Apéro Géant : le rôle des pouvoirs publics

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L’apéro géant qui a rassemblé près de 5.000 personnes le 25 mars à Rennes a suscité un débat légitime. Les participants évoquent un « moment festif et convivial ». En revanche, certains élus mettent en cause une « démarche irresponsable » et une « alcoolisation massive ».

Quel bilan peut-on tirer de cet événement ? A l’actif un rassemblement bon enfant, du moins en début de soirée. Au passif des nuisances, (tapage, bris de verre et déchets divers…), un préjudice financier pour les restaurants et cinémas du centre-ville, la mobilisation des services de secours et de la force publique, une ambiance qui s’est dégradée au fil de la soirée et de l’alcoolisation, des conséquences sanitaires significatives (malaises, blessures, comas éthyliques), une agression. Des débordements graves, mais limités au regard de l’affluence. Qui peut garantir qu’il en sera de même lors des prochains rassemblements ?

Le phénomène des « apéros géants » est probablement appelé à se développer. La spontanéité, l’anonymat, la déresponsabilisation, la facilité de la communication sur internet, le record à battre, l’idée de faire plus fort que la ville voisine sont autant de facteurs incitatifs. Les pouvoirs publics peuvent-ils se désintéresser de ce genre de manifestation ? Certainement pas.

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L’apéro géant, un évènement qui embarasse

Dans les médias 29 mars 2010

L’apéro géant, qui a réuni 5 000 personnes jeudi soir, suscite de nombreuses questions. Pour Bruno CHAVANAT, il faut tirer les leçons de ce qui s’est passé. (Journal Ouest France, 27 mars 2010)

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Insécurité : une réponse attendue

Benoît CaronIntervention de Benoît CARON

Conseil Municipal du 7 septembre 2009

 

Monsieur le Maire,

Cher(e)s Collègues,

 

Vous nous présentez ce soir, dans le cadre de la prévention de la délinquance, cette délibération qui met en place notre charte de la vie nocturne. Vous nous l’aviez annoncée depuis longtemps, vous l’aviez inscrite dans votre programme municipal, vous l’avez réfléchie, travaillée, élaborée avec soins.

L’opposition allait voir de quoi vous étiez capable. Monsieur Chardonnet se réjouissait de nous la présenter lors de cette rentrée. La voici, la voilà : la charte de la vie nocturne rennaise est une révolution.

La réalité des faits de délinquance vous rattrape. La presse s’en est encore fait l’écho durant tout cet été, et ce weekend end encore. Principal responsable de cette délinquance de soirée, l’alcool, phénomène majeur.

Que nous proposez-vous ?

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Fête, jeunesse, alcoolisation massive ?

Le raccourci – ce serait absurde de le nier – évoque, ici à Rennes, des images familières. Et en même temps, la formulation paraît décrire un enchaînement logique, une relation de cause à effet dans laquelle chaque terme appelle le suivant jusqu’à la biture par laquelle tout s’achève. Il faut être prudent dans la manière dont on pose les questions pour ne pas se laisser entraîner par elles dans des voies sans issue.

Tout a été dit sur la fête, sa fonction d’exutoire, sur le rôle irremplaçable et sacré de ce temps dans lequel le bonheur paraît à portée et la communion possible. Tout a été dit notamment par Bernanos, sur l’importance pour nos sociétés – et donc nos villes – de faire place à la fièvre de la jeunesse, sans laquelle le reste du monde claquerait des dents. Mais il n’y a aucune fatalité à ce que le chemin qui relie la fête à la jeunesse conduise, année après année, de plus en plus de jeunes en coma éthylique vers les urgences de l’hôpital.

La vérité c’est que cette spirale ne naît pas d’un excès de fête mais d’un manque. Admettre que la fête puisse être la juxtaposition d’ivresses individuelles, admettre que les jeudis soirs à Rennes doivent être la part du feu consentie, contre leur gré, par des habitants en mal de sommeil à l’énergie débordante de la jeunesse étudiante de la ville, c’est abandonner une dimension essentielle de la fête, le partage, l’échange, la rencontre.

La fête a une dimension communautaire essentielle. Les étudiants et les jeunes sont trop souvent traités par les pouvoirs publics comme des individus, pris isolément, dont il s’agirait de prévenir les comportements à risque, parce que les structures communautaires dans lesquelles ils s’insèrent sont jugées trop fragiles ou éphémères. Ce sont pourtant les organisations étudiantes, sportives, culturelles qu’il faut aider à structurer la fête, à en définir voire en contrôler les rites. Sans oublier que la communauté c’est aussi la ville. Et la ville, ce ne sont pas des tribus qui s’ignorent mais des richesses en partage, que protègent les lois – et donc les interdits – que la communauté se donne à elle-même. Ignorer les interdits, c’est bafouer la communauté, sans laquelle il n’y a pas de vraie fête. (Tribune de Bruno CHAVANAT dans le cadre du forum Libération, 21 mars 2009)

Vidéo du débat


Alcoolisation massive pourquoi ?

Dans les médias 23 mars 2009

Bruno CHAVANAT était l’invité du débat « Jeunes, fête et alcoolisation massive » à l’occasion du Forum Libération « Sortir de la crise ». Ce fut l’occasion d’appréhender les causes du développement de la pratique de la « biture expresse ». Bruno CHAVANAT a avancé notamment la déshérence des étudiants parfois mal préparés à l’arrivée à l’université, la crainte de l’avenir. Une réalité illustrée par les propos de jeunes et de parents présents dans le public. La jeunesse doit aujourd’hui avant tout sentir qu’on lui fait confiance et avoir l’occasion d’être responsabilisée. (Journal Ouest-France, 23 mars 2009)


« Plan de relance » rennais : « beaucoup d’effets de manche… »

Réflexion, Sur le vif 20 janvier 2009

L’édito politique de la semaine: le meurtre du jeune étudiant survenu jeudi soir rue St Michel, le « plan de relance » rennais face à la crise et l’accueil réservé au livret « Rennes, questions d’avenir ».

Le meurtre du jeune Mathieu rue St Michel

Beaucoup d’émotion devant un acte comme celui-là, d’une sauvagerie sans égale. Nous nous associons à la peine de sa famille. Les circonstances nous invitent et nous incitent à une certaine retenue. En même temps, tant qu’il y aura à Rennes des drames de cette nature qui émaillent l’actualité trop souvent, on ne pourra jamais se satisfaire de ce qui est fait pour la qualité de vie au centre ville, pour la propreté, l’accueil, la salubrité, l’alcool surtout, qui reste une plaie qui doit être combattue avec constance et détermination.

 

Le plan de relance de la ville face à la crise 

Sur le diagnostic, les effets de tribune, les vœux et autres pétitions adoptées à l’unanimité des assemblées concernées, il n’y a rien à (re) dire. Sur le fond et le contenu de la réaction, il est permis à ce stade cependant de douter : en quoi consiste au juste le « plan de relance rennais » ? Bien malin qui peut le dire aujourd’hui. On nous annonce certes une augmentation de 10 à 15 millions de l’investissement du budget de la Ville ce qui est loin d’être négligeable… Mais pour quoi faire ? Là, il nous est répondu qu’on nous le dira plus tard. Bref, à ce stade, il y a beaucoup d’effets de manche et pas encore beaucoup de concret.

L’accueil réservé au livret « Rennes questions d’avenir »

Les réactions ont été très positives.  Sur la forme tout d’abord, mais également (et surtout) sur  la façon dont nous posions les questions d’avenir, importantes pour Rennes. Les débats que ce livret suscite aujourd’hui sont quelquefois très nourris. Dans l’ensemble, cette plaquette nous vaut des encouragements sur une meilleure indentification de l’action de l’opposition.

Un accueil qui nous voit déterminé à aller mener ces débats avec les Rennais, à nous rendre dans les quartiers pour enrichir nos propositions, nos questions, etc. En  attendant notre prochain rendez-vous d’expression aux vœux de l’année prochaine, nous aurons ainsi emmagasiné beaucoup de réactions, beaucoup d’expressions, etc.


Le squat de la rue de Lenée en sursis jusqu’au 18 décembre

Dans les médias 10 décembre 2008

Depuis juillet, des squatteurs ont investi un immeuble inhabité  rue de Lenée. Au-delà de l’actualité tragique qui semble y avoir été reliée, les médias locaux se sont fait l’écho de la discothèque sauvage qui s’y est organisée: vente d’alcool en toute illégalité, nuisances diverses pour le voisinnage…  

Lors du Conseil Municipal du 8 décembre dernier, Bertrand Plouvier pour le groupe Union pour Rennes Capitale a souhaité interpeller le Maire par une question orale sur cette situation devenue insupportable pour les riverains. Il rappelle notamment qu’au-delà de la procédure de référé, le Maire disposait des pouvoirs de police nécessaires pour envoyer un signal aux occupants du lieu et y mettre un terme, notamment par l’utilisation d’un arrêté de péril imminent. (Journal Ouest France du 9 décembre 2008)

 


La fin annoncée du squat rue de Lenée

Intervention de Bertrand Plouvier

Conseil municipal, 08/12/08

 

Monsieur Le Maire,

 

Depuis quelques temps un groupe de personnes occupe une maison dans le quartier de Bourg L’Evêque et organise des soirées payantes qui nuisent fortement aux riverains. 

Un arrêté d’expulsion a été pris et sera effectif le 18 décembre. Pendant ce temps les riverains doivent subir les nuisances de toutes sortes occasionnées par la discothèque clandestine.

Je m’étonne qu’on laisse ces personnes organiser leurs soirées payantes, vendre de l’alcool sans autorisation, et cela sans aucune difficulté.

A comparer à ce que risque un cafetier du centre ville pour avoir dépassé l’heure de fermeture, quelle injustice !

Monsieur Le Maire, vos pouvoirs de police, vous permettent de prendre un arrêté de péril imminent afin de faire cesser les nuisances. Pourquoi ne l’avez-vous pas pris ?

Je vous remercie.