Voeux de Rennes Capitale

Non classé 25 janvier 2012

Bruno Chavanat

Conseiller Municipal – Président du groupe Union pour Rennes Capitale

et

Benoît Caron, Chrystèle Jouffe, Françoise L’Hotellier, Marie Louis, Doris Madingou, Michèle Payen-Toulouse, et Bertrand Plouvier

Conseillers Municipaux

vous convient

avec l’association Projets pour Rennes Capitale

à la cérémonie des

voeux de Rennes Capitale


le vendredi 27 janvier à 18h30

à la MJC Le Grand Cordel – 18 rue des Plantes – face à l’église Saint-Augustin

35700 Rennes

Réponse souhaitée :

rennes.capitale@yahoo.fr


Agir face à la crise : l’esprit de responsabilité plutôt que l’outrance

Non classé 16 janvier 2012

La crise ne nous épargne pas. Les difficultés sont inégales selon les secteurs. Elles sont en moyenne moins lourdes que dans d’autres régions. Mais les symptômes sont pourtant bien là : baisse de l’emploi industriel à PSA, augmentation du nombre des personnes en situation de précarité, pour ne prendre que deux exemples clairement perceptibles. A la clé un double sentiment. Sentiment d’impuissance face aux dérèglements financiers et à la concurrence des pays à bas coûts de production. Sentiment d’injustice pour ceux qui se trouvent pris dans la nasse d’un licenciement collectif, de difficultés financières ou d’un chômage qui n’en finit pas.

Agir face à la crise, c’est combattre l’impuissance et l’injustice. Mais on ne peut pas agir n’importe comment ni dire n’importe quoi. Or on a l’impression désagréable que les élus en charge de la ville de Rennes et de la Métropole soufflent le chaud et le froid selon les circonstances et les publics.

Comment ne pas s’indigner, par exemple, du choix délibéré d’instrumentaliser les difficultés que vivent certains en mettant en scène -sous couvert d’une scénographie esthétiquement et techniquement remarquable- une présentation caricaturale et politicienne à souhait de la crise ? On a vu ainsi tourner en boucle pendant toutes les fêtes de Noël sur le fronton de la mairie de Rennes la vision de la crise que Daniel Delaveau a voulu faire partager à des spectateurs rennais et métropolitains pour le moins partagés : Sarko et sa famille au tribunal de l’histoire avant que les pétales de rose du PS ne viennent nous sortir du cauchemar de la crise. A qui s’adresse le message et dans quel but ?

Agir face à la crise, c’est avoir une attitude à peu près inverse à ce que suggère ce message. C’est affronter les réalités sans outrance, avec détermination et le souci de rassembler. C’est panser nos plaies par un effort de solidarité accru mais aussi songer à rebondir.

Or nous avons des atouts et des leviers d’action. Citons en trois qui sont complémentaires par leur effet sur l’emploi et leur effet dans le temps.

-          les dépenses de relance et les investissements publics. Ils ont joué un rôle d’amortissement décisif des effets immédiats de la crise (qu’auraient été les difficultés de la filière automobile sans le plan de soutien gouvernemental de janvier 2009 ?). Les investissements publics de nos collectivités jouent aussi cette fonction, qui est importante, même si elle ne peut pas se substituer à long terme à l’investissement productif notamment industriel.

-          la formation au service de l’emploi. Que les formules générales ne nous dispensent pas d’agir concrètement. Ainsi la « formation tout au long de la vie ». Très belle idée à condition qu’elle débouche sur l’emploi. Près 2500 entreprises artisanales ferment leurs portes chaque année en Bretagne faute de repreneurs : il y a urgence à concentrer des efforts de formation pour éviter les pertes d’emplois qui en résultent.

-          une stratégie de développement économique qui valorise davantage la place de Rennes en Bretagne. Agir face à la crise c’est aussi voir loin et large. Pour cela nous avons un outil majeur à construire : le projet de développement d’un nouveau centre économique breton autour du quartier de la gare à Rennes. EuroRennes doit devenir EuroBreizh. Bien plus qu’un quartier commercial de centre ville, c’est un centre de décision, d’innovation et d’échanges à l’échelle de la Bretagne, qu’il faut imaginer avec tous les bretons.

Pour agir collectivement face à la crise, nous espérons et voulons croire que le dérapage du message de Noël était une erreur. Il est d’ailleurs dommage qu’aucun élu ne se soit exprimé publiquement pour le reconnaître. Car il est tellement plus utile de nous rassembler sur les chantiers nombreux qui permettront de conserver à la fois le dynamisme de Rennes Métropole et l’emploi de chacun.


Spectacle de l’Hôtel de Ville

Non classé 22 décembre 2011

Une communication digne

des Pays de l’Est

C’est Noël. La façade de l’hôtel de ville est enchantée par des tableaux de lumière époustouflants. Sur la place de la mairie, la foule est assez nombreuse même sous la pluie. Et chacun aspire à se laisser emporter par un conte qui s’annonce comme une féérie filtrée par un regard d’enfant. Mais attention : les contes ne protègent pas de la violence. Ici c’est la violence de la crise, de l’argent roi, du capitalisme oppresseur. Et bien entendu, Il faut un méchant, une figure diabolique, un coupable. Dans le spectacle de cette fin d’année 2011, le moins que l’on puisse dire c’est que la municipalité Delaveau n’y va pas par quatre chemins. A la mi-temps du spectacle, le coupable est désigné : il s’appelle Nicolas Sarkozy. Certes ce n’est pas lui qui passe au tribunal, ce sont ses deux fils : Jean, chevelure blonde, plus vrai que nature et Louis le cadet rebaptisé « Louis d’or ». L’intention du spectacle n’est d’ailleurs jamais dissimulée. Tous les clichés de l’antisarkozysme sont convoqués à l’appui d’une idée simple : Sarkozy c’est l’argent et l’argent c’est la crise, le « cauchemar » et la destruction. On assiste d’ailleurs en direct à la destruction de notre superbe mairie par des guerriers aux couleurs de Bouygues armés d’un « bouclier fiscal » et dont le cri de guerre est « gagner plus pour gagner plus » ! Les images sont superbes, la musique envoutante mais le scénario ne fait pas dans la finesse. Plus la ficelle est grosse….

En définitive, on ne saisit bien le sens de ce canardage en règle que par les effets de contraste que suggère la scénographie. Car après la description de l’apocalypse sarkozienne vient la douceur socialiste. Après le déluge et la terreur, c’est une pluie de roses –à l’image de l’emblème du PS- qui vient rétablir le bonheur. Tandis que le héros perturbé (tout comme le spectateur) vient se faire consoler à l’endroit même du bureau du maire (on croit  rêver !).

De tout temps, le pouvoir a cherché à utiliser l’art au service de son image. Louis XIV l’avait montré de brillante manière. Et plus récemment les pays de l’est dans un art officiel moins inspiré. On croyait ces méthodes révolues. A l’heure où le regretté Vaclav Havel est parti vers d’autres cieux, on aurait aimé qu’il nous redise ce qu’il pensait du pouvoir qui utilise l’art pour sa propre promotion. Face à des méthodes aussi clairement manipulatrices, sans doute aurait il dit : « citoyens rennais indignez vous ! ».


Extension de Rennes Métropole

Non classé 6 décembre 2011

Un projet à deux cornes mais qui n’a ni queue ni tête

« La volonté de Laillé de rejoindre Rennes Métropole est compréhensible et respectable » a indiqué Bruno Chavanat lors du Conseil municipal du 5 décembre. Mais il est temps que le Président de Rennes Métropole se détermine en fonction d’un projet territorial cohérent et pas seulement au gré des demandes des uns et des autres. Aujourd’hui Daniel Delaveau s’apprête à dire oui à l’entrée des communautés de communes de Bécherel et de Saint-Aubin d’Aubigné dont l’extrémité se trouve à 50 km du centre de Rennes. Mais dans le même temps ni Melesse, ni Liffré, ni Noyal sur Vilaine n’adhèrent. Si l’on suit le maire de Rennes, la future carte de l’agglo c’est deux cornes au nord et au nord-est : un projet sans queue ni tête !


TNB – rapport d’activité 2010 : nous restons et resterons vigilents !

Non classé 5 décembre 2011

Intervention de Françoise L’Hotellier lors du Conseil Municipal du lundi 5 décembre 2011 :

Monsieur le Maire,

Chers collègues,

Lors du conseil municipale de septembre, nous vous avions rappelé notre attachement au TNB, tout en précisant que nous serions vigilent sur sa gestion et ceci particulièrement en temps de crise où nous nous devons d’être particulièrement économe et rigoureux dans l’attribution des subventions.

Le rapport d’activité 2010 que vous nous présentez ce soir  nous montre que le nombre d’abonnés reste stable, que les spectateurs pour le cinéma est en augmentation (+15%), mais que celui des spectateurs pour le spectacle vivant est en diminution conséquente (-8%) et particulièrement pour les spectacles gérés par le TNB en tourné (-23%). Cela représente une diminution de chiffre d’affaire de -421.146 €. Ce n’est pas rien ! Et cela mérite réflexion pour en connaître la cause et essayer d’y remédier.

Monsieur Jouquand nous l’explique par l’exceptionnel succès de « la dame de chez Maxime » en 2009, qui a lui seul, avait fait augmenter les recettes de 300.000 euros. Ce succès nous laisse penser qu’en élargissant la programmation a des auteurs plus « populaires, » on pourrait sans perdre son âme gagner des spectateurs ? -ou bien doit-t-on diminuer les tournés ?-

D’autre part, vous justifiez une partie du déficit du résultat d’exploitation de -82.829 euros par la baisse des subventions de l’Etat et du Conseil Général. Permettez-moi de vous rappeler le rôle essentiel de l’Etat aux côtés du TNB : celui-ci a très largement contribué à financer les travaux de rénovation à hauteur de 3.645.000 euros. L’Etat a joué pleinement son rôle en subventionnant un tel investissement, plutôt qu’en subventionnant le fonctionnement de cet équipement.

Enfin, l’augmentation du capital de 92.000 euros, en grande partie financée par des actions au profit de la ville de Rennes, ne pourra pas se répéter tous les ans ! Il faudra sans doute trouver d’autres sources et moyens de financement, comme le Mécénat qui pour l’instant ne figure pas dans les comptes.

Je vous remercie.


ZAC Alma : donner de la cohérence à l’une des rares perspectives urbaines

Non classé 14 novembre 2011

Monsieur le Maire,

Mes chers collègues,

Il y a bientôt dix ans, lors des premières délibérations soumises au Conseil municipal au sujet de ce qui allait devenir la ZAC Alma, il nous avait semblé que le projet qui sous-tendait la création de la ZAC était intéressant et nous n’avions pas hésité à le dire.

Deux objectifs sous-tendaient le projet, qui nous paraissent essentiels non seulement à l’échelle du quartier mais à l’échelle de la ville. Je les rappelle, il s’agissait :

-          de donner de la cohérence à l’une des rares perspectives urbaines qui relient le centre et le sud de la ville

-          de concilier densité et qualité urbaine et architecturale dans une véritable avenue de centre ville qui est appelée à substituer à un simple axe de circulation un lieu vivant et attractif.

Ces objectifs, qui sont toujours d’actualité, qui sont même devenus encore plus importants compte tenu de la proximité du secteur d’aménagement EuroRennes, peut on dire que les décisions opérationnelles qui sont prises au fil des ans y sont fidèles ?

A vrai dire, de moins en moins. Et la délibération qui nous est soumise aujourd’hui, parce qu’elle nous invite à « prononcer par une déclaration de projet, l’intérêt général de l’opération de la ZAC de la rue de l’Alma », doit nous conduire à ouvrir les yeux sur une évolution qui ne répond pas aux objectifs de départ. Là où on nous promettait  cohérence et qualité, nous avons aujourd’hui de multiples incohérences et un déficit préjudiciable de qualité architecturale et urbaine.

*           *           *

Mais avant de revenir sur le contenu du projet, je voudrais m’arrêter sur des questions de méthode.

Car il y a dans les trois décisions qui nous sont soumises un bien curieux télescopage.

Passe encore que vous sollicitiez en une seule fois l’approbation de toutes les étapes de la procédure :

-          approbation de l’intérêt général du projet ;

-          demande de déclaration d’utilité publique ;

-          demande d’arrêté de cessibilité (c’est-à-dire demande d’autorisation à engager les expropriations),

là où normalement on procède étape par étape – c’est-à-dire que l’on commence par s’assurer de l’intérêt général du projet et de son utilité publique avant d’envisager des expropriations ;

Mais ce qui est nettement plus curieux, c’est que vous nous demandez de nous prononcer sur l’intérêt général du projet alors que les travaux ont déjà commencé !

Comment voulez-vous que les habitants concernés fassent confiance à votre volonté de concertation, alors que, au moment même où l’enquête publique se déroule, c’est-à-dire par définition bien en amont d’une éventuelle déclaration d’utilité publique ou de la déclaration de projet, la société Territoires, à laquelle la ville a confié l’aménagement, commence déjà les travaux ?

Comment voulez vous que nous approuvions ici une déclaration de projet, dont le code de l’environnement rappelle à son article L. 126-1 qu’ « En l’absence de déclaration de projet, aucune autorisation de travaux ne peut être délivrée », alors que les travaux en question sont déjà bien avancés ?

Indépendamment des risques juridiques évidents qu’elle présente, cette politique du fait accompli à laquelle vous vous livrez n’est évidemment pas admissible pour notre assemblée, dont les délibérations sont vidées de leur sens.

*           *           *

J’en viens au contenu du projet et à la physionomie générale de l’axe Alma, tel qu’elle commence d’apparaître sous nos yeux.

Vous aviez annoncé Cohérence et Qualité, nous n’apercevons ni la cohérence ni la qualité que les habitants du quartier et de la ville appellent pourtant légitimement de leur vœux.

La cohérence annoncée, c’est celle :

-          d’un « projet d’ensemble, à même de composer une entrée de ville de qualité et de mieux fédérer les quartiers traversés » (délibération CM du 14 mai 2002) ;

-          d’une avenue qui « garantirait une continuité de traitement depuis le pont de l’Alma jusqu’au boulevard Clémenceau » (délibération CM du 14 mai 2002).

Nous en sommes loin !

Parce que l’axe Alma n’est traité de manière cohérente ni dans sa longueur, ni dans sa largeur ni dans sa profondeur.

-          Dans sa longueur, ce n’est pas « une continuité de traitement depuis le pont de l’Alma jusqu’au boulevard Clémenceau » mais un traitement partiel, qui fait l’impasse sur le segment situé entre la rue Ginguené et le pont de l’Alma.

En fait d’ « avenue urbaine » qui « fédère les quartiers traversés », c’est un axe qui commence, au sud, par un verrou au niveau du boulevard Clémenceau et pour lequel on vient de nous annoncer au nord, sur l’ilôt Paul Féval, une tour de 100 mètres de haut, sans aucune concertation, sans aucune cohérence avec le projet d’axe Alma, sans aucune cohérence non plus avec la présence de la prison des femmes, que la tour surplomberait, sur laquelle elle offrirait une vue plongeante, et avec laquelle, finalement, il y a fort à redouter qu’elle soit tout simplement incompatible pour d’évidentes raisons de sécurité.

-          Dans sa largeur, le projet de requalification de l’axe Alma se heurte  en partie nord sur sa rive est, à la prison des femmes sans que vous ne vous employiez à traiter le problème de front, c’est-à-dire en intégrant la prison dans une réflexion globale d’aménagement du secteur.  C’est une réserve que nous avons exprimée à de nombreuses reprises. Or la seule chose que vous nous ayez annoncée à ce sujet en commission d’urbanisme, c’est un projet de déplacement de quelques mètres en arrière de l’enceinte de la prison ! Hypothèse évidemment complètement irréaliste pour des raisons physiques –compte tenu de l’épaisseur du mur-, pour des raisons financières – compte tenu du coût que cela représente-, pour des raisons patrimoniales –compte tenu de l’intérêt de ce mur d’enceinte- et pour des raisons fonctionnelles –lies au service pénitentiaire tant que la prison est là.

Dans sa largeur toujours, l’axe Alma est traité de manière dissymétrique. Un axe ne peut pas être envisagé dans le long terme en ne pensant que l’une de ses rives. Vous aviez la possibilité d’envisager un traitement cohérent de la rive ouest et de la rive est, puisque sur une partie de l’axe, c’est la ZAC Rabelais Rouault qui borde la rue, en face de la ZAC Alma. En fait de cohérence, la ZAC Rabelais Rouault offre une muraille minérale d’immeubles serrés les uns contre les autres sans caractère et sans aucun recul de l’alignement qui permettrait de faire respirer l’axe de manière équilibrée des deux côtés.

-          Dans sa profondeur enfin, l’aménagement de l’axe n’a pas été réfléchi de manière véritablement cohérente avec le quartier pavillonnaire qui l’entoure. Chacun sait que la construction d’immeubles pénalise les habitations individuelles situées à proximité pour des raisons d’ensoleillement et de co-visibilité.

Est-ce une raison pour ne jamais faire d’immeubles dans des quartiers majoritairement pavillonnaires ? Non évidemment. Mais cela suppose d’organiser la couture urbaine entre les deux zones d’habitat, notamment par une dégressivité du bâti qui assure une certaine harmonie. Et cela suppose aussi d’informer clairement les habitants concernés –pas seulement les voisins immédiats- des perspectives à long terme pour le quartier.

Or à l’évidence, le quartier sud gare, largement pavillonnaire est sous le coup d’une évolution qui ne dit pas son nom et qui ne s’affiche pas clairement. Comment imaginer que l’on ait demain avec EuroRennes la plus grande densité de la ville cohabitant avec l’une des densités les plus faibles ? La cohérence serait de nous dire comment cela peut s’envisager non seulement à proximité des axes mais aussi dans la profondeur du tissu pavillonnaire. L’incohérence c’est de ne rien dire, c’est aujourd’hui de traiter – comme c’est le cas pour la ZAC Alma- avec plus ou moins d’indifférence ou avec plus ou moins de compassion les habitants les plus voisins et demain de laisser faire la pression naturelle des intérêts et des promoteurs. C’est ce que nous ne voulons pas et c’est ce que les habitants redoutent.

Vous aviez annoncé de la cohérence. Vous n’êtes pas au rendez-vous des promesses de cet aménagement.

Vous n’êtes pas non plus au rendez-vous de la promesse de la qualité.

Vous allez nous faire regretter le temps du Professeur  Chapuis – je veux dire de notre bien aimé collègue Chapuis- qui n’a cessé de répéter que « Qualité et densité ne s’opposent pas nécessairement »,  que « le 16ème arrondissement de Paris, réputé le plus chic est également le plus dense de la capitale », que l’on peut oser densifier en offrant plus de logements à plus de population sans dégrader et même en améliorant l’attractivité d’un quartier. Mais ceci à une condition, c’est de rechercher la qualité, en particulier la qualité architecturale, la qualité des façades et des alignements, qui donnent son caractère à un quartier ou – comme ici- à une avenue, à un axe structurant.

Il serait injuste de dire que vous n’êtes pas capable d’envisager et de réaliser cet effort de qualité. On peut dire que vous l’avez fait dans les constructions à la fois denses et de qualité du Mail. C’est en partie la conception initiale de JY Chapuis mais vous vous êtes vous-même inscrit dans cette ligne pour les immeubles les plus récents et ceux à venir (Immeuble Jean Nouvel).

Par ailleurs, il serait faux de dire que qualité est incompatible avec la construction de logement sociaux. Une preuve inverse en a été donnée notamment au square  Lucien Rose.

Rien n’interdit donc de faire de la qualité alors même que l’on construit plus dense pour accueillir plus de monde. Au contraire, c’est même une exigence fondamentale. Plus on densifie, plus la qualité doit être au rendez-vous.

Malheureusement, ce n’est pas cette logique que vous avez pris en compte et commencé de mettre en œuvre sur l’axe Alma. La ZAC Rabelais Rouault, en vis-à-vis de la ZAC Alma en est l’illustration. Je le disais tout à l’heure, façades minérales, sans originalité, répétant sur toute la longueur à l’identique le même dessin, sans recul ni ouverture sur la ville si ce n’est de petits passages où l’on aperçoit simplement la promiscuité entre deux séries de fenêtres de deux immeubles voisins. Mieux que des mots, ce sont des photos ou une promenade sur l’étroit trottoir de la rive est de la rue de l’Alma qui est éloquent et permet de se rendre compte.

En réalité vous avez fait du Saint-Jacques de la Lande.  Vous avez répété la même erreur. Vous avez négligé les façades visibles des axes. Elles sont ici répétitives et peu avenantes là où vous promettiez une avenue urbaine de qualité. Vous avez négligé le fait que la qualité doit être visible, attirante pour l’œil, créatrice de convivialité dès l’abord et pas seulement dans les parties privatives.

Je sais bien que le maire de Saint-Jacques de la Lande est désormais le référent en chef de l’urbanisme du centre de Rennes. Que c’est lui auquel vous avez confié les clés de l’aménagement d’EuroRennes. Que c’est encore lui, en tant que PDG de Territoires, qui aménage la ZAC Rabelais  Rouault. Et que c’est à nouveau lui qui aménage la ZAC Alma. Mais était-ce bien une raison ?

Je vous remercie.


Troisième tour géante à Rennes

Non classé 19 octobre 2011

Un effet d’annonce sans concertation, sans contenu et sans cohérence

Et voilà qu’une tour géante sort du chapeau de M. Couet, l’élu de Rennes Métropole, maire de Saint-Jacques de la Lande et aménageur en chef du centre ville de Rennes !

Pour l’aménagement du futur quartier EuroRennes, autour de la gare, toutes les idées sont naturellement bienvenues. Mais quand le responsable du projet lui-même annonce, d’un coup, un « nouveau repère visuel » sous la forme d’une tour géante implantée à quelques mètres de la prison des femmes, on est en droit de s’attendre à un projet sérieux, concerté, réfléchi.

Las ! Ce qui nous est présenté parait bien loin de tout cela ! Nous assistons au contraire à un effet d’annonce sans concertation, sans contenu et sans cohérence.

Une concertation au niveau zéro : l’aménagement d’EuroRennes est en principe dans le débat public. Or le projet présenté a de moins en moins de rapport avec l’esquisse environnementale du « paysage construit » soumise au Conseil de Rennes Métropole et présentée aux habitants. Par son impact important, le principe d’une tour géante sur l’ilot Paul Féval est pourtant le type même d’évolution qui devrait être soumise à la concertation. Non seulement à l’échelle du quartier mais de la ville. Il n’en est rien.

Toujours aussi peu de contenu : Répétons le : EuroRennes peut être un excellent projet pour préparer Rennes à 1 h 30 de Paris. Mais la hauteur des bâtiments ne fait pas un projet. Plutôt que de céder aux sirènes des promoteurs, la municipalité de Rennes et Rennes Métropole devraient d’abord dire quel équipement phare tirera l’ensemble vers le haut. EuraLille dispose d’un équipement culturel majeur. Nous manquons d’un symbole fort de l’entrée en Bretagne. Nous pourrions tout aussi bien valoriser sur le site notre excellence universitaire et en matière de recherche. Mais nous n’entendons parler pour l’instant que de m² de logements et de surfaces commerciales. Singulier manque d’ambition et de contenu !

Enfin, comment ne pas s’interroger sur le manque de cohérence entre le projet annoncé et le remarquable ensemble constitué par la prison des femmes qui sera situé à quelques mètres. Voilà des années que nous déplorons l’inertie et le manque total d’initiative de la ville pour intégrer la prison des femmes au projet urbain de Rennes. Le projet EuroRennes ne l’intègre même pas dans son périmètre ! Il est pourtant urgent de la prendre en compte si nous voulons dessiner pour demain un futur centre ville sud qui soit digne du patrimoine et des ambitions de la ville et ne déçoive pas les attentes des Rennais.


La Newsletter Rennes Capitale : des nouvelles fraîches pour la rentrée !

Non classé 17 octobre 2011

Chers amis,

Plusieurs d’entre nous l’avaient demandée : la voilà ! La Newsletter Rennes Capitale vous informera désormais plus directement, plus régulièrement et de manière plus conviviale sur l’actualité municipale, vue avec « un autre regard sur la ville ».

Une fois par mois, en un coup d’oeil, vous aurez ainsi accès à l’essentiel. Les principaux débats du conseil municipal, le chiffre, le fait ou l’image qui permet de mieux comprendre, mais aussi la phrase qui fait mouche et l’angle de vue que vous ne trouverez pas ailleurs : ce sera le menu de la Newsletter Rennes Capitale.

Cette lettre sera un lien entre nous. Vous y trouverez les principaux rendez-vous auxquels l’association Projets pour Rennes Capitale propose de vous associer.

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