A l’appel des syndicats, un certain nombre d’enseignants s’étaient mis en grève ce jeudi 20 novembre. La ville de Rennes a mis en œuvre les prérogatives qui lui reviennent au titre de la loi sur le « service minimum d’accueil ».

L’occasion pour la majorité d’afficher contradictions et ambiguïtés: contradictions quant à sa position de principe au regard du « service minimum ». Ambiguïtés quant au fait de se prévaloir « de l’esprit républicain » pour se distancier et justifier l’application… des obligations qui lui incombent au titre de la Loi (dura lex, sed lex…).

En effet, un communiqué diffusé jeudi rappelait son « opposition »  à « l’obligation faite aux communes de mettre en place le droit d’accueil dans les écoles » tout en « prenant acte de l’adoption de cette loi » et annonçant le dispositif déployé pour la circonstance. Le faible taux de présence des élèves le jeudi inspirait semble-t-il le lendemain un autre communiqué où « sans remettre en question l’intérêt d’un service minimum », la Ville de Rennes proposait un « partage des conditions d’organisation ».

L’occasion quoi qu’il en soit pour le Groupe URC de rappeler, dans un communiqué diffusé par Ouest-France, son soutien de principe au service minimum qui « sans remettre en cause le droit de grève » permet de soustraire les parents des difficultés matérielles qu’il peut poser dans ce cas précis. (Journal Ouest-France, jeudi 20 novembre 2008)