La grogne des commerçants sur le problème du stationnement actuel et à venir sur la Mail François. Mitterrand révèle les premières lacunes du projet de réaménagement.
Les travaux de la 2ème ligne sont encore loin de débuter mais ils suscitent déjà de nombreuses réactions. Après les habitants des Longschamps – qui verront passer le métro en aérien devant leur fenêtre – ce sont les riverains de la place Saint-Germain qui réagissent… et à juste titre.
En effet, une station est prévue sur la place nécessitant des travaux d’envergure avec la démolition d’un bar emblématique du quartier et la restructuration d‘une place aujourd’hui agréable et verdoyante.
Le choix d’implantation d’une station à Saint-Germain est une nouvelle illustration du non-sens de la politique de la ville dans ce dossier. Pourquoi transformer cette une place dont le caractère historique et patrimonial est reconnu pour y implanter une station alors que noyau principal de République est à deux minutes à pied ?
Il s’agit là d’un luxe que nous ne pouvons pas nous octroyer en ces temps de crise et alors que nous ne savons toujours pas comment nous allons financer cette nouvelle ligne.
Si la Municipalité souhaite s’obstiner dans le choix du métro, qu’elle fasse au moins preuve de réalisme économique et de rationalisme dans sa réalisation. Il s’agit de l’argent des contribuables rennais. Il ne faudrait pas l’oublier.
(L’argent économisé pourrait d’ailleurs financer des travaux de valorisation du patrimoine architectural et archéologique de la place.)
Benoît CARON
Conseil Municipal du 10 mai 2010
Monsieur le Maire,
Cher(e)s Collègues,
Cette délibération appelle de notre part un certain nombre d’observations.
Nous en sommes sans doute à la dernière phase des travaux concernant l’aménagement de l’esplanade du Général de Gaulle.
Après les champs libres, le 4 bis, le Liberté rénové, les complexes cinématographiques, la station de métro, nous voici sans doute arrivés au terme des aménagements de la place avec cette délibération concernant la restructuration de la maison des associations.
1°) Tout d’abord, le choix que vous avez fait de restructurer une partie des bâtiments existants, vous le savez n’était pas le nôtre. Vous avez, sur le plan architectural, pris l’option de mettre au devant du bâtiment un autre édifice en verre, de conception résolument actuelle : le 4 Bis.
Au risque de déséquilibrer l’harmonie nouvelle de l’esplanade, composée désormais de bâtiments d’architecture contemporaine, vous envisagez de restructurer un bâtiment de conception ancienne.
2°) Ensuite, le coût de cette restructuration, nous interpelle. L’opération en phase programme est évaluée à 7 660 000 € TTC sans compter les diverses options qui sont susceptibles d’augmenter encore ce montant. Nous connaissons les aléas en termes de délais de livraison, de dérives des finances publiques et d’efficacité de ce genre d’opération.
3°) Par ailleurs, sur le plan de l’accessibilité le projet n’est pas satisfaisant. En effet, une partie de ce bâtiment rénové, ne sera pas, malgré les travaux accessibles par des personnes à mobilité réduite. Un comble de voter cette délibération le soir d’un conseil municipal où nous allons nous prononcer pour étendre le droit et l’accessibilité aux bâtiments et voies publiques aux personnes handicapées.
Gribouille se jetait à l’eau pour éviter de se mouiller. La municipalité rennaise et Rennes métropole signent une charte d’urbanisme commercial pour éviter de la mettre en oeuvre. Résultat deux ans après : un pôle commercial de centre-ville fragilisé, un développement déséquilibré des pôles périphériques, une politique contraire à tous les principes du développement durable.
Le dynamisme commercial ne se décrète pas. La charte d’urbanisme commercial signée fin 2007 n’a pas l’ambition de garantir, à elle seule, l’attractivité et le développement équilibré du commerce à Rennes. Mais ses partenaires – au premier rang desquels le maire de Rennes, président de Rennes Métropole- ont pris trois engagements : renforcer l’attractivité du pôle de centre ville, équilibrer les pôles périphériques, respecter une logique de développement durable. Or, de coups de canifs en tergiversations, le Maire de Rennes ne tient son cap sur aucune de ces priorités.
Première priorité, le coeur de Rennes. 1er pôle commercial de Bretagne avec 1600 commerces représentant 430 millions d’euros de chiffre d’affaire, c’est un moteur de l’attractivité de la ville. Mais un moteur fragile. Sans accessibilité, il étouffe. Or la mairie n’avance ni sur l’extension du plateau pietonnier ni sur la désaturation des parkings relais. Sans le maintien d’un réseau d’enseignes de qualité, il s’étiole. Or le nombre de fonds de commerce à vendre dans le centre augmente sans que l’accompagnement annoncé soit au rendez-vous.
En réalité, le maire de Rennes, président de Rennes Métropole, met en oeuvre, au contraire, une très curieuse stratégie de concurrence exacerbée des centres commerciaux du nord de Rennes, dont l’effet mécanique est d’affaiblir le commerce rennais. Face au développement de Cap Malo, sur la Mézière, Rennes Métropole a voulu répondre, à quelques kilomètres à peine, par l’implantation du même type de commerces à Betton. Quel intérêt pour la collectivité de prendre parti dans une guerre commerciale que se livrent des enseignes concurrentes? Et que cherche-t-on en autorisant encore l’extension de plusieurs milliers de mètres carrès des grandes surfaces de Betton, sinon un déséquilibre accru, commercial et territorial, en contradiction flagrante avec les engagements de la charte?
Voilà des mois que la municipalité rennaise cherche à isoler et à dénigrer les défenseurs du site naturel des prairies des Matélouères. Cet écrin naturel abrite, en plein cœur de Rennes, un biotope exceptionnel et plusieurs espèces protégées. Il participe d’un corridor écologique. Son urbanisation est un non sens. Des associations, un collectif, des habitants se sont époumonés à le répéter. Mais, ici comme ailleurs, la mairie se considère comme la seule expression de l’intérêt général, comme si habitants et associations ne défendaient, par construction, que des intérêts corporatistes.
Ce complexe de supériorité de la mairie vis-à-vis des habitants, peut il aller jusqu’à refuser de prendre en compte l’avis des scientifiques ? Malheureusement oui. Il y a quelques semaines le Conseil scientifique régional patrimoine naturel, dont l’indépendance, l’autorité et la compétence sont difficilement contestables valide le point de vue des habitants et dénonce le projet d’urbanisation des prairies. L’adjoint à l’urbanisme dégage en touche : « ce n’est qu’un avis ».
Mais nous apprenons aujourd’hui que cet avis n’est pas sans poser de question à la direction régionale de l’environnement et au Préfet lui-même. La ville peut elle sans renier tous les discours prétendument écolo-compatibles dont elle abreuve les Rennais, continuer à préconiser l’urbanisation d’un site naturel majeur et de ses abords ? Nous affirmons pour notre part que ce serait un entêtement absurde de ne rien voir et de ne rien écouter.
Il est vrai que le vert très pâle des élus de Rennes métropole Ecologie qui ont obtenu des responsabilités dans la municipalité PS moyennant leur discipline sur certains sujets écologiquement sensibles, ne facilite pas les efforts de ceux qui veulent préserver la nature dans la ville.
Sur le vif
A la salle du conseil
- Le scandaleux conte de Noël offert aux Rennais par la municipalité
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Dans les médias
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