La Maison de quartier de Maurepas victime de son indépendance

Intervention de Bertrand PLOUVIER

Conseil Municipal du 5 juillet 2010

 

Monsieur le Maire,

Cher(e)s Collègues,

 

Noyée au milieu de cette délibération, vous en profitez pour enterrer en catimini la Maison de quartier de Maurepas sans que pour autant il y ait eu un débat contradictoire sur l’intérêt de priver, une nouvelle fois, les rennais d’un équipement de quartier.

En totale contradiction avec vos promesses de campagne de soutien aux associations, mais dans la droite ligne de votre politique de destruction des équipements de proximité, cette délibération signe l’arrêt de mort de la Maison de Quartier de Maurepas.

Lire la suite »


ZAC Maurepas-Gayeulles : priorité à la densification urbaine

Intervention de Bertrand PLOUVIER

Conseil Municipal du 5 juillet 2010

 

Monsieur le Maire,

Cher(e)s Collègues,

 

Le quartier Maurepas est aujourd’hui un quartier majeur de la ville, avec ses 21 000 habitants et 9 200 résidences.

Votre volonté d’y restructurer de manière importante la ZAC doit en être à la hauteur. Il en va de son avenir.

Ce quartier doit répondre à plusieurs questions.

Lire la suite »


Fermeture de la Maison de quartier de Maurepas

Bertrand PlouvierIntervention de Bertrand PLOUVIER

Conseil Municipal du 7 décembre 2009

 

Monsieur le Maire,

Mes chers Collègues,

 

« La diversité des associations rennaises est un atout. La ville doit encourager les associations dans leurs projets et leur donner les moyens de les réaliser » (Programme municipal de Daniel DELAVEAU).

Henri QUEILLE disait :  » Les promesses n’engagent que ceux qu’ils écoutent. » 

De nombreux Rennais doivent aujourd’hui s’en mordre les doigts.

Votre programme a deux niveaux de lecture : la théorie et la pratique.

La théorie en mars 2008 c’est :

  • « Poursuivre la politique de mise à disposition des locaux pour les pôles associatifs de quartier. »
  • « Continuer à accompagner la construction de locaux à vocation associative et socioculturelle en développant notamment les petits équipements de proximité qui favorisent les liens entre les associations et soutiennent les initiatives des habitants. »

En pratique, cela se traduit aujourd’hui par de graves atteintes à la démocratie locale et au lien social dans les quartiers avec des conséquences dramatiques. 

Lire la suite »


Maison de quartier de Maurepas : la ville traite les associations avec brutalité mais ne propose pas d’alternative concrète pour l’animation des quartiers

communiqueNe nous méprenons pas, ce qui est en cause dans le renvoi sans ménagement d’une association de quartier et l’annonce brutale de la Maison de quartier de Maurepas, ce n’est pas principalement les prétextes budgétaires avancés.

Bien sûr, le bâtiment de la maison de quartier a vieilli et devra être modernisé. Il est par ailleurs souhaitable de veiller à ce que l’argent public versé aux associations soit utilisé de la meilleure manière possible. Mais cette leçon que la ville assène aux habitants de Maurepas, à travers leur maison de quartier, a des limites. Dans un quartier qui connaît des difficultés sociales particulières, un effort particulier restera nécessaire. C’est une question de solidarité que l’on ne peut pas balayer d’un revers de main, comme le fait M. Préault, en utilisant un ratio trompeur rapportant l’argent versé par la ville au seul nombre d’adhérents.

En réalité, sous prétexte budgétaire, nous assistons à une double remise en cause.

Remise en cause de la gestion associative d’un équipement de quartier. Au fond, le principal défaut de cette association n’est-il pas d’avoir su résister sur certains points au tout puissant M. PREAULT, l’adjoint à la communication de M. DELAVEAU ?

Remise en cause d’un équipement de proximité situé au cœur d’un quartier dont il incarne une partie de l’histoire. Après Carrefour 18 et la Maison bleue, c’est en moins d’un mois le troisième équipement de quartier menacé de disparaître. Mais quelle cohérence avec les promesses que l’on nous faisait il y a moins de deux ans pendant la campagne électorale où l’on nous promettait de maintenir des « locaux à vocation associative et socio-culturelle en développant notamment les équipements de proximité qui favorisent les liens entre les associations et soutiennent les initiatives des habitants » ? 

Tout ceci au nom d’une étude qui a convaincu M. PREAULT « qu’il va falloir réorganiser complètement l’offre de service à la population »… Pour l’avenir, c’est donc le brouillard. Pour le présent, c’est un équipement de quartier qui disparaît à court terme et 14 salariés avec !


Maurepas : un nouveau «Relais de quartier – Rennes Capitale »

Et de deux ! Samedi 16 mai dernier, Bruno CHAVANAT en compagnie de Bertrand PLOUVIER est allé à la rencontre des habitants du quartier de Maurepas. Ce fut l’occasion de présenter et d »installer le deuxième « Relais de quartier Rennes Capitale » après celui de Cleunay.

Ce samedi, c’est au centre commercial du Gast que se tient la rencontre. Plusieurs sujets sont abordés : arrivée du métro au Gast, urbanisme et également insécurité, rénovation du centre commercial du Gast. Un sujet sensible dans ce cœur de quartier en attente d’une rénovation qui ne vient pas. « Voilà bientôt 10 ans qu’on nous promet la rénovation de la place, qui le mériterait bien ! » se désole un commerçant. Les animateurs du Relais de quartier ont à cœur de se mettre à l’écoute : ils se retrouveront tous les mois, pour exprimer leurs propositions et rencontrer les acteurs du quartier. Vous pouvez les rejoindre. (Le Rennais, Expression des groupes politiques, juin 2009)


L’esprit des «Villages dans la ville» face au «bourrage urbain»

 

Si l’accueil de nouveaux habitants nécessite de reconstruire la ville sur elle-même, la question de la densification des quartiers, compte tenu des risques de « bourrage urbain » qu’elle contient, ne peut être envisagée sans discernement ni concertation.

Tels ne sont pourtant pas les choix de la majorité. A Maurepas, par exemple, lors du dernier conseil de quartier, l’élu qui présidait la réunion a confirmé la suppression de deux voies de circulation, sur quatre sur l’avenue de Rochester, sans que le sujet donne lieu à débat avec l’assistance présente. Or, le projet de création de logements sur l’avenue Rochester n’est pas sans poser de nombreuses questions:

- Congestion de la circulation sur l’avenue Rochester, déjà très encombrée,

- Augmentation de la pollution et des nuisances sonores,

- Impact sur le « vivre ensemble » : la densification urbaine invite à intégrer les conséquences attendues sur physionomie et la vie du quartier.

 Les habitants du quartier se mobilisent aujourd’hui pour que soit préservées l’identité et la qualité de vie du quartier. Certains ont fait circuler une pétition en ce sens, d’autres se sont constitués en association.

 Nous pensons que la croissance démographique de la ville et les enjeux de développement durable qui interdisent qu’elle s’étende à l’infini, sont moins une contrainte qu’une formidable opportunité pour repenser l’organisation de la ville et des quartiers qui la composent. Cette réflexion ne pourra se faire contre ni sans les habitants concernés et intéressés.

 Nous avons toujours défendu l’idée qu’en matière de logement, les enjeux quantitatifs devaient s’accompagner d’une réflexion « qualitative ». Au-delà de la qualité des logements (esthétique, pratiques, économie d’énergie…), c’est en effet l’ensemble du quartier qui doit être envisagé et aménagé à « échelle » et « visage » humains.

En somme, l’esprit de quartier et le « village dans la ville » contre la densification au forceps, sans âme qui dans le fond et la forme (méthode) impose une réponse inadaptée aux enjeux d’aujourd’hui et a fortiori de demain.