Même en Bretagne (où la pluie, comme on le dit quelquefois en des termes plus familiers, «choisit ses cibles»…) les panneaux photovoltaïques permettent de produire une « électricité verte » à des conditions tout à fait intéressantes.

Sans aucun danger ni aucune nuisance, les conditions de rachat de l’énergie produite par EDF (32 centimes d’euros le KWh garantis sur 20 ans) permettent par ailleurs d’envisager un amortissement sur 12 ans des installations. Lorsque les panneaux sont intégrés au bâti lors de sa conception, le prix de vente est même réévalué à 57 centimes d’euros. L’objet de cette différence de traitement est d’incorporer au mieux les générateurs solaires dans l’enveloppe du bâtiment et ainsi de les rendre le plus discrets possible en les faisant remplir les fonctions réservées aux matériaux de construction.

Face à l’augmentation du coût de l’énergie, pour répondre aux objectifs nationaux de production d’énergies à partir de sources renouvelables, de nombreuses communes équipent aujourd’hui leurs bâtiments communaux de toitures ou de panneaux solaires. Bénéficiant souvent d’aides à l’investissement, l’initiative constitue aussi un outil de sensibilisation et d’éducation à l’environnement, en même temps qu’un moyen de réduire la facture énergétique. Elle contribue en outre au développement d’une filière dont les retombées en termes d’emplois sont loin d’être négligeables.

La Ville de Rennes ne manque pas de lieux suffisamment vastes auxquels un tel programme pourrait être destiné : écoles, gymnases, équipements publics etc. A l’heure où le Centre d’Information sur l’Energie et l’Environnement et le Conseil Local à l’Energie tiennent (parvis des Champs Libres et avec le soutien de la Mairie) du 17 et 25 octobre leur « semaine de l’énergie », tout engagement de la Ville en ce sens prolongerait la portée concrète qu’elle veut donner au Plan « Energie climat » adopté en 2004.