« On ferme d’abord, on discute après ! »
A deux pas de l’université, au cœur d’un quartier en ZEP (zone d’éducation prioritaire), l’école primaire JF Kennedy est une école à taille humaine. Les effectifs y ont certes baissé. Mais la violence scolaire aussi. Motivés et soudés par l’enjeu éducatif, parents et enseignants se mobilisent ensemble pour faire vivre à Villejean une école dont ils sont fiers.
Mais patatras ! Plutôt que d’encourager une dynamique, la mairie brandit le rouleau compresseur du « tous pareils ». Elle ferme l’école sous prétexte qu’elle est plus petite que les autres écoles du quartier. Les difficultés pratiques pour redispatcher les enfants s’accumulent, le devenir du site Kennedy est enveloppé de brouillard, l’avantage financier de l’opération est nul. Tout cela devrait peser dans la décision ! A tout le moins les parents et les habitants voudraient en discuter.
Il n’en est pas question. Le verdict est tombé. De haut. Comme à la maison de quartier de Maurepas. Comme à la bibliothèque de la Maison bleue. Comme à celle de Carrefour 18. Les habitants croyaient pouvoir être considérés comme des citoyens adultes. La mairie ne l’entend pas de cette oreille. « On ferme d’abord, on discute après ! ».
Le projet de regroupement scolaire Kennedy-Picardie a été voté par le conseil municipal, malgré l’opposition minoritaire. Pas du goût du public. (Journal Ouest France du 30 mars 2010)
Intervention de Bruno CHAVANAT
Conseil Municipal du 29 mars 2010
Monsieur le Maire,
Cette décision n’est pas comprise non pas seulement parce qu’elle serait :
- mal expliquée : elle l’est, c’est sûr
- précipitée et désordonnée : elle l’est aussi
Non, cette décision n’est pas comprise parce que ses objectifs sont contradictoires, confus et pas assumés par ceux qui les exposent.
Au total, cette décision n’est pas comprise parce qu’elle est incompréhensible.
Avant d’en venir au processus qui conduit au rapport qui nous est présenté, voyons la situation des écoles primaires à Villejean.
- 4 écoles primaires (Kennedy, Guyanne, Picardie et Moulin)
- Quartier classé en ZEP
- Taux de retard scolaire d’un an
L’école Kennedy est la plus petite mais on y remarque une cohésion des parents, une mobilisation des parents et une baisse de la violence scolaire
Voilà la situation à laquelle on veut s’attaquer.
Il faut ajouter la parcelle qui est très importante et bien placée et les bâtiments qui sont peu entretenus, comme si en prévoyant de pas investir on avait anticipé la fermeture annoncée depuis l’automne.
Quels sont les objectifs affichés ?
Difficile de le dire, car ils n’ont pas été affichés clairement durant le processus « dit de concertation ».
On parle de mixité sociale mais sur quelle base ?
Villejean a-t-il la réputation d’être un quartier riche ?
Les parents de l’école Kennedy sont-ils des privilégiés par rapport à la moyenne des Rennais ?
Quel résultat cherche-t-on à obtenir en termes de mixité : que les plus favorisés d’entre ces parents aient le désir de partir vers un autre quartier parce que leurs enfants ne seront pas scolarisés selon leur choix ?
Ce n’est pas – a priori – un objectif absurde mais là on cherche en vain des justifications.
Sur le vif
A la salle du conseil
- Le scandaleux conte de Noël offert aux Rennais par la municipalité
- Campus d’Excellence en Bretagne – stade d’athlétisme couvert à Villejean : nous regrettons que ce choix ait tant tardé
- Mise en oeuvre du microcrédit personnel garanti : pourquoi avoir tant tardé ?
- « La création du Pôle métropolitain Loire Bretagne doit nous faire passer d’une logique féodale à une logique de coopération. Demain, il devra en être de même avec nos proches voisins »
- Mail François Mitterrand : des questions en suspens
Dans les médias
- La gouvernance de Rennes Métropole en question
- Chiffres du recensement : Bruno Chavanat ne partage pas l’analyse de Daniel Delaveau
- Bruno Chavanat est l’invité du Grand Gallo TV Rennes 35 Bretagne
- 7 Jours : ZAC Alma, l’opposition municipale rennaise dénonce un manque de cohérence et un déficit de qualité
- 20 Minutes : L’UMP Bruno Chavanat part au combat




















