Rythmes scolaires : mieux vaut réussir en 2014 qu’échouer en 2013

Non classé 21 février 2013

Bruno CHAVANAT, déposera, au nom du groupe Union pour Rennes Capitale, une proposition de délibération en ce sens au Conseil Municipal du 18 mars prochain.

Gérard Collomb, le maire de Lyon, vient de décider le report de la réforme des rythmes scolaires à la rentrée 2014. Le motif ? « Plutôt que de rater la réforme en 2013, on va la réussir en 2014 ». La municipalité rennaise ferait bien de s’inspirer de cette formule frappée au coin du bon sens.

En visant 2013, la municipalité semble poursuivre un seul but : être dans les premiers à mettre en œuvre une réforme du Gouvernement. Au regard de l’enjeu pour les enfants, pour leurs familles et pour l’école, est-ce une raison suffisante ? On peut en douter. Il y a au contraire deux bonnes raisons d’avancer en prenant le temps nécessaire.

-       1ère raison : On ne fera pas de réforme sans associer ceux qui la mettront en œuvre. Il faut donc prendre le temps de la concertation. Notamment pour les activités extra-scolaires : quand ? avec qui ? à quel coût pour la ville ? Et pour les familles ?… Cela nécessite de soumettre les scénarios aux parents, aux enseignants, aux associations qui interviennent dans les écoles, de prendre en compte les réactions et les propositions… A quatre mois des vacances d’été, la ville n’a pas commencé de proposer le moindre scénario.

-       2ème raison : Si l’on veut réussir la réforme, il faut donner leur chance aux idées nouvelles, dans le public comme dans le privé. Il faut faire confiance aux équipes éducatives, qui ont besoin d’un peu plus de liberté et d’un peu moins de circulaires. Quelle le sera la meilleure organisation de la journée ? Quelles activités marcheront le mieux dans les temps extra-scolaires ? Comment optimiser la collaboration entre les écoles et les intervenants extérieurs ?  A toutes ces questions, on répondra d’autant mieux que des expérimentations auront été menées, par des équipes éducatives volontaires, et ensuite évaluées. Pour cela, un an ne sera pas de trop.

Suivant qu’elle sera une année de préparation et d’expérimentation, ou une première année à marche forcée, l’année 2013-2014 peut pencher dans le sens de la réussite ou de l’échec.

La ville doit se prononcer sur un éventuel report avant le 31 mars. Le groupe Union pour Rennes Capitale proposera donc le 18 mars, au conseil municipal de Rennes de choisir la réussite en 2014 plutôt que l’échec en 2013.


Notre site participatif : laparoleauxrennais.org

Non classé 26 janvier 2013

« Parce que nous aimons notre ville,
Parce nous croyons à la capacité d’initiative des habitants,
des associations et des forces économiques,
Parce qu’en 2014 un changement est possible.
Nous voulons redonner la parole aux Rennais
Ensemble, prenons-en les moyens »

Bruno Chavanat.

Dès maintenant, postez vos commentaires sur :

laparoleauxrennais.org


Redonnons la parole aux Rennais

Non classé 25 janvier 2013

Le discours de Bruno Chavanat à l’occasion de la cérémonie de présentation de vœux  du groupe Union pour Rennes Capitale

Chers amis,
Au seuil de 2013, je voudrais vous souhaiter le meilleur. Ces cérémonies de vœux sont un rendez-vous rituel pour se dire des mots d’espoir, des mots bienveillants, des mots chaleureux. C’est un moment où on porte un regard attentif sur l’autre en tant que personne indépendamment de sa situation sociale, de son âge ou de ses affinités. Tout ceci peut paraître conventionnel. Moi je crois au contraire que nous avons profondément besoin de ce temps là et de ces mots là. Pour reprendre souffle. Pour renouveler notre regard. Pour reprendre confiance ensemble dans notre capacité à inventer l’avenir.

L’avenir justement, nous sommes là pour en parler. Et on va même en parler en trichant un peu. Car ce soir je voudrais vous parler bien sûr de 2013 mais d’une année 2013 qui va durer un peu plus de 12 mois, qui va même durer 14 mois, les 14 mois qui nous séparent de mars 2014.

Chers amis j’ai décidé de lancer ce soir devant vous et avec vous la campagne qui va nous conduire vers les élections municipales de mars 2014.

J’ai décidé de lancer ce soir devant vous et avec vous le mouvement qui doit nous conduire et qui va nous conduire à remplacer l’équipe qui gouverne cette ville depuis bientôt 40 ans.

Car nous avons un rendez-vous en 2014. Pour la première fois depuis longtemps, plusieurs signaux nous annoncent en même temps que la victoire est enfin possible.

Le premier signal est celui du renouvellement des personnes. Quand le maire de Rennes décide d’arrêter au bout d’un mandat, quelque soit les motifs personnels de son choix –que je respecte- cela veut dire qu’il n’y a plus de vision à long terme, que nous sommes dans une phase de transition. Le bateau a certes navigué en mode « pilote automatique » sur la lancée de l’ère Hervé. Mais aujourd’hui, j’ai acquis la conviction que l’équipe municipale en place n’a plus d’élan, plus de cap.

Un autre signal nous vient de l’effondrement du discours antigouvernemental que la municipalité a cultivé pendant 10 ans à tout propos avec un cynisme à toute épreuve. Le PS est aujourd’hui au pied du mur. Il a dénoncé hier le désengagement de l’Etat. Aujourd’hui il fait pire. Il a annoncé le redressement productif. Mais c’est l’impuissance quand PSA plonge. Il a fait croire qu’il n’en voulait qu’aux riches. Mais il s’attaque aux heures sup des petits salaires et aux retraites de tout le monde. J’ai acquis la conviction que 2014 sera l’année de l’effet boomerang !

Enfin il y a les multiples signaux de la lassitude des Rennais, quelque soient leurs opinions politiques, vis-à-vis de l’arrogance d’élus enfermés dans leurs certitudes, qui croient tout savoir et qui n’écoutent plus.

Chers amis, savons nous écouter ces signaux ? Voulons-nous les prendre au sérieux et nous mettre vraiment en marche ? C’est la question que les Rennais se posent. C’est la question qui m’est souvent posée. C’est la question qu’ils nous posent collectivement. Et bien, je vous invite à y répondre avec moi à partir de ce soir.

Pour cela il y a deux préalables.

Le premier préalable, c’est l’unité. Vous le savez d’expérience, quand nous nous divisons, nous le payons cher. Quand nous nous unissons nous sommes plus forts. Nous l’avons vécu par le passé et encore récemment au niveau national. Nous l’avons vécu aussi à Rennes dans le passé. Sans unité, nous n’avons aucune chance que les Rennais nous entendent et nous fassent confiance.

Aujourd’hui, nous avons la chance d’être unis. Cette unité, nous la devons notamment à la volonté, à l’intelligence et à l’esprit de coopération de ceux d’entre vous qui ont un engagement dans nos différentes formations politiques. Je veux saluer tout particulièrement mes amis Loïck Le Brun et Bertrand Plouvier, qui ont tous deux œuvré depuis de longs mois pour que nous partions dans l’unité. Et je voudrais aussi saluer Dominique de Legge, président de l’UMP 35 et Thierry Benoit, président de l’UDI 35 qui nous font l’amitié d’être là ce soir.

Cette unité sera un socle. Chacun sait que dans une élection municipale, il n’y a pas des dizaines de choix possibles. Il n’y en a que deux. En 2014, il y aura le choix entre le système PS en place et le choix du renouveau. Notre unité sera le socle du renouveau. Ce socle doit être solide. Mais il doit être ouvert. Ouvert éventuellement à d’autres organisations politiques dont les sensibilités sont, sur bien des sujets rennais, très proches des nôtres, je pense notamment au Modem ou au Parti Breton. Ouvert surtout à tous les Rennais qui aiment leur ville qui aspirent au renouveau et qui souhaitent que leur parole soit à nouveau écoutée.

Car le deuxième préalable, celui qui doit être une préoccupation incessante au cours des prochains mois, c’est de redonner la parole aux Rennais.

Je voudrais vous le dire à vous qui êtes là, parce que vous êtes des amis et parce que vous allez faire route avec nous dans l’aventure des municipales, le mot d’ordre que vous voyez affiché dans cette salle n’est pas un slogan publicitaire. Ce n’est pas un mot d’ordre de circonstance.

C’est d’abord une question d’honnêteté. Les Rennais en ont ras-le-bol de cette communication qui dégouline d’argent public gaspillé à faire semblant. 50 000 euros pour chaque caravane des quartiers, 1,5 million pour VivaCité, sans compter toutes les pseudo-concertations sur des décisions déjà prises.  Toute cette communication de façade ne sert en réalité qu’à augmenter le sentiment de frustration des Rennais par rapport à leurs élus. Le mécontentement sur la concertation a bondi de 50% entre 2010 et 2012, c’est-à-dire au même rythme que les dépenses de communication.

C’est ensuite une question d’efficacité. Croyez-vous que nous serons entendus par les Rennais si nous ne commençons pas par nous mettre à leur écoute ? Personnellement, je ne le crois pas. Si nous voulons faire remonter la participation aux élections, qui est très basse à Rennes –notamment dans l’électorat qui nous est favorable- alors il faut que nous prenions la peine de connaître vraiment les attentes des habitants. Il faut donc leur redonner la parole.

C’est finalement une affaire de conviction. On le voit bien, il y a deux philosophies très différentes. Les élus et le système PS ont la conviction que la vitalité de Rennes tient avant tout aux décisions qu’ils prennent. Dans leur esprit, tout procède du politique. Les emplois créés, la façon dont les gens se déplacent, se logent, éduquent leurs enfants, font leurs courses… et sans doute devra-t-on bientôt remercier l’adjoint aux sports des résultats sportifs de Rennes en coupe de France. Dans cet esprit, il leur suffit d’informer les habitants de ce qui est bon pour eux. Mais leur donner vraiment la parole à quoi bon ?

Ma conviction est que Rennes souffre de cet aveuglement d’une équipe qui est là depuis tellement longtemps qu’elle a le sentiment d’être au centre de tout, qu’elle veut contrôler tout, qu’elle a peur pour son pouvoir, qu’elle finit par se méfier des initiatives qui lui échappent.. En redonnant la parole aux Rennais, nous prendrons le parti inverse. Celui d’accompagner et de libérer les énergies rennaises.

Alors oui redonnons la parole aux Rennais. Pas en général, pas de façon anonyme. Mais en particulier, en écoutant leurs préoccupations, en allant rencontrer ceux qui nous entourent là où ils vivent, là où ils travaillent, où ils font du sport, où ils éduquent leurs enfants, dans les transports, dans les commerces, dans les maisons de retraite.

Redonnons la parole aux jardiniers de la plaine de Baud, aux habitants des prairies Saint-Martin et à tous ceux qui pensent que la nature en ville, ce n’est pas seulement l’affaire d’urbanistes parisiens mais que cela peut être aussi le fruit de l’initiative et de l’engagement quotidien des habitants eux-mêmes.

Redonnons la parole aux habitants du Blosne et de Villejean pour qui la cohabitation avec certaines familles étrangères n’est pas toujours facile mais qui ne trouvent jamais personne avec qui en parler. Et donnons aussi la parole à des associations qui font, sans attendre d’aide, un travail remarquable pour la rencontre des cultures et des religions.

Redonnons la parole aux habitants de Bourg l’Evêque, de la Bellangerais, du Gast et de bien d’autres lieux encore pour qui le délaissement des centres  commerciaux de quartier c’est du lien social qui se perd.

Redonnons la parole aux clubs sportifs pour définir avec eux les conditions d’une vraie ambition sportive pour Rennes.

Redonnons la parole aux communautés éducatives du public et du privé, aux familles, aux associations sportives et culturelles pour que la réforme des rythmes scolaires cesse d’être un projet venu d’en haut et soit au contraire l’occasion d’innover au plus près des attentes des familles.

Redonnons la parole à ceux qui portent une ambition pour l’université et pour l’économie rennaise.

Redonnons la parole à tous ces habitants et ces professionnels pour qui la politique anti voiture s’impose sans concertation, sans solution de rechange pour se déplacer, pour stationner

Redonnons la parole à tous ceux qui subissent les hausses d’impôts locaux et qui ont du mal à comprendre le dérapage sans fin du coût du couvent des Jacobins.

Redonnons la parole à ceux qui ont pour leur quartier des ambitions et des projets, à tous les acteurs du lien social et du lien entre les générations.

Redonnons la parole à tous ceux que la municipalité ne veut pas entendre et à tous ceux dont l’initiative et l’énergie fait vivre Rennes.

Redonner la parole aux Rennais, c’est bien par là que nous devons commencer.  Ce n’est pas forcément une tâche facile. Mais ça peut être une aventure passionnante. Elle demande de l’engagement.  Chacun d’entre nous peut y apporter sa contribution à sa mesure. Elle demande du temps et c’est pourquoi nous allons prendre au moins 6 mois pour nous y consacrer pleinement. C’est enfin une aventure que nous ne mènerons à bien que parce que nous avons une équipe d’animation et une méthode de travail.

L’équipe, elle a commencé de se mettre au travail. Autour de Bertrand PLOUVIER, qui, avec l’aide de Philippe TREUVEUR coordonnera l’action dans les quartiers, d’Aude BOUVET, qui va piloter le projet, de Marie LOUIS qui aura en charge la communication, de Loick et Bertrand qui assurent la coordination politique en tant que porte paroles.

Ce noyau a déjà commencé de s’élargir grâce à un certain nombre d’entre vous qui ont souhaité apporter leur compétence dans un domaine particulier ou leur disponibilité pour agir dans leur quartier.

Aude et Bertrand vous diront tout à l’heure très pratiquement comment chacun d’entre vous pourra s’inscrire dans cette démarche et dès ce soir nous faire part de son intérêt et de sa disponibilité. Soit pour contribuer au projet et préparer le programme du mandat municipal. Soit pour réfléchir et agir à l’échelle de son quartier.

La méthode elle va reposer, dans les huit mois qui viennent, sur deux outils très simples que nous allons mettre à la disposition des Rennais.

Un premier outil est disponible dès aujourd’hui. C’est un blog destiné à recueillir les remarques, les critiques et les propositions pour la ville. Son nom « laparoleauxrennais.org » dit, très simplement, ce pour quoi il est fait.

Un second outil a vocation à être communiqué aux Rennais dans le courant du mois de mai. C’est un questionnaire. Nous le préparerons avec les équipes thématiques et les équipes de quartier. Et nous le distribuerons tous ensemble dans toutes les boites aux lettres de Rennes au mois de mai.

Entre temps, les groupes de travail par thèmes et par quartier s’organiseront chacun à leur rythme.

A la fin juin, un temps fort nous permettra de faire le retour de tout ce que nous aurons recueilli et entendu. Et fin août début septembre, nous publierons un petit livre pour dire aux Rennais : voilà ce que nous avons entendu. Voilà les attentes auxquelles nous souhaitons répondre dans le programme qui sera développé début 2014 au moment où la phase la plus active de la campagne démarrera.

Chers amis, nous le savons tous le contexte est difficile.

Le contexte international, nous le voyons en Algérie et au Mali, le contexte national, avec un Gouvernement empêtré dans ses contradictions,  mais aussi le contexte  breton et rennais. Le chômage est reparti à la hausse. Et notre tissu économique, jusqu’alors plutôt épargné, risque de devoir affronter la tempête.

Dans  ce contexte, nous allons nous mobiliser. Je vous propose  d’avancer avec la détermination et l’envie de ceux qui aiment leur ville, qui ont confiance dans ses atouts et qui ont envie qu’on leur redonne la parole. Je vous propose de vous engager chacun à votre mesure. L’enjeu en vaut la peine.

Je vous souhaite une bonne année 2013, je nous souhaite une très bonne année.

Je vous souhaite une bonne santé, je nous souhaite une très bonne santé, nous en aurons besoin.


Rythmes scolaires : non au passage en force

Non classé 23 janvier 2013

Communiqué de presse de Bruno CHAVANAT

Conseiller Municipal de Rennes

Président du groupe Union pour Rennes Capitale

Le conseil municipal s’est prononcé lundi soir sur le « préambule au Projet éducatif local ». Ce document expose des objectifs de réussite éducative pour les élèves des écoles primaires de Rennes. A ce stade, bien évidemment nous sommes favorables. Mais une politique se juge sur les décisions prises et pas seulement sur le préambule !

Or la décision non concertée de la municipalité rennaise de passer à la semaine de 4,5 jours dès 2013 est précipitée et malvenue.

Les élus rennais n’ont décidément pas tiré les leçons de la bourde de Vincent Peillon annonçant, dès sa nomination, la semaine de 4,5 jours en 2013 sans avoir pris l’avis de personne.

Pourtant chacun sait que dans ce domaine plus que dans d’autres, le temps de la concertation est indispensable.

Concertation avec les parents qui sont les premiers concernés par l’éducation de leurs enfants.

Concertation avec la communauté éducative, dont l’envie de réforme sera vite contrariée si la réforme s’impose d’en haut.

Concertation avec les associations, qui vont devoir renoncer aux activités du mercredi matin.

Concertation ici à Rennes avec l’enseignement sous contrat, privé ou bilingue, car on imagine mal des rythmes différents entre ces deux réseaux et le réseau public.

Dans ces conditions, fixer comme préalable l’obligation d’aboutir dès 2013, c’est s’obliger à passer en force. C’est renoncer à convaincre

C’est la raison pour laquelle, en marge des discussions sur les bonnes intentions du préambule du PEL, nous avons choisi d’interpeller la municipalité. Mieux vaut réussir en 2014 que bâcler en 2013. Mieux vaut être attentifs au rythme des élèves rennais que de vouloir jouer les bons élèves dans la classe du professeur Ayrault !


Cérémonie de présentation des voeux du groupe Union pour Rennes Capitale

Non classé 8 janvier 2013


Réaction à l’annonce de la candidature de Nathalie Appéré aux municipales de Rennes

Non classé 20 décembre 2012

Communiqué de presse de Bruno CHAVANAT
Conseiller Municipal de Rennes
Président du groupe Union pour Rennes Capitale

L’engagement pris au mois de juin par Nathalie Appéré devant les Rennaises et les Rennais aura tenu à peine plus de 6 mois.

A tous ceux dont elle est la représentante à l’Assemblée nationale,  en principe jusqu’en 2017, elle vient d’annoncer qu’elle n’hésitera pas à passer à autre chose dès 2014 si les circonstances le permettent.

A tous les Rennais devant lesquels elle s’est publiquement engagée à ne pas cumuler les mandats, elle démontre aujourd’hui que son mandat de députée lui sert de marchepied pour tenter d’accéder à la mairie. Et si demain on lui demandait d’être ministre, que ferait-elle ?

Les Rennaises et les Rennais n’attendent pas de leurs élus qu’ils déroulent un plan de carrière au gré des opportunités.

Les Rennaises et les Rennais n’attendent pas non plus du système PS, qui gouverne la ville depuis 35 ans, le candidat ou la candidate qui saura le mieux préserver ses intérêts parce qu’il ou elle en est le produit le plus pur.

Ce dont Rennes et les Rennais ont aujourd’hui besoin c’est un candidat et une équipe à l’écoute de leurs préoccupations quotidiennes, capable de sortir de la tour d’ivoire du pouvoir municipal, pour donner à la ville un nouveau souffle et une nouvelle ambition.

C’est ce à quoi nous préparons et que nous proposerons à l’ensemble des Rennaises et des Rennais dès le 24 janvier prochain.


Monseigneur Jullien : un homme libre, une parole exigeante

Non classé 10 décembre 2012

Communiqué de presse

de Bruno Chavanat

et des conseillers municipaux du groupe Union pour Rennes Capitale

Bruno Chavanat, au nom des élus du groupe Union pour Rennes Capitale salue la mémoire de Monseigneur Jullien. Sa mort affectera les chrétiens mais aussi tous ceux qui se souviennent de la parole exigeante d’un homme libre. Sur les questions de société comme sur la famille, Monseigneur Jullien n’a jamais hésité à témoigner, parfois à contre courant de la pensée dominante. De ce point de vue, il demeure un exemple.

Affaibli par la maladie, il a donné un témoignage de fidélité et d’humilité. En terminant son existence chez les petites sœurs des pauvres au milieu de ceux que notre société oublie trop souvent, il aura vécu jusqu’au bout suivant les valeurs qui ont éclairé sa vie.


Convention de gestion de la DSP transports

Non classé 22 novembre 2012

Conseil d’agglomération du 22 novembre 2012

Interventions de Bruno Chavanat sur la Convention de gestion de la DSP transports

Le choix entre les deux offres ne s’impose pas d’évidence compte tenu de la qualité de l’une et de l’autre. Cette qualité est d’ailleurs à mettre en rapport avec l’importance du travail réalisé par les services de Rennes Métropole dans la négociation avec les deux prestataires au cours des derniers mois.
Mais il faut départager et trois critères principaux doivent être pris en compte : le coût, la qualité, l’innovation.

-          1/ LE COUT. Globalement, les deux offres ne satisfont que très moyennement les attentes que l’on peut avoir sur la maitrise des coûts du transport public dans l’agglomération.

  • D’une part, ces coûts sont alourdis par les travaux du métro
  • D’autre part, l’offre qu’il est proposé de retenir (Kéolis) n’apporte que de faibles améliorations de productivité
  • Par ailleurs, l’offre qu’il est proposé de retenir (Kéolis) anticipe la prise en charge par Rennes Métropole, du fait de l’augmentation de la gratuité sociale, d’une hausse non négligeable des coûts.
  • Enfin, à ce stade tous les investissements à la charge de Rennes Métropole ne sont pas évalués.

Le résultat c’est que l’on va vers un renchérissement global (par le prix et la fiscalité) du prix du transport public, alors même que la DSP ne couvre pas la période concernée par la deuxième ligne de métro.

-          2/ LA QUALITE de L’OFFRE. Autrement dit : quelle est l’offre qui répond le mieux aux attentes de la population aujourd’hui et demain? De ce point de vue, il existe une vraie différence entre les deux propositions.

  • L’offre de Kéolis est une offre de continuité conforme à la desserte actuelle moyennant quelques évolutions.
  • L’offre de Véolia présente l’intérêt particulier de développer davantage les lignes suburbaines. Ainsi que le rapport l’indique, cette offre  se situe dans une perspective stratégique. Elle répond à une exigence structurelle et de long terme, qui est de rattraper le retard de la part modale des transports en commun hors du noyau urbain. Il faut rappeler à cet égard que 70% des déplacements entre Rennes et les communes de Rennes Métropole continue de se faire en voiture avec les conséquences que l’on sait sur les bouchons en entrée de ville. C’est là que sont les besoins importants. Alors certes, l’accroissement de l’offre suburbaine (STARWAY pour les deux lignes BHNS et KORRIDOR pour les pénétrantes du noyau urbain) a un coût d’entrée, car c’est une offre qui ne fait pas que correspondre aux besoins immédiats constatés. C’est une offre qui a vocation à faire évoluer les pratiques. Mais à ce titre elle est intéressante.

-          3/ L’INNOVATION.

  • Dans ce domaine, les deux offres apportent certaines réponses que l’on peut considérer comme intéressantes et novatrices. Mais les points d’effort ne sont pas les mêmes.
  • Kéolis propose un certain nombre d’innovation concernant l’information du voyageur, la billetique, l’open data, les sites internet et les réseaux sociaux. Tout ceci n’est pas négligeable.
  • Mais l’offre Véolia parait porter l’accent sur des transformations plus fondamentales des pratiques, assez cohérentes d’ailleurs, avec sa proposition de développer l’offre suburbaine. Sa logique est clairement multimodale. Elle offre au voyageur de la métropole une solution de transport globale intégrant des partenariats avec les acteurs du covoiturage (covoiturage+ et Cityroul) le concept d’Escales qui prévoit des arrêts multimodaux le long des KORRIDORS, des abris vélos sécurisés, des parkings relais partagés avec les commerces. Or c’est bien la question que nous devrions nous poser ce soir : Comment intégrer mieux la gestion des transports publics dans un système de mobilité durable, dont les bus et le métro ne seront qu’un aspect ?