Ligne ferroviaire RENNES NANTES : Urgence!

Sur le vif, Tribune Libre 23 septembre 2009

Nantes et Rennes se reparlent. C’est heureux. Il est temps de sortir d’une vision réductrice suivant laquelle « collaborer avec Nantes, c’est se faire damer le pion par plus gros que nous ».

Cet état d’esprit a pourtant longtemps inspiré les élus rennais, dont le seul souhait était de faire grossir Rennes pour égaler Nantes. Une pure logique de compétition dont il fallait absolument sortir. Car elle menait, en réalité, à une impasse. Vu à l’échelle de l’Europe, nous avons un intérêt vital à unir nos forces plutôt qu’à les neutraliser. Espérons que le colloque qui vient de se tenir les 8 et 9 octobre sur la coopération Rennes-Nantes aura contribué à tourner une page.

Et maintenant, il faut regarder vers l’avenir.

La liaison ferroviaire ; un chantier qui a trop tardé et qui pourtant conditionne le reste

Des collaborations existent. Les universités, les entreprises, les hôpitaux n’ont pas attendu les maires des deux villes pour amorcer des relations fructueuses. Ca ne veut pas dire que l’action des collectivités est superflue. Elle est, au contraire, très attendue sur un chantier où elles seules peuvent donner l’impulsion nécessaire. Un chantier qui conditionne tout le reste. Un chantier, disons-le, qui a beaucoup trop tardé. Il s’agit de la liaison ferroviaire.

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Sécurité à Rennes : une question de volonté.

Sur le vif, Tribune Libre 27 août 2009

08_1117-policeLe 31 juillet, un jeune homme de 26 ans est mort après avoir été agressé, en pleine rue, par plusieurs personnes réunies contre lui dans le secteur de la place Sainte-Anne. Ce drame réveille le souvenir d’autres drames. On voudrait pouvoir se dire : « plus jamais ça !». Comment ne pas comprendre et partager les nombreuses réactions d’émotion et de révolte face à cette violence gratuite et meurtrière ? Mais au-delà de l’émotion, une question : « que faire ? ». « Est-ce devenu banal ? » (Ouest-France 10 août), «Agressions à Rennes pourquoi est-ce si difficile d’y remédier ?» (OF 21 août).

Contrairement à ce que l’on veut parfois nous faire croire, ce ne sont pas des Rennais particulièrement grincheux, ni des partisans du « tout-sécuritaire », ni même forcément des habitants du centre ville qui s’interrogent. Ce sont des habitants qui aiment bien leur ville, qui ont le goût de la fête, qui n’ont aucune hostilité de principe à l’égard de l’équipe municipale en place, dont ils peuvent par ailleurs apprécier le travail.

Ils sont simplement désarçonnés par l’absence de réaction des responsables municipaux face à un climat qui peut glisser aussi facilement de l’incivilité à la violence. Un climat que l’on ne rencontre pas dans d’autres villes comparables pourtant moins réputées pour leur qualité de vie. Un climat qui affecte notamment (mais pas seulement) le cœur de ville à certaines heures du soir et de la nuit, contrastant singulièrement avec le charme et la vie des mêmes rues et des mêmes places pendant la journée.

Face aux revendeurs de drogue, la question est simple : voulons nous agir ? Si la réponse est « oui », alors nous le pouvons.

Venons en à l’un des cœurs du problème : le trafic de drogue. Il ne résume pas tout mais ses symptômes les plus visibles permettent d’agir. Car tout le monde a pu observer, à l’œil nu, que des endroits très circonscrits (Place de la République, Place Sainte Anne) en sont le théâtre privilégié. Par ailleurs, chacun sait qu’il y a au cœur de ces trafics de puissants intérêts financiers, un recours systématique à l’intimidation et finalement à la violence la plus sordide. Il faut avoir le courage d’agir.   

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Résultats des élections européennes

Sur le vif, Tribune Libre 8 juin 2009

« Le résultats des élections européennes à Rennes, comme dans toute la Bretagne, traduit d’abord l’échec du parti socialiste.

Le mouvement d’opinion qui a sanctionné à l’échelle nationale un parti qui n’a pas su gérer ses divisions internes et n’a formulé aucune proposition claire sur l’Europe est évidemment l’une des causes de ce vote sanction.

Mais ça n’est pas la seule.

Au plan régional, choisir pour la Bretagne, une partisane du Non, c’était nier l’attachement des bretons à l’Europe.

Au plan local, la municipalité rennaise conduite par Daniel Delaveau, qui n’a pas démontré sa capacité à incarner une ambition nouvelle. n’offre aucun point de résistance. Son score s’effondre passant de plus de 46% au premier tour des municipales à moins de 20%. Ce résultat démontre que l’antisarkozysme systématique que l’on nous sert en toute occasion, y compris dans les débats municipaux, est un paravent qui ne protège pas l’équipe en place de ses propres faiblesses. Le résultat éloquent des Verts montre en revanche, que face à une équipe qui ne se renouvelle pas, il y a un besoin de respiration dans la ville.

Le score de l’UMP et des formations politiques unies dans la liste conduite par Christophe Béchu et où figurait la conseillère municipale du groupe Rennes Capitale Doris MADINGOU, est supérieur à celui du PS. Il doit encore progresser mais il nous donne désormais une  responsabilité toute particulière.

C’est à nous, principale formation d’opposition représentée au conseil municipal, qu’il appartient de répondre au besoin de respiration et de renouvellement qui s’est exprimé. Nous avons commencé d’y répondre. Nous allons amplifier notre action.

Nous le ferons en rassemblant ceux qui ont envie d’agir. Les résultats d’aujourd’hui leur montrent qu’ils ne sont pas seuls à vouloir réveiller la municipalité. Nous le ferons en faisant confiance  et en rassemblant les nouveaux talents de tous les horizons, qui ont une ambition pour Rennes. »

 Bruno CHAVANAT


Métro: « discuter des alternatives avant de débattre sur le tracé »

Sur le vif, Tribune Libre 27 janvier 2009

L’édito politique de la semaine: la « concertation »  sur le tracé de la « ligne B » de métro, l’augmentation des tarifs de stationnement en centre ville et le débat sur la vidéo surveillance.

Métro : un « plan B pour la ligne B » !

 Rennes Métropole organise une réunion d’information ce 27 janvier sur le tracé de la 2ème ligne de métro. Nous ne pouvons que nous réjouir de l’ouverture d’un débat avec les habitants. Cependant, il n’est pas organisé dans le bon ordre. La vraie question (qui continue d’être posée) est celle qui porte sur le choix même du Métro. Le tracé paraît être un problème plus qu’hypothétique, lorsque l’on sait que le financement de cette ligne B est en effet loin d’être assuré. Il nous paraît donc plus sérieux et plus concret de faire porter en priorité les discussions sur les solutions alternatives moins onéreuses (tramway), avant de soumettre à débat les modalités d’organisation d’une question dont tout démontrer qu’elle n’est pas réglée.

L’augmentation des tarifs de stationnement en centre ville pour limiter la circulation?

 La municipalité projette d’augmenter les tarifs de stationnement en centre ville pour y limiter la circulation. Pourquoi pas?  Le risque est cependant d’additionner les problèmes au lieu de s’employer à les résoudre. Car en procédant ainsi, on s’attaque uniquement aux conséquences et non  aux causes. En effet, la vraie question est qu’il n’y a pas aujourd’hui d’alternatives crédibles à l’automobile pour les habitants de la périphérie rennaise. Tant que la politique de transports se concentrera à l’intérieur des rocades, le flot de voitures en centre ville est destiné à rester important. Par conséquent, la mesure projetée risque de relever de la « fausse bonne idée ». 

Lever les tabous sur la vidéo protection

L’actualité dramatique de ces derniers jours est de nature à relancer le débat du recours à la vidéo protection (cf celui lancé par Ouest France). Le dispositif a fait la preuve de son efficacité dans d’autre Ville. A Rennes, il est déjà mis en oeuvre dans le métro et sur le réseau de bus. Il serait intéressant de l’élargir et de l’expérimenter dans les lieux à risque pour prévenir les « accidents stupides » et les « débordements intolérables« . 

 



Les voeux des élus « Rennes Capitale » en vidéo

Sur le vif, Tribune Libre 21 janvier 2009

Chacun(e) des élu(e)s du Groupe « Union pour Rennes Capitale » a enregistré un petit message vidéo pour présenter ses voeux. Retrouvez les dans le « mur » vidéos ci-dessous:


Bonne année

Sur le vif, Tribune Libre 5 janvier 2009

Les élus du groupe Union pour Rennes Capitale vous adressent leurs meilleurs voeux pour l’année 2009.

Nous aurons le plaisir de vous retrouver sur le site Rennes Capitale à partir du 12 janvier.

Bruno CHAVANAT, Françoise L’HOTELLIER, Benoit CARON, Michèle PAYEN-TOULOUSE, Bertrand PLOUVIER, Marie LOUIS, Jérôme NORMANDIERE, Doris MADINGOU


Welcome Mr President !

Sur le vif, Tribune Libre 10 novembre 2008

Depuis le 4 novembre dernier, Barack Obama, Sénateur de l’Illinois, est entré dans l’histoire. Il devient à 47 ans le premier président métis des Etats-Unis d’Amérique.

 

Mais Barack Obama peut-il devenir la denrée rare qui fait un grand président? Peut-il vraiment créer ce changement tant attendu? Au vu des nombreux chantiers qui l’attendent d’ici son investiture prochaine, le 20 janvier 2008, il va pouvoir le prouver.

 

Au terme d’une longue campagne de près de deux ans et pour laquelle le monde entier s’est passionné, les Etats-Unis ont fait le choix du changement et nous prouvent malgré tout ce que l’on peut penser d’eux qu’ils sont également un peuple porteur d’espoir. Un peuple qui semble avoir atteint la maturité nécessaire pour élire un président non-blanc pour faire face aux défis qui l’attende et montrer qu’il a la volonté d’y survivre.

 

Barack Obama a démontré sa capacité à convaincre et à inspirer l’importance d’avoir un président capable de mobiliser les foules, en particulier les jeunes dans ce pays qui a donné à la fois Walt Whitman et Abraham Lincoln.

 

Cependant

 

il ne représente plus une minorité depuis le 4 novembre 2008 ; il représente tous les Américains.

 

C’est d’ailleurs ce qu’il a toujours défendu tout au long de sa campagne.

 

Une fois l’euphorie de l’élection passée, il faut se concentrer sur les défis américains qui attendent le nouvel occupant de la Maison Blanche. Crise économique, guerre en Irak et en Afghanistan, saisies immobilières, surpopulation carcérale, immigration clandestine, pauvreté…la tâche s’annonce rude.

 

Obama va également devoir constituer son gouvernement, peut-être optera-t-il pour la formule Sarkozy? C’est à dire l’ouverture, ainsi dans les favoris on retrouve Chuck Hagel pour la Défense, sénateur républicain sortant du Nebraska, ou se murmure aussi le nom de Colin Powell. Affaire à suivre.

Une collaboration avec les Républicains semble inévitable et nécessaire pour sortir le pays de la crise et limiter les dégâts de la récession.

 

Ce qui est certain, c’est que l’Administration Obama va devoir envoyer des messages forts aux citoyens américains pour partir du bon pied et remporter rapidement les succès nécessaires à sa survie.

 

L’élection de Barack Obama à la tête de la première puissance du monde révèle différentes choses.

 

Tout d’abord la nation américaine a changé, elle est plus bigarrée. La génération Y -enfants nés entre 1982 et 2003- (qui remplace la génération X) exit les baby-boomers. Plus progressiste, plus métissée, c’est la jeunesse américaine qui a permis la victoire à Obama. L’histoire américaine montre que tous les quatre-vingt ans environ émerge une génération pour remettre sur pied le pays après une période de bouleversements provoqués par la ferveur d’une génération idéaliste. Il a eu une génération GI, aujourd’hui il y a la génération enfants du millénaire.

Ainsi en 1968, la victoire de Nixon inaugurait une ère marquée par sept victoires républicaines consécutives aux élections présidentielles (sauf Carter en 1976).

 

L’autre bonne nouvelle, le taux de participation. Grand pays à tendance abstentionniste, l’élection présidentielle à cette fois beaucoup mobilisée (+65%°) dont de nombreux nouveaux votants dans les différentes minorités surtout chez les Afro-américains. Beaucoup ont appris à voter et ont fait preuve de patience pour pouvoir exprimer leur suffrage (parfois 5h d’attente). Il faut dire que les campagnes sur l’importance du vote étaient importantes et ce depuis 2004.

 

La victoire de Barack Obama est bien sûr un grand espoir pour cette communauté qui voit dans le nouveau président la revanche d’un combat mené depuis les années 60 pour les Droits civiques. Bien qu’il ne soit pas fils d’esclave,

 

Obama est avant tout un symbole de réussite,

 

 il incarne l’American dream que certains pensaient disparu. Mais il faut nuancer, il ne s’est pas réellement exprimé sur les droits civiques durant sa campagne, il a préféré être le candidat de tous les Américains plutôt que celui d’une minorité.

Peu importe, pour beaucoup de militants de ce mouvement, il était déjà inespéré d’avoir un Afro-américain dans la dernière ligne droite de cette élection. Nombreux sont ceux qui ne pensaient pas vivre ce jour.

Obama est aussi un espoir pour les métis américains, longtemps sommés de n’appartenir qu’à un seul groupe. Ils commencent à revendiquer leurs origines multiraciales. Ils sont près de 7,3 millions d’Américains issus de deux races, soit 3% de la population et 6% des mariages célébrés sont mixtes. Pourtant nombreux sont ceux qui se revendiquent encore d’une seule origine, souvent pour des motifs personnels et non politiques. Cette problématique typiquement américaine peut être difficile à concevoir pour nous Français. Mais Barack Obama a montré qu’il est possible d’être Blanc et d’aimer sa famille Noire et d’être Noir et d’aimer sa famille Blanche.

Il réconcilie qu’on le veuille ou non l’Amérique avec son passé.

 

Finalement il n’est ni plus ni moins que le parfait produit d’une Amérique qui s’est transformée surtout depuis ces huit dernières années.

Mais une Amérique qui reste conservatrice, c’est son inclinaison naturelle : tolérance bien plus grande à l’égard des inégalités, un conservatisme culturel prononcé et un taux d’incarcération important, port d’armes légalisé et la méfiance envers l’Etat est grande. Les Républicains ont dominé la vie politique depuis quarante ans…

 

Obama devra alors gouverner au centre droit, il s’est d’ailleurs positionné contre le mariage homosexuel, parle de baisse des impôts, de Dieu et des pensions des anciens combattants et n’a surtout pas prononcé le mot « gauche » de sa campagne.

Le système politique restant ancré au centre-droit, en raison du veto présidentiel, des manœuvres d’obstruction parlementaire et du poids d’intérêts puissants, la moindre réforme nécessite une super-majorité. La Constitution a été rédigée pour que tout changement soit un processus long et réfléchi. Il est donc peu probable que Barack Obama s’y attaque pour modifier le jour des élections par exemple.

 

Tout est vraiment possible en Amérique! Désormais, chaque enfant, chaque citoyen, chaque nouvel immigrant le sait : tout devient possible en Amérique. Que la reconstruction américaine commence!

 

Bonne mandature à vous Monsieur le nouveau Président.