par Pierre GUSDORF (pierre.gusdorf@gmail.com)
Sondage après sondage, la presse se fait complaisamment l’écho de cette notable exception française : le pessimisme. Ce manque de confiance en l’avenir qui affecterait nos compatriotes donne lieu régulièrement à des analyses variées. Leur point commun est de mettre immanquablement en avant la défiance à l’égard de la politique, des politiques. Est-ce aussi simple ?
Curieusement, deux points ne sont jamais évoqués par les commentateurs :
- L’inculture du compromis politique : depuis 1958, notre pays n’a plus connu de gouvernement de coalition entre grands partis. Schématiquement, c’est toujours « droite contre gauche » et réciproquement. De ce fait, toute politique gouvernementale est systématiquement jugée nocive par l’opposition. Tendance aggravée par la prégnance d’une idéologie manichéenne d’héritage marxiste. Les points de convergence sont exceptionnellement rares et vécus honteusement. L’actualité fournit un bon exemple avec la « règle d’or » de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux : celle-ci embarrasse au plus haut point le parti socialiste, qui désapprouve vigoureusement cette mesure jugée sarkozyste tout en expliquant laborieusement qu’il la mettra en place s’il parvient au pouvoir. Comment l’électeur pourrait-il avoir une vision claire de l’avenir quand toutes les propositions ou décisions d’un camp sont systématiquement démolies par l’autre camp ?
- Le rôle de la presse : ce n’est pas nouveau, les médias s’attachent à ne parler que des trains qui n’arrivent pas à l’heure. Les « faut que ça rate » : ainsi De Gaulle surnommait-il déjà certains journalistes. Cette tendance s’est considérablement aggravée ces dernières années : défaitisme, catastrophisme, misérabilisme sont aujourd’hui le credo d’une presse dont les acteurs paraissent torturés par la mauvaise conscience des privilégiés. Au point que l’homme de la rue évoque fréquemment sa réticence à allumer radio ou télévision de peur de n’entendre que de mauvaises nouvelles. Par surcroît, le milieu des journalistes d’actualité est largement dominé par les idées de gauche[1]. Comment s’étonner dans ces conditions que la politique des derniers gouvernements ait été systématiquement présentée sous un jour sombre et néfaste par la quasi-totalité des médias ?
Le phénomène s’auto-alimente par les enquêtes d’opinion qui mettent en évidence l’efficacité de ce système de démolition et constituent un élément supplémentaire de déprime, donnant lieu à un supplément de sombres analyses.
La presse ne se remet jamais en cause à l’occasion de ce triste constat. Etonnant, non ?
[1] Fait démontré par le célèbre sondage de l’institut SCP réalisé en février 2001 paru notamment dans l’hebdomadaire Marianne – cf http://archives.contrepoints.org/IMG/pdf/www-contrepoints-org_La-veritable-pensee-unique.pdf).










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Même en Bretagne (où la pluie, comme on le dit quelquefois en des termes plus familiers, «choisit ses cibles»…) les panneaux photovoltaïques permettent de produire une « électricité verte » à des conditions tout à fait intéressantes.
Le tri sélectif sollicite beaucoup les efforts des collectivités qui en ont la charge. C’est vrai à Rennes métropole comme ailleurs. A la maison, les esprits ont évolué et les pratiques aussi. Mais le sait-on? Les déchets ménagers, dont la communauté d’agglomération de Rennes a la charge de la collecte et du traitement ne constituent qu’une faible part des déchets produits au total. En France, chaque année, près d’un milliard de tonnes de déchets sont produits (850 millions de tonnes exactement). Or les déchets ménagers ne représentent que 4%, contre 40% pour les déchets du BTP. Bien souvent les matériaux issus de la démolition des batiments et ouvrages sont refourgués en vrac pour construire des routes, sans que l’on se préoccupe de récupérer les composants métalliques, minéraux ou plastiques qui les composent.Il y a là pourtant un gisement considérable de recyclage.





