La nouvelle collecte des déchets : une réorganisation regrettable

devptdurableBenoît CARON au nom du groupe pour Rennes Capitale trouve profondément regrettable cette nouvelle organisation du ramassage des déchets dans le centre ville.

Elle ne correspond pas aux besoins des habitants et des commerçants et rend par ailleurs la situation très compliquée. En effet, au-delà, de la baisse du nombre de passages, les horaires retenus occasionnent des perturbations de la circulation et de la vie commerciale du centre ville.

Cette nouvelle organisation, est également regrettable pour le contribuable Rennais car elle n’a pas vocation à réduire la Taxe d’Ordures Ménagères.

Nous avions pourtant alerté la Majorité de Rennes Métropole en assemblée des désagréments et des déséquilibres qui résulteraient de cette nouvelle organisation. Celle-ci avait malheureusement une nouvelle fois été ignorée notre intervention et l’avait même tournée en dérision.

Cet épisode est une nouvelle illustration du manque de concertation et d’un exercice du pouvoir autoritaire.


Refus du dialogue. Villejean : un nouveau cas d’école.

enfants tribune« On ferme d’abord, on discute après ! »

A deux pas de l’université, au cœur d’un quartier en ZEP (zone d’éducation prioritaire), l’école primaire JF Kennedy est une école à taille humaine. Les effectifs y ont certes baissé. Mais la violence scolaire aussi. Motivés et soudés par l’enjeu éducatif, parents et enseignants se mobilisent ensemble pour faire vivre à Villejean une école dont ils sont fiers.

Mais patatras ! Plutôt que d’encourager une dynamique, la mairie brandit le rouleau compresseur du « tous pareils ». Elle ferme l’école sous prétexte qu’elle est plus petite que les autres écoles du quartier. Les difficultés pratiques pour redispatcher les enfants s’accumulent, le devenir du site Kennedy est enveloppé de brouillard, l’avantage financier de l’opération est nul. Tout cela devrait peser dans la décision ! A tout le moins les parents et les habitants voudraient en discuter.

Il n’en est pas question. Le verdict est tombé. De haut. Comme à la maison de quartier de Maurepas. Comme à la bibliothèque de la Maison bleue. Comme à celle de Carrefour 18. Les habitants croyaient pouvoir être considérés comme des citoyens adultes. La mairie ne l’entend pas de cette oreille. « On ferme d’abord, on discute après ! ».


Centre ancien : c’est avec les habitants que l’avenir doit s’écrire

porte de Rennes 15eme siecleDébut mars, les Rennais apprenaient stupéfaits que l’immeuble qui abrite le « Piccadilly » sur la place de la mairie devait être évacué dans l’urgence. Une fois encore, l’état du bâti du centre ancien faisait la « une » du journal. Une fois encore sous le signe de l’urgence.

Cette urgence est réelle. Elle est connue. Elle a été précisément analysée par un rapport publié en 2008, qui a recensé plus de 1 500 immeubles dégradés, dont 300 présentent des risques sérieux nécessitant une intervention lourde. Elle doit être traitée avec sérieux. La prise de conscience de la mairie, pour tardive qu’elle soit, et la constitution d’une mission « Centre ancien » peut y aider. A condition toutefois d’accompagner les propriétaires, qui ont des responsabilités à assumer mais qui ont aussi besoin d’être conseillés.

Cependant, on ne doit pas se contenter de l’urgence. L’urgence, en l’espèce, est en partie la sanction de décennies de passivité pendant lesquelles la mairie n’a pas su ou pas voulu prendre la mesure du problème. Car les dégradations et certains défauts d’entretien ne datent pas d’hier. Et chacun pouvait constater que l’efficacité des OPAH (Opérations programmées d’amélioration de l’habitat) était largement insuffisante.

Plus encore, c’est au prix d’une magistrale erreur sociale et urbanistique que l’on a prétendu que « La Ville ne devait pas en faire trop pour les privilégiés du centre-ville ! ». C’était méconnaître ce quartier si particulier qui, à lui tout seul, fut toute la Ville il y a moins d’un siècle. La réalité était pourtant très différente. De nombreux Rennais aux revenus très ordinaires, des familles vivaient derrière les belles façades en si mauvais état. Les a-t-on pris en compte ? Non. Des logements familiaux ont été divisés dans l’indifférence en studios étudiants ou en bureaux. Certains combles ont été aménagés au-delà de ce qui est souhaitable. Et c’est ainsi qu’au fil des ans, l’équilibre social a été abandonné à son sort aussi bien que les bâtiments.

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La fermeture du groupe scolaire Kennedy fait débat

Le projet de regroupement scolaire Kennedy-Picardie a été voté par le conseil municipal, malgré l’opposition minoritaire. Pas du goût du public. (Journal Ouest France du 30 mars 2010)

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Réaménagement du Mail François Mitterand : A quand le débat ?

Jérôme NormandièreIntervention de Jérôme NORMANDIERE

Conseil Municipal du 29 mars 2010

 

Monsieur le Maire,

 

J’exprimerai moi aussi une certaine gêne devant la difficulté, liée à la procédure et au secret de la commission d’appel d’offre, qui nous interdit de rentrer dans le détail d’une décision tout de même engageante. Une Décision formellement technique donc, dont on nous dit qu’un certain nombre des choix qui se posent et que M. Bourcier nous a présentés en octobre seraient faits ultérieurement….Après notamment, si j’ai bien compris là encore, l’étude de circulation qui interviendra en août 2010.

Quelques questions, donc à défaut du fond sur lequel nous sommes déjà intervenus et sur lequel nous aurons, je l’espère, l’occasion de revenir, quelques questions donc sur la  méthode :

– Lors du débat du 05/10, Monsieur Bourcier nous a répondu alors que nous faisions remarquer que beaucoup de questions restaient sans réponse: «  il s’agit d’un programme, le projet en lui-même es  à construire ». C’est précisément si je ne m’abuse la fonction de ce marché de maîtrise d’œuvre de conception et de réalisation du projet.

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Fermeture de l’école Kennedy : une décision choquante

photo-aditoIntervention de Bruno CHAVANAT

Conseil Municipal du 29 mars 2010

 

Monsieur le Maire,

 

Cette décision n’est pas comprise non pas seulement parce qu’elle serait : 

- mal expliquée : elle l’est, c’est sûr

- précipitée et désordonnée : elle l’est aussi 

Non, cette décision n’est pas comprise parce que ses objectifs sont contradictoires, confus et pas assumés par ceux qui les exposent. 

Au total, cette décision n’est pas comprise parce qu’elle est incompréhensible. 

Avant d’en venir au processus qui conduit au rapport qui nous est présenté, voyons la situation des écoles primaires à Villejean.

- 4 écoles primaires (Kennedy, Guyanne, Picardie et Moulin)

- Quartier classé en ZEP

- Taux de retard scolaire d’un an 

L’école Kennedy est la plus petite mais on y remarque une cohésion des parents, une mobilisation des parents et une baisse de la violence scolaire 

Voilà la situation à laquelle on veut s’attaquer. 

Il faut ajouter la parcelle qui est très importante et bien placée et les bâtiments qui sont peu entretenus, comme si en prévoyant de pas investir on avait anticipé la fermeture annoncée depuis l’automne. 

Quels sont les objectifs affichés ? 

Difficile de le dire, car ils n’ont pas été affichés clairement durant le processus « dit de concertation ».

On parle de mixité sociale mais sur quelle base ?

Villejean a-t-il la réputation d’être un quartier riche ?

Les parents de l’école Kennedy sont-ils des privilégiés par rapport à la moyenne des Rennais ?

Quel résultat cherche-t-on à obtenir en termes de mixité : que les plus favorisés d’entre ces parents aient le désir de partir vers un autre quartier parce que leurs enfants ne seront pas scolarisés selon leur choix ? 

Ce n’est pas – a priori – un objectif absurde mais là on cherche en vain des justifications.

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Halte aux zones de non-droit dans le centre-ville

Bertrand PlouvierIntervention de Bertrand PLOUVIER

Conseil Municipal du 30 mars 2010

 

Monsieur le Maire,

 

Je profite de cette délibération pour m’étonner de votre silence et de celui de votre majorité sur la situation préoccupante de la rue Pont-aux-Foulons.

On pouvait en effet lire dans les colonnes d’Ouest France de l’édition du 27/28 mars que, contacté par la rédaction du quotidien, la Ville de Rennes n’a pas tenu à faire de commentaires et dit ne pas avoir reçu de courrier de la part des riverains vous informant de cette situation de violence dramatique et persistante.

Votre attitude dans ce dossier n’est pas sans nous rappeler la situation des arcades de la place de la République pour lesquels vous reconnaissiez naïvement ne pas être au courant de ses problèmes.

Alors pour éviter de perdre du temps, je tenais à vous informer des problèmes de violence, de deals de drogues diverses, de racket qui sont une réalité du quotidien pour les riverains de la place Sainte Anne. 

Il faut que vous preniez conscience que la rue Pont-aux-Foulons fait partie de ces zones de non-droit qui existent dans certains quartiers de Rennes.

La sécurité est la première des libertés et votre mandat vous oblige envers vos administrés. Vous êtes le garant de cette liberté.

Nous vous demandons, Monsieur le Maire, d’avoir le courage de prendre les mesures nécessaires, en concertation avec la Préfecture afin de rendre notre ville plus sûre et plus particulièrement les rues du centre ville le soir.

Je vous remercie

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Prairie des Matelouères : Pourquoi il faut suspendre le projet

Poirier Prairie Poterie 002Le site des Matélouères  est un trésor écologique en plein Rennes. La mairie veut y construire 60 logements. Il est devenu le symbole d’un combat inégal entre des défenseurs de l’environnement et  l’équipe municipale qui ne renonce à aucun moyen pour les discréditer. La qualité du site et son intérêt appellent pourtant d’autres méthodes. Il faut suspendre le projet.

 

D’abord un conseil : allez-y. Allez voir. Allez vous promener, seul ou en famille, un matin à la fraîche ou un dimanche de printemps dans cet écrin de nature exceptionnel enclavé entre la rue de la Poterie et la rue de Vern dans le quartier de la Poterie. Vous êtes au cœur de la ville mais, le temps de votre visite, vous l’oublierez. Vous êtes en pleine nature et pourtant vous êtes à Rennes.

Depuis de long mois, la prairie des Matélouères est l’objet d’un conflit entre la Mairie, qui veut lotir la prairie, et les partisans de la protection et de la valorisation de ce site naturel exceptionnel. Car la « prairie » n’est pas une simple étendue d’herbe. Elle jouxte un ensemble d’arbres et de haies, des milieux humides et une clairière, dans lesquelles nombre d’espèces protégées, salamandres tachetées, pipistrelles, grands capricornes, lucarnes, piques prunes et écureuils roux trouvent refuge.

D’un côté donc, 60 logements sont annoncés, un processus  lancé, concours d’architecte à la clé. En projet, une barre d’immeuble sur la rue et trois « bâtiments-prairies », qui sont des logements groupés avec jardins privatifs, répartis sur le site. De l’autre côté, des habitants et un collectif fortement mobilisés. 

« Simple querelle de voisinage dans laquelle les résidents cherchent à protéger leur tranquillité en refusant de nouvelles constructions  » ? En tentant d’accréditer cette thèse, la mairie cherche surtout à utiliser tous le moyens  pour discréditer ses interlocuteurs. Et comme toujours en pareil cas, elle utilise l’artillerie lourde.

Les défenseurs du site ont pourtant de solides raisons de ne pas se laisser intimider.

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