En cette rentrée, Bruno CHAVANAT revient sur les rendez-vous importants qui vont marquer l’actualité rennaise dans les mois à venir.
Bruno CHAVANAT a récemment interpellé le Ministre de l’Intérieur sur les inquiétudes de nombre de nos concitoyens suite aux annonces gouvernementales faites cet été après les graves incidents intervenus à Grenoble.
Bruno Chavanat revient sur les trois jours de la caravane de quartier installée sur les bords du canal Saint-Martin. S’ils n’ont pas dissipé le malaise des habitants, ils permettent cependant de s’interroger : à quoi sert une « caravane de quartier » ?
La grogne des commerçants sur le problème du stationnement actuel et à venir sur la Mail François. Mitterrand révèle les premières lacunes du projet de réaménagement.
A l’occasion de la séance budgétaire, Bruno CHAVANAT est revenu sur le nouvel effort financier demandé par la Ville aux Rennais et sur la réalité des concours de l’Etat aux collectivités locales. (Journal Ouest France, 15 mars 2010)
Le direction de la maison de retraite Saint-Cyr redoute le voisinage de L’Abri, nouveau centre d’hébergement d’urgence.
La question des transports dans l’agglomération rennaise : vers une organisation globale des réseaux
La deuxième ligne de VAL et le projet de RER rennais sont deux voies envisagées pour développer les transports collectifs dans l’agglomération rennaise. Ces projets ont en commun leur coût élevé et leur échéance lointaine. Seront-ils suffisants pour améliorer la part des transports collectifs dans les déplacements ? On peut en douter, notamment pour les quartiers et des communes qui se trouvent à l’écart des lignes de VAL et de l’étoile ferroviaire.
Les transports collectifs rennais sont confrontés à des difficultés croissantes de circulation sur l’ensemble des voiries pénétrantes, notamment dans les secteurs situés entre la deuxième ceinture et la rocade. Si aucune solution n’est trouvée, ces difficultés comportent à terme le risque de désaffection par les usagers.
Cette problématique rend d’autant plus surprenant le désintérêt manifesté par Rennes-Métropole à l’égard du concept de Bus à Haut Niveau de Service (BHNS). Inspiré par le bus rapid transit américain, le BHNS se caractérise par un véhicule routier de type bus circulant en site propre. Il peut être guidé ou non guidé, à motorisation thermique, électrique ou hybride. Par une approche globale incluant le matériel, les infrastructures et l’exploitation, le BHNS assure un niveau de service supérieur aux lignes de bus conventionnelles (fréquence, vitesse, régularité, confort, accessibilité) et comparable à celui du tramway. Ce mode de transport collectif est plus souple et moins coûteux : de 2 à 10 millions d’euros par kilomètre de site propre, contre 13 à 22 millions pour le tramway.
Des BHNS ont été mis en service notamment à Caen, Nancy, Rouen, Maubeuge, Lorient, Nantes et en Ile-de-France. Des projets sont à l’étude dans d’autres villes. Rennes-Métropole aurait dans ses cartons deux projets de quatre kilomètres au total vers Chantepie et Saint-Jacques. Ce manque d’ambition est inexplicable : le BHNS permettrait de mettre en œuvre rapidement, à un coût raisonnable une desserte performante des communes de l’agglomération rennaise non desservies par l’étoile ferroviaire.
Sans attendre la fin de la décennie, il convient de se tourner vers des solutions de ce type, permettant de développer l’offre à l’intention des habitants de toute l’agglomération. Un TCSP coûteux et limité à la ville-centre ne permettra pas, à lui seul, de réduire l’usage de la voiture particulière. Les transports collectifs rennais doivent être dorénavant intégrés dans une réflexion globale concernant les déplacements sur l’ensemble de l’aire urbaine. Il convient de définir une organisation globale et à long terme des réseaux, en concertation avec toutes les collectivités concernées (département et région) et dans des conditions de coût supportables. Les choix de transport collectif doivent évidemment s’accompagner de réflexions visant à développer également les modes de transport « doux » : marche à pied et bicyclette.
Pour l’association « Projets pour Rennes Capitale »
Pierre GUSDORF et Antoine CRESSARD






















