Revirement pour les uns, choix de mandat pour les autres, la politique de sécurité publique a fait des vagues au conseil municipal. ( Journal Ouest France, 20 janvier 2010)
Le raccourci – ce serait absurde de le nier – évoque, ici à Rennes, des images familières. Et en même temps, la formulation paraît décrire un enchaînement logique, une relation de cause à effet dans laquelle chaque terme appelle le suivant jusqu’à la biture par laquelle tout s’achève. Il faut être prudent dans la manière dont on pose les questions pour ne pas se laisser entraîner par elles dans des voies sans issue.
Tout a été dit sur la fête, sa fonction d’exutoire, sur le rôle irremplaçable et sacré de ce temps dans lequel le bonheur paraît à portée et la communion possible. Tout a été dit notamment par Bernanos, sur l’importance pour nos sociétés – et donc nos villes – de faire place à la fièvre de la jeunesse, sans laquelle le reste du monde claquerait des dents. Mais il n’y a aucune fatalité à ce que le chemin qui relie la fête à la jeunesse conduise, année après année, de plus en plus de jeunes en coma éthylique vers les urgences de l’hôpital.
La vérité c’est que cette spirale ne naît pas d’un excès de fête mais d’un manque. Admettre que la fête puisse être la juxtaposition d’ivresses individuelles, admettre que les jeudis soirs à Rennes doivent être la part du feu consentie, contre leur gré, par des habitants en mal de sommeil à l’énergie débordante de la jeunesse étudiante de la ville, c’est abandonner une dimension essentielle de la fête, le partage, l’échange, la rencontre.
La fête a une dimension communautaire essentielle. Les étudiants et les jeunes sont trop souvent traités par les pouvoirs publics comme des individus, pris isolément, dont il s’agirait de prévenir les comportements à risque, parce que les structures communautaires dans lesquelles ils s’insèrent sont jugées trop fragiles ou éphémères. Ce sont pourtant les organisations étudiantes, sportives, culturelles qu’il faut aider à structurer la fête, à en définir voire en contrôler les rites. Sans oublier que la communauté c’est aussi la ville. Et la ville, ce ne sont pas des tribus qui s’ignorent mais des richesses en partage, que protègent les lois – et donc les interdits – que la communauté se donne à elle-même. Ignorer les interdits, c’est bafouer la communauté, sans laquelle il n’y a pas de vraie fête. (Tribune de Bruno CHAVANAT dans le cadre du forum Libération, 21 mars 2009)
Ayant récupéré il y a quelques jours le DVD de l’émission « Le Grand Gallo » avec Bruno Chavanat pour invité, nous avons décidé de la mettre en ligne malgré le temps qui s’écoulé depuis sa première diffusion (2 mai 2008).
Le contexte: Karim Boudjema venait alors de démissionner du Conseil Municipal et Bruno Chavanat lui succédait à la tête du Groupe d’opposition. Quelques semaines après les élections municipales, il y campe alors, au fil des questions posées, les valeurs, le calendrier et le sens du travail du Groupe « Union pour Rennes Capitale ».
L’émission n’a rien perdu de son actualité quant aux analyses politiques qui y étaient formulées, aux objectifs, à la vision, et à la méthode présentées par le Président du Groupe « Union pour Rennes Capitale ». Il est même interessant de revoir le fil de l’action du Groupe et la mise en oeuvre de sa démarche à l’aune des intentions qui étaient exprimées il y a huit mois.
Merci à TV Rennes 35 pour son aimable autorisation.
Interrogé par Stéphane Besnier, Philippe Delacotte, Laetitia Cherbonnel et Edouard Maret, on trouvera au fil de cette première partie :
- Portrait, parcours de Bruno Chavanat par Philippe Delacotte
- Quel candidat aux prochaines élections municipales ? Réponse de Bruno Chavanat : « D’abord former un socle, refonder l’affirmation de nos valeurs, travailler sur la perception qu’en ont les Rennais, affirmer nos positions sur un ensemble de choix concrets et au terme de cette première étape, déterminer la personnalité qui conduira le projet d’alternance auprès des Rennais ».
- Le point sur l’influence de Pierre Méhaignerie sur la sphère politique à Rennes. « Il n’y a pas eu, contrairement à ce qui a pu être allégué, de « Yalta » entre Edmond Hervé et Pierre Méhaignerie« .
- Qui va déterminer les leaderships locaux dans les 6 années à Venir ? « Il faut donner localement la parole aux gens : les partis et les militants qui les font vivre doivent avoir toute leur place quant aux choix des personnes à qui les responsabilités sont confiées ».
La deuxième partie de l’émission. Un petit problème d’image dans le DVD de l’émission nous a vu la remplacer par le logo « Rennes Capitale » (tout en laissant le son) durant quelques instants vers la fin du document.
- L’expression des sensibilités au sein de la droite et du centre et au sein du Groupe ? « Un groupe solide et solidaire, où toutes les couleurs qui forment le spectre de la droite et du centre sont représentées. Pour autant, l’essentiel est d’être uni non pas sur des étiquettes mais sur des valeurs. Il s’agit de s’employer à les incarner et les faire vivre à travers le débat et des propositions qui parlent aux Rennais ».
- Le positionnement du Groupe « Union pour Rennes Capitale » par rapport aux débats politiques nationaux ? « Il est toujours plus difficile de revendiquer la réforme que d’être dans une posture qui distribue les bons et les mauvais points. Le Gouvernement est dans l’action. Les réformes ont été engagées sur de multiples fronts. Nous avons les épaules carrées, nous assumons ».
- Le positionnement du Groupe au plan local ? Opposition ? Minorité ? « On parle de minorité à Rennes Métropole et d’opposition dans le cadre de l’action municipale. C’est lisible. Il faut préparer l’alternance. Il faudra tôt ou tard donner à cette ville une nouvelle respiration, une nouvelle inspiration. C’est inscrit dans l’histoire. Nous continuerons de défendre les 4 grands thèmes que nous avons développés au cours de la campagne : faire de la politique l’affaire de tous, faire de la fraternité et de la solidarité l’affaire des citoyens. On a également l’envie commune de porter les valeurs du développement durable. Enfin, quelque chose qui ressemble à ce que nous représentons traditionnellement : l’initiative, le rayonnement, l’ouverture au monde. Nous pensons qu’il faut faire confiance aux énergies qui s’expriment à Rennes, dans l’Université, le monde de l’entreprise, la culture, etc. »
- Voulez vous être maire de Rennes un jour ? Président de Rennes Métropole ? « … Et pourquoi pas ? Pour la seconde question, tout dépend à vrai dire des configurations. Il est difficile de théoriser dans l’abstrait sur la question du cumul des deux fonctions ».
Un extrait (coupé-monté) du JT « Infos 35 » du 16 janvier 2008. Au cours du sujet consacré au vote du budget de Rennes Métropole lors de sa réunion de la veille, Bruno Chavanat est interviewé sur le doublement de l’impôt ménage. Il y redit son opposition, considérant qu’une « collectivité qui est riche (Rennes Métropole a vu ses recettes augmenter de 50% en 5 ans) doit commencer par faire des efforts avant d’en demander aux autres». (citoyens, communes). (TV Rennes 35, Infos 35 du 16 janvier 2009).
Un sujet du journal de Tv Rennes 35 du mardi 10 décembre, consacré aux débats intervenus la veille au Conseil Municipal à propos de la délibération portant sur la modification de la circulation des bus dans l’hyper centre.
Pour l’opposition (qui a voté contre) il s’agit dans la forme d’un dossier imprécis, sans réelle concertation. Sur le fond, le projet sur lequel le conseil s’est prononcé ne fait que déplacer le problème, en créant de nouvelles nuisances. Certains riverains constitués en association s’étaient mobilisés pour assister au conseil et faire valoir les arguments et solutions alternatives contenus dans une pétition qui a reçu à ce jour 400 signatures (TV Rennes 35, Infos 35 du 10 décembre 2008).
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