Benoît Caron tenait hier soir une réunion publique à la Maison des associations. L’occasion pour la quarantaine de participants d’échanger sur l’évolution du quartier Colombier-Champs de Mars et sur sa vie au quotidien. Retour sur des débats riches.

Le quartier Colombier – Champs de Mars connaît de nombreuses évolutions depuis l’installation des Champs Libres en 2006. Les projets importants s’y succèdent chaque année, à l’image du 4 Bis, du nouveau complexe Gaumont ou encore de la restauration du Liberté. Et cela n’est pas prêt de s’arrêter avec dans l’immédiat la future Fnac (4500 m²) ou le projet de Cité Internationale (2011). C’est de tout cela dont il fut question hier soir, autour de Benoît Caron, ainsi que de la rénovation de l’esplanade Charles de Gaulle et de la dalle du Colombier.

Après une brève présentation des différents projets, une discussion à bâtons rompus s’est immédiatement engagée avec les habitants du quartier. Ceux-ci ont regretté l’évolution très minérale de l’esplanade et de ses abords, où l’on ne trouve malheureusement plus guère de verdure. Les échanges ont été nombreux sur la cohérence architecturale des lieux, marqués par la coexistence de bâtiments contemporains et d’autres beaucoup plus classiques (cf. projet de rénovation de la maison des associations).

L’évolution du Colombia, avec l’extension de la galerie commerciale et les travaux d’agrandissement autour, notamment, du square du roi Arthur et de la place du maréchal Juin, ont suscité de nombreuses réactions. Les habitants ont rappelé les principales nuisances des lieux : le bruit, la saleté et l’insécurité revenant ainsi de manière systématique.

La question de l’évolution du quartier dans le cadre d’une intégration à la ZAC d’EuroRennes (le projet autour de la gare) a été soulevée. Cette extension apparaît plus que probable dans la mesure où cela faciliterait le financement de la rénovation du Colombier, en faisant ainsi du Colombia le pôle commercial du futur quartier d’affaires.

Vers 22h30, alors que l’heure limite était largement dépassée, le gardien nous a prié de partir malgré des débats encore nourris. Une réunion qui en appelle d’autres.