008

Une très intéressante nouvelle que l’on trouve depuis quelques minutes sur le site d’Ouest-France: pour « Haute Bretagne événements » (club de professionnels du tourisme d’affaires), le projet d’implantation du Centre des Congrès aux Jacobins est « sous-dimensionné » et « ne tient pas la route« . François Richou, conseiller général (PS) et Président du Comité Départemental du Tourisme (CDT) suggère quant à lui « d’envisager un projet à proximité de la Gare« .

A la lecture de la dépèche, plusieurs éléments de réflexion:

1) l’option « Jacobins » est comme nous le pressentions depuis longtemps, loin de faire l’unanimité auprès des professionnels.

2) Le « front » (ou la « fronde ») risque à nouveau de s’élargir avec la position que (p)rendra le CG 35, appelé à financer  le projet à hauteur de 5 millions d’euros.

3) Le projet « site gare » que l’équipe « Rennes Capitale » défend depuis la campagne du printemps dernier relève d’une quasi-évidence au regard notamment de l’arrivée de la LGV en 2014. Un Centre d’affaires et de Congrès à l’architecture et à la jauge ambitieuse pour marquer l’entrée à Rennes, capitale de la Bretagne. Il doit à tout le moins faire partie du « champ des possibles » qui doit aujourd’hui être élargi et soumis au débat.


Couvent des Jacobins :
réunion publique le 1er décembre

Jacobins, Réflexion, Sur le vif 25 novembre 2008

L’implantation du Centre des Congrès au Couvent des Jacobins a été retirée de l’ordre du jour du dernier Conseil de Rennes Métropole, officiellement « pour études complémentaires ».

L’occasion de rappeler en effet que la décision définitive n’est toujours pas prise et que les différents avis, émis par les différentes instances concernées (toutes les communes de Rennes Métropole) se rapportent à ce qui n’est encore qu’un « projet ».

Difficile de croire que la majorité sera restée insensible aux (op)positions exprimées à diverses occasions au cours de ces dernières semaines.

Ainsi, le Journal Ouest-France, dans son édition du 25 octobre, rendait compte de l‘inquiétude des élus malouins de voir le projet rennais, avec une jauge identique à la sienne, concurrencer directement le « Palais du Grand Large ».

Ainsi, c’est le Conseil Municipal de Chevaigné qui rendait un avis négatif au cours de sa séance du 06 Novembre dernier.

Chacun peut d’ailleurs prendre la mesure des contraintes du projet (délais, enclavement, jauge, différenciation sur le marché des Congrès…) et partant de la nécessité d’y ajouter de nouvelles perspectives (un « Centre de Congrès et d’Affaires », à l’architecture et à la jauge ambitieuses, implanté à proximité de la Gare comme point d’entrée des visiteurs dans la « capitale de la Bretagne ») à la lecture du document diffusé la semaine dernière par Rennes Métropole.

Plus près de nous, et dans la continuité de l’initiative qu’elle avait prise le mois dernier, l’association « Et si on se parlait » réunissait hier quelques acteurs et observateurs opposés à l’implantation du Centre au Couvent. Benoît CARON, y participait au nom du Groupe URC. L’occasion de refaire un point sur les arguments en présence et les propositions alternatives. L’occasion également de convenir des voies et moyens destinées à permettre que le projet (et ses alternatives…) soient (enfin) portés au débat public auprès des rennais et des habitants des communes de Rennes Métropole.

L’occasion enfin de faire écho à la réunion publique organisée le lundi 1er décembre (19h00), salle de la Cité, à l’initiative du Conseil de Quartier « Rennes Centre ». Celle-ci sera précédée d’une visite du Couvent (18h00, entrée par le 4 rue d’Echange). Y assisteront notamment le Maire-Président de Rennes Métropole, sa vice-présidente déléguée à la Culture, l’élu du quartier Rennes-Centre, les services techniques… Et tous ceux et toutes celles simplement curieux ou bien au contraire d’ores et déjà convaincus de l’intérêt majeur du Centre des Congrès et ainsi de la nécessité qu’un débat approfondi soit proposé autour du Couvent Jacobins, tant au regard des perspectives qu’il dresse, que d’une vocation qui nous invite plus naturellement à en faire un lieu dédié à la culture.

 


Rennes et la Recherche

Réflexion, Sur le vif 25 novembre 2008

 l’occasion des voeux du Maire au monde de l’enseignement supérieur et de la recherche mercredi 7 janvier, il est intéressant de revenir sur le positionnement de la capitale bretonne vis-à-vis de l’innovation et ses marges de progression possibles.

La Bretagne malgré son éloignement géographique, bénéficie d’un fort potentiel en matière de recherche et d’innovation qui repose aussi bien sur la sphère publique que privée.

Ainsi, chaque année les entreprises bretonnes investissent plus de 500 millions d’euros dans la recherche et la mise au point de nouveaux produits. La recherche bretonne, c’est également 6500 chercheurs et ingénieurs dans les entreprises et organismes scientifiques privés. Notre région accueille par ailleurs 4,5 % des effectifs de la recherche publique, soit 4500 chercheurs. L’innovation bretonne représente 12 millions d’euros par an et enfin notre région occupe la 4ème place des régions françaises pour le dépôt de brevets.

Rennes, avec Brest, concentre l’essentiel de ce potentiel de recherche. La présence des universités, d’écoles d’ingénieurs et autres grands instituts de recherche constitue en effet un atout important.

 

C’est ainsi, notamment, que notre ville a su se positionner dans deux des quatre domaines d’excellence bretons : les sciences et technologies de la communication et de l’information et les sciences et technologies de la santé. Nous ne sommes pas en reste également dans le domaine de l’agroalimentaire avec la présence du pôle de compétitivité « Valorial » ou dans la chimie avec l’institut de chimie.

Malgré tout, la recherche rennaise mérite un nouveau souffle s’appuyant sur cette forte potentialité.

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Le commerce en centre ville est il dynamique et attractif?

A la lecture de la charte d’urbanisme signée en 2007, le centre ville constitue le 1er pôle commercial du pays de Rennes avec 1600 commerces et un chiffre d’affaire de près 430 000 millions d’euros.

La diversité de ses commerces, grandes enseignes nationales, franchises, et magasins indépendants multi marques est bien respectée. La répartition entre grands magasins et petites boutiques personnalisées assure quant à elle un équilibre qui lui permet d’avoir une attractivité au-delà du département.

Cependant, la fréquentation du centre ville diminue d’année en année. Les causes sont multiples : plan de circulation « compliqué », prix dissuasif des parkings, ville sal… Le commerce de centre ville doit également faire face aujourd’hui à de nouveaux défis pour rester attractif, faire mieux que les centres de périphérie en matière de diversité et d’accueil, de choix, lutter contre la concurrence d’internet en s’y adaptant notamment en ayant au minimum une vitrine sur la toile.

Beaucoup de commerçants sont conscients de ces enjeux, mais leurs efforts seront vains s’ils ne sont pas accompagnés par une politique municipale très volontariste tendant vers un rayonnement et une mise en valeur de la ville qui attirent non seulement à l’intérieur du département mais aussi les touristes de toute la France. N’oublions pas: 1 touriste dépense en moyenne 100 euros par jour. C’est un véritable défi pour l’économie d’une ville.

Lorsqu’il s’agit de tourisme d’affaire ce n’est pas loin de 300 euros qui sont dépensés hors frais directs, d’où l’importance d’un Palais des congrès digne de ce nom. Rennes est-elle prête a accueillir comme il se doit le visiteur extérieur ? Y a-t-il suffisamment d’animations et d’évènements d’envergure ? Quelle IMAGE donne telle d’elle même, sur le plan de la propreté, des transports, de ces accès, des possibilités de parking de la sécurité?

N’oublions pas que le commerce dans la ville n’est pas seulement une industrie de la vente: il fait partie il est aussi de l’ordre de l’éducation, du savoir, de l’intégration à la culture.