L’opposition se structure pour être efficace
 (Mardi 6 mai 2008, Journal Ouest-France)
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Après le retrait de Karim Boudjema, l’opposition se réorganise autour de Bruno Chavanat. Chaque conseiller aura son champ de compétences.
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Au conseil municipal, il y a deux groupes d’opposition. Celui de Caroline Ollivro (UDF-MoDem), fort de trois membres, et celui désormais conduit par Bruno Chavanat, qui compte huit élus. Hier soir, les anciens colistiers de Karim Boudjema se présentaient, pour la première fois, dans leur nouvelle configuration. À cette occasion, le nouveau chef de file a dévoilé l’organisation de son équipe.
Il a, d’abord, fallu choisir un nom. Ce sera Union pour Rennes Capitale (URC). « On a voulu conserver le mot « Capitale » qui était notre « idée force » de la campagne car nous souhaitons réveiller les ambitions de la ville, explique Bruno Chavanat.Cela correspond parfaitement à ce que nous portons comme valeurs : l’ambition, mais aussi l’union. Notre devise pourrait être « solides et solidaires ». Ou, pour reprendre la formule européenne, « unis dans la diversité. » Car il faut rappeler que notre groupe comporte des membres issus de plusieurs familles politiques. »
Sur les huit conseillers, cinq sont de l’UMP, une du Nouveau Centre (Michèle Toulouse-Payen), une de la Gauche Moderne (Doris Madingou) et, enfin, un de l’UDF-MoDem (Jérôme Normandière). « Ce groupe n’est pas assimilable à un parti, même si on se situe clairement, et sans complexe, dans l’opposition, poursuit le chef de file. Car, contrairement à la Métropole, on ne peut pas parler de minorité dans un conseil municipal. La démocratie a besoin de deux poumons pour respirer et donc de contre-pouvoirs vigilants et expressifs. Nous serons les plus constructifs possible. »
Malgré leur faible nombre, les élus de l’URC ne comptent pas faire de la figuration pendant six ans. « Nous avons pris acte des résultats des élections, enchaîne Bruno Chavanat. Si nous n’avons pas obtenu davantage de voix, c’est sans doute parce que nous n’avons pas été suffisamment entendus. Dans la relation avec la ville, on doit travailler encore plus. Chacun de nous ira à la rencontre des acteurs de la cité pour prendre le pouls de la population. On veut être un groupe d’opposition utile à la vie de Rennes et de ses habitants. Pour cela, il nous faut une démarche crédible et solide. »
Pour mieux se répartir les tâches, chaque élu s’est vu confier des compétences par secteurs et par thèmes. « Il ne s’agit pas de s’enfermer sur certains dossiers. Au contraire, on va fonctionner de façon transversale, mais il était important d’être réactif et, pour cela, il faut des référents. »
Un découpage de la ville a aussi été opéré pour permettre à chaque quartier d’avoir «son » conseiller d’opposition. « On s’est appuyé sur les cantons de la ville. Il manque encore des secteurs, mais on les attribuera dans les semaines à venir. »
Concernant les délégations métropolitaines, l’URC, qui compte deux sièges, a choisi, là encore, de jouer collectif. Bruno Chavanat, en tant que chef de file, reste conseiller communautaire, alors que pour le deuxième poste, il y aura un roulement. « Pour que chacun soit concerné par les sujets importants de la Métropole, nous avons décidé que trois personnes feraient deux ans chacune. »
Michèle Payen-Toulouse sera la première, puis Benoît Caron et, enfin, Françoise L’hôtellier pour terminer le mandat. « Nous avons six ans pour préparer l’alternance. »
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