20 ans de la chute du mur de Berlin : une étape importante de la construction européenne

Sur le vif, Tribune Libre 9 novembre 2009

communique« Si l’Europe est devenue l’Europe des 27, c’est grâce à ce qui s’est passé le 9 novembre 1989, il est de notre devoir, ici à Rennes, de ne pas l’oublier. »

Il y a 20 ans jour pour jour, le mur de Berlin tombait. Avec lui prenait fin le symbole le plus visible de la division de l’Europe. A partir de ce soir du 9 novembre 1989, les peuples qui, quarante années durant, ont subi les dictatures communistes au pouvoir en Europe orientale, ont su que leur destin allait changer. Ils ont pressenti qu’ils allaient pouvoir à nouveau faire maison commune avec les peuples qui vivaient à l’ouest, non seulement avec les allemands de l’ouest mais avec les peuples des 12 pays qui formaient alors la Communauté économique européenne.  

Tous ceux qui se sont pressés dans la soirée du 9 novembre pour abattre ce symbole honni qu’était le mur de Berlin et tous ceux qui ont vu à la télévision les scènes de liesse et d’émotion incroyables qui ont suivi –souvenons nous du violoncelliste Rostropovitch, déchu de sa nationalité pour avoir choisi la liberté, donnant un récital assis sur les décombres du mur- tous ont eu le sentiment de vivre un moment historique. Sans doute pressentaient-ils qu’une nouvelle page de l’histoire de l’Europe commençait de s’écrire, dont nul ne savait exactement ce qu’elle serait.

Cette histoire de l’Europe, devenue l’Europe des 27 grâce à ce qui s’est passé le 9 novembre 1989, à l’heure de l’entrée en vigueur prochaine du traité de Lisbonne, il est de notre devoir de ne pas l’oublier.

Nous avons choisi ici à Rennes de placer notre projet communautaire sous le signe de l’Europe en ambitionnant de devenir une « Métropole Européenne du XXIème siècle ».

Il faut aussi rappeler que c’est ici à Rennes, grâce au journal Ouest France, qu’a germé l’idée à partir de laquelle l’Europe s’est dotée de sa devise « Unie dans la diversité ». Une devise qui n’a de sens que parce qu’un certain 9 novembre 1989 le mur de Berlin est tombé.

Pour toutes ces raisons, le groupe UNION POUR RENNES CAPITALE demande au maire de Rennes de prendre une initiative pour conserver à Rennes la mémoire de ce jour historique. Nous proposons qu’une rue de la ville porte le nom du « 9 novembre 1989 » ou, en mémoire de cette date, le nom de « l’unité de l’Europe ».


Vélostar : pour lutter contre le vandalisme, encourageons le civisme !

Sur le vif, Tribune Libre 28 octobre 2009

Au 1er novembre, sur 900 vélostars en principe disponibles, 300 avait été volés, 250 étaient en réparation. 350 seulement étaient en circulation !

Durant la même période – les six premiers mois d’exploitation- le taux de vol ou dégradation des Velov à Lyon ou des Vélib à Paris était compris entre 10% et 15%. La situation est donc beaucoup plus préoccupante à Rennes. Les causes du phénomène ? Une forme d’incivisme totalement irresponsable mais aussi des défauts qui ont été largement sous-estimés. Les points d’attache sont notoirement moins robustes qu’à Paris ou à Lyon.

Alors que faire ?

-          Première urgence : Remédier à la fragilité des points d’attache sur les nouveaux vélos.

-          Deuxièmement : il faut être ferme avec les voleurs ou les casseurs. Il n’y a aucune raison que la collectivité non seulement paie le coût des vélos volés mais voit anéantir une politique du vélo pour lequel 17 millions d’euros sont investis.

-          Troisièmement : il a été question (Ouest-France 13 octobre) de mettre de la vidéosurveillance ou des cages autour de chaque station ? Nous n’y sommes pas favorables. La vidéosurveillance -et le coût que cela représente- doit être concentrée sur la sécurité physique des personnes ou pour lutter contre le trafic de drogue. Même chose pour les cages. Le vélo libre service doit être simple d’accès.

-          Enfin et surtout il faut accélérer la mise en place d’un véritable politique en faveur du vélo. Plus il y aura d’utilisateurs du vélo dans la ville, plus le comportement des casseurs de vélo apparaîtra intolérable. Contre l’incivisme, il faut utiliser les armes du civisme. Mais pour cela, il faut être incitatif plus qu’on ne l’est aujourd’hui : voies sécurisées, garages à vélo, compatibilité avec le train et les transports en commun. Il reste encore pas mal de progrès à faire !


RENNES NANTES : la liaison ferroviaire est une priorité absolue. N’attendons pas !

Sur le vif, Tribune Libre 7 octobre 2009

communiqueUn colloque Rennes-Nantes se tient ces 8 et 9 octobre sur le thème de la recherche et d’innovation. Ceux qui appellent de leurs vœux une coopération renforcée des deux métropoles bretonnes se réjouiront. Nous en sommes. Et nous ne nous arrêterons pas sur le détail pourtant révélateur de l’invitation, qui mentionne « Premier colloque Nantes-Rennes ». « Premier »? C’est vrai qu’il en a fallu du temps pour que le maire de Rennes accepte de sortir de sa citadelle, alors que les universités, les entreprises, les hôpitaux n’ont pas attendu pour amorcer des relations fructueuses.

Il n’est jamais trop tard pour avancer. La rencontre favorise les échanges. Souhaitons qu’il sorte de ce colloque de nouvelles perspectives.

Mais nous disons aux maires de Nantes et de Rennes : Faire un colloque, c’est bien. Passer à l’action c’est mieux ! Or il y a un chantier qui attend depuis longtemps. Un chantier qui dépend largement des acteurs publics. C’est la liaison ferroviaire.  

Il faut aujourd’hui 1 h et quart au mieux pour relier les deux villes et seulement 6 fois par jour. C’est un obstacle évident pour que les Nantais profitent au quotidien de Rennes et vice-versa. C’est aussi un obstacle sur le plan économique : Rennes a une position centrale dans l’Ouest. Le port de Nantes Saint-Nazaire a besoin d’une base arrière logistique, un « port sec ». Une liaison entre les deux indispensable. Enfin, il y a une contradiction flagrante entre nos objectifs de réduction de gaz à effet de serre et la liaison entre nos deux villes. Aujourd’hui la voiture l’emporte sans aucune discussion sur le train.

Il y a donc là une priorité absolue. Ne la repoussons pas à 2030 ! A quoi servirait-il de rénover la gare de Rennes s’il n’y a pas de train pour aller chez nos plus proches voisins ? L’avenir de chacune de nos deux villes, l’avenir de la Bretagne se joue aujourd’hui et maintenant.


Ligne ferroviaire RENNES NANTES : Urgence!

Sur le vif, Tribune Libre 23 septembre 2009

Nantes et Rennes se reparlent. C’est heureux. Il est temps de sortir d’une vision réductrice suivant laquelle « collaborer avec Nantes, c’est se faire damer le pion par plus gros que nous ».

Cet état d’esprit a pourtant longtemps inspiré les élus rennais, dont le seul souhait était de faire grossir Rennes pour égaler Nantes. Une pure logique de compétition dont il fallait absolument sortir. Car elle menait, en réalité, à une impasse. Vu à l’échelle de l’Europe, nous avons un intérêt vital à unir nos forces plutôt qu’à les neutraliser. Espérons que le colloque qui vient de se tenir les 8 et 9 octobre sur la coopération Rennes-Nantes aura contribué à tourner une page.

Et maintenant, il faut regarder vers l’avenir.

La liaison ferroviaire ; un chantier qui a trop tardé et qui pourtant conditionne le reste

Des collaborations existent. Les universités, les entreprises, les hôpitaux n’ont pas attendu les maires des deux villes pour amorcer des relations fructueuses. Ca ne veut pas dire que l’action des collectivités est superflue. Elle est, au contraire, très attendue sur un chantier où elles seules peuvent donner l’impulsion nécessaire. Un chantier qui conditionne tout le reste. Un chantier, disons-le, qui a beaucoup trop tardé. Il s’agit de la liaison ferroviaire.

Lire la suite »


Sécurité à Rennes : une question de volonté.

Sur le vif, Tribune Libre 27 août 2009

08_1117-policeLe 31 juillet, un jeune homme de 26 ans est mort après avoir été agressé, en pleine rue, par plusieurs personnes réunies contre lui dans le secteur de la place Sainte-Anne. Ce drame réveille le souvenir d’autres drames. On voudrait pouvoir se dire : « plus jamais ça !». Comment ne pas comprendre et partager les nombreuses réactions d’émotion et de révolte face à cette violence gratuite et meurtrière ? Mais au-delà de l’émotion, une question : « que faire ? ». « Est-ce devenu banal ? » (Ouest-France 10 août), «Agressions à Rennes pourquoi est-ce si difficile d’y remédier ?» (OF 21 août).

Contrairement à ce que l’on veut parfois nous faire croire, ce ne sont pas des Rennais particulièrement grincheux, ni des partisans du « tout-sécuritaire », ni même forcément des habitants du centre ville qui s’interrogent. Ce sont des habitants qui aiment bien leur ville, qui ont le goût de la fête, qui n’ont aucune hostilité de principe à l’égard de l’équipe municipale en place, dont ils peuvent par ailleurs apprécier le travail.

Ils sont simplement désarçonnés par l’absence de réaction des responsables municipaux face à un climat qui peut glisser aussi facilement de l’incivilité à la violence. Un climat que l’on ne rencontre pas dans d’autres villes comparables pourtant moins réputées pour leur qualité de vie. Un climat qui affecte notamment (mais pas seulement) le cœur de ville à certaines heures du soir et de la nuit, contrastant singulièrement avec le charme et la vie des mêmes rues et des mêmes places pendant la journée.

Face aux revendeurs de drogue, la question est simple : voulons nous agir ? Si la réponse est « oui », alors nous le pouvons.

Venons en à l’un des cœurs du problème : le trafic de drogue. Il ne résume pas tout mais ses symptômes les plus visibles permettent d’agir. Car tout le monde a pu observer, à l’œil nu, que des endroits très circonscrits (Place de la République, Place Sainte Anne) en sont le théâtre privilégié. Par ailleurs, chacun sait qu’il y a au cœur de ces trafics de puissants intérêts financiers, un recours systématique à l’intimidation et finalement à la violence la plus sordide. Il faut avoir le courage d’agir.   

Lire la suite »


Résultats des élections européennes

Sur le vif, Tribune Libre 8 juin 2009

« Le résultats des élections européennes à Rennes, comme dans toute la Bretagne, traduit d’abord l’échec du parti socialiste.

Le mouvement d’opinion qui a sanctionné à l’échelle nationale un parti qui n’a pas su gérer ses divisions internes et n’a formulé aucune proposition claire sur l’Europe est évidemment l’une des causes de ce vote sanction.

Mais ça n’est pas la seule.

Au plan régional, choisir pour la Bretagne, une partisane du Non, c’était nier l’attachement des bretons à l’Europe.

Au plan local, la municipalité rennaise conduite par Daniel Delaveau, qui n’a pas démontré sa capacité à incarner une ambition nouvelle. n’offre aucun point de résistance. Son score s’effondre passant de plus de 46% au premier tour des municipales à moins de 20%. Ce résultat démontre que l’antisarkozysme systématique que l’on nous sert en toute occasion, y compris dans les débats municipaux, est un paravent qui ne protège pas l’équipe en place de ses propres faiblesses. Le résultat éloquent des Verts montre en revanche, que face à une équipe qui ne se renouvelle pas, il y a un besoin de respiration dans la ville.

Le score de l’UMP et des formations politiques unies dans la liste conduite par Christophe Béchu et où figurait la conseillère municipale du groupe Rennes Capitale Doris MADINGOU, est supérieur à celui du PS. Il doit encore progresser mais il nous donne désormais une  responsabilité toute particulière.

C’est à nous, principale formation d’opposition représentée au conseil municipal, qu’il appartient de répondre au besoin de respiration et de renouvellement qui s’est exprimé. Nous avons commencé d’y répondre. Nous allons amplifier notre action.

Nous le ferons en rassemblant ceux qui ont envie d’agir. Les résultats d’aujourd’hui leur montrent qu’ils ne sont pas seuls à vouloir réveiller la municipalité. Nous le ferons en faisant confiance  et en rassemblant les nouveaux talents de tous les horizons, qui ont une ambition pour Rennes. »

 Bruno CHAVANAT


Métro: « discuter des alternatives avant de débattre sur le tracé »

Sur le vif, Tribune Libre 27 janvier 2009

L’édito politique de la semaine: la « concertation »  sur le tracé de la « ligne B » de métro, l’augmentation des tarifs de stationnement en centre ville et le débat sur la vidéo surveillance.

Métro : un « plan B pour la ligne B » !

 Rennes Métropole organise une réunion d’information ce 27 janvier sur le tracé de la 2ème ligne de métro. Nous ne pouvons que nous réjouir de l’ouverture d’un débat avec les habitants. Cependant, il n’est pas organisé dans le bon ordre. La vraie question (qui continue d’être posée) est celle qui porte sur le choix même du Métro. Le tracé paraît être un problème plus qu’hypothétique, lorsque l’on sait que le financement de cette ligne B est en effet loin d’être assuré. Il nous paraît donc plus sérieux et plus concret de faire porter en priorité les discussions sur les solutions alternatives moins onéreuses (tramway), avant de soumettre à débat les modalités d’organisation d’une question dont tout démontrer qu’elle n’est pas réglée.

L’augmentation des tarifs de stationnement en centre ville pour limiter la circulation?

 La municipalité projette d’augmenter les tarifs de stationnement en centre ville pour y limiter la circulation. Pourquoi pas?  Le risque est cependant d’additionner les problèmes au lieu de s’employer à les résoudre. Car en procédant ainsi, on s’attaque uniquement aux conséquences et non  aux causes. En effet, la vraie question est qu’il n’y a pas aujourd’hui d’alternatives crédibles à l’automobile pour les habitants de la périphérie rennaise. Tant que la politique de transports se concentrera à l’intérieur des rocades, le flot de voitures en centre ville est destiné à rester important. Par conséquent, la mesure projetée risque de relever de la « fausse bonne idée ». 

Lever les tabous sur la vidéo protection

L’actualité dramatique de ces derniers jours est de nature à relancer le débat du recours à la vidéo protection (cf celui lancé par Ouest France). Le dispositif a fait la preuve de son efficacité dans d’autre Ville. A Rennes, il est déjà mis en oeuvre dans le métro et sur le réseau de bus. Il serait intéressant de l’élargir et de l’expérimenter dans les lieux à risque pour prévenir les « accidents stupides » et les « débordements intolérables« . 

 



Les voeux des élus « Rennes Capitale » en vidéo

Sur le vif, Tribune Libre 21 janvier 2009

Chacun(e) des élu(e)s du Groupe « Union pour Rennes Capitale » a enregistré un petit message vidéo pour présenter ses voeux. Retrouvez les dans le « mur » vidéos ci-dessous: