Nantes en Bretagne?: « Une bonne nouvelle pour Rennes »

Réflexion, Sur le vif 1 décembre 2008

Edito politique de la semaine - Lundi 1er décembre, Bruno Chavanat met en relief quelques points d’actualité.

Le Squat rue Lénée

L’existence du squat a été révélée en même temps que l’annonce du décès du jeune homme qui avait été retrouvé inconscient 15 jours plus tôt, à l’issue d’un week-end particulièrement chargé en événements violents.  Sa mort, dans des conditions horribles, inspire tout d’abord le respect. Respect autour de sa famille qui a exprimé dans la presse, une réaction extrémement digne.

Au-delà, un certain nombre de questions sont posées (par sa famille notamment) sur la responsabilité des autorités publiques. Bien entendu, elles ne portent pas sur le drame lui-même mais sur une ambiance générale, sur les signaux que l’on envoie sur la question de la lutte contre l’alcool par exemple.

Par ailleurs, la question du squat inspire également une question plus précise a l’occasion des Transmusicales la semaine prochaine et du « défilé » qui l’accompagnera : qu’adviendra-t-il autour de la rue des Pollieux, si ce ne sont pas 400 jeunes mais 1000 qui s’y réunissent ? Des mesures de sécurité et d’encadrement sont elles prévues ? Il s’agit là de préoccupations immédiates auxquelles il faut répondre sans tabous.

 

Discours de N. Sarkozy au congrès des maires : Nantes en Bretagne ?

Il faut constater qu’il est habituel, dans l’expression du Président de la République de dire des choses qui n’ont encore jamais été dites par l’Etat. On envisagerait aujourd’hui de réunifier la Bretagne ou à tout le moins de laisser le choix aux territoires et aux populations concernées. Au-delà de la dimension culturelle et historique, c’est une bonne nouvelle pour Rennes parce que l’union fait la force et que nous n’avons pas à craindre d’être dans une même Bretagne que Nantes.

Après, il ne faut pas se cacher que cela pose aussi des questions sur les complémentarités à creuser: si demain Nantes et Rennes se retrouvent en Bretagne ensemble, nous aurons alors deux têtes qui n’ont pas suffisamment collaboré ces dernières années. Ce projet que nous devrons construire ensemble, il nous faut en tout état de cause nous y préparer dés à présent.

La campagne « d’Aides 35 »

Le visage du Maire sur ces panneaux a pu interpeller un certain nombre de Rennais. Je peux le comprendre : la campagne est orientée justement en ce sens. Je crois, en tant que maire de Rennes, que j’aurais prêté également mon image. Le Sida est une cause pour laquelle en effet nous n’avons pas fini de lutter. Les discriminations constituent une cause pour laquelle il faudra toujours se mobiliser. Que le moyen choisi pour ce faire ait pu interpeller je le comprends, mais la cause en vaut incontestablement la peine. 


Conseil municipal, 8 septembre 2008

Ouest-France au lendemain du Conseil titrait « Conseil Municipal faites un vœu« . C’est en effet devenu une habitude pour la Majorité d’alimenter les Conseils par des vœux sur des sujets généralement de politique nationale.

Une façon de mieux marquer l’absence de projets concrets pour la ville. Cette fois-ci c’était la politique éducative qui était attaquée de front par la municipalité.

Pour cette rentrée municipale, le groupe URC a souhaité recadrer le débat sur les compétences de la Ville et les préoccupations des Rennais et a ainsi interrogé le Maire sur ses ambitions pour Rennes.

Au menu donc, la question du tourisme ou encore le développement du vélo. Deux délibérations ont également retenu l’attention de notre groupe. Une première sur la présence sociale en centre ville et une autre sur le droit de préemption de la Mairie sur les fonds de commerce.

Vœu du Conseil municipal contre les mesures gouvernementales en matière de politique scolaire.

En cette période rentrée scolaire, la majorité a souhaité déposer un vœu sur l’avenir de l’école, l’occasion pour Bruno CHAVANAT de réagir sur les réelles intentions de cette même majorité. Aux termes de l’analyse de B. CHAVANAT, ce vœu, par sa formulation caricaturale, a vocation a appuyer une démonstration politique partisane, plus qu’à rendre compte fidèlement des enjeux des réformes annoncées.

Après avoir rappelé les réelles ambitions de la réforme de Xavier DARCOS en faveur d’une école de la réussite, Bruno CHAVANAT a dénoncé une stratégie de communication qui masque une absence de projets concrets pour Rennes. En matière scolaire, notamment, force est de constater que la baisse des familles à Rennes entraîne inéluctablement une baisse des élèves dans les écoles de la ville.

Intervention de Bruno CHAVANAT >

Question orale de Françoise L’HOTELLIER sur le tourisme

Rennes ville morte en été ? En réaction à une interview d’Yves PREAULT dans la presse constatant à mi-mot que Rennes s’endort durant l’été, Françoise L’HOTELLIER a interrogé la municipalité sur ses ambitions et ses projets pour développer le tourisme à Rennes.

Notre ville est en effet la capitale bretonne et dispose d’un riche patrimoine encore trop méconnu hors des frontières de la métropole rennaise. Elle suggère compte tenu des enjeux de rayonnement et de développement économique dont le tourisme est porteur, d’imaginer des animations culturelles à l’image des Folles Journées de Nantes, le festival de Jazz à Vannes ou le festival inter celtique de Lorient.

Intervention de Françoise Lhôtellier >

Question orale de Benoît CARON à l’occasion de la semaine de la mobilité

La semaine de la mobilité était habituellement l’occasion d’un débat sur la journée sans voiture. Ce débat a disparu. Il est aujourd’hui difficile d’envisager cette possibilité du fait d’un développement du logement à l’extérieur des rocades et des transports en commun concentrés à l’intérieur de celles-ci.

Il est pourtant important d’encourager le développement du vélo par une meilleure continuité des itinéraires, davantage de sécurité pour les cyclistes et ce afin de faciliter leurs trajets quotidiens dans la ville.

Intervention de Benoit Caron >

Intervention de Doris MADINGOU sur la mise en place d’une présence sociale en centre Ville

Un an après les incidents de la rue d’Orléans, la municipalité entend mettre en place une présence sociale dans le centre ville dans un but de prévention. Cependant, cette initiative marquée de bonnes intentions, ne prend pas toute la mesure du problème. Ce type d’action concernera essentiellement la prévention des risques liés à l’alcool alors que ce mal issu de la spécificité du centre ville est beaucoup plus large.

Que fait-on pour la rénovation des 500 logements insalubres du centre ? Comment renouer le dialogue entre les étudiants et les habitants du centre…?

Intervention de Doris Madingou >

Intervention de Benoît CARON sur les droits de préemption des fonds de commerce dans le centre ville

La loi Dutreil de 2005 prévoit la possibilité pour les communes d’user d’un droit de préemption sur les fonds de commerce ou artisanaux. Cela est particulièrement utile pour les centres villes. Il est en effet important de veiller à ce que le centre-ville conserve une diversité commerciale et une densité de commerces de proximité satisfaisante.

Cependant, cette faculté implique de prendre en compte le risque financier pour la ville et le fait que « la vigueur et le dynamisme du commerce ne se décrète, pas plus qu’il ne se préempte« .

Intervention de Benoit Caron >


Prévention des risques et présence sociale en centre ville

Intervention de Doris Madingou
Conseil municipal, 08/09/08

Présence sociale en centre ville et prévention

Monsieur le Maire, mes chers collègues

La délibération qui nous est proposée concernant une présence sociale en centre-ville et des actions de prévention de réduction des risques vient pratiquement une année après le drame de la rue d’Orléans.

Avec respect et discrétion, ayons une pensée pour ces jeunes et leurs familles et en leur mémoire notre échange de ce soir doit éviter toute polémique. Il doit permettre de trouver collectivement des solutions pour que de tels drames ne se reproduisent pas.

Dans cet esprit je ne rappellerai pas toutes les interventions qui ont eu lieu durant la précédente mandature.

Je m’attarderai plutôt sur le processus qui nous amène à délibérer aujourd’hui, aux objectifs que nous pouvons nous fixer et les résultats que nous pouvons en attendre.

Au lendemain de ce triste 21 septembre 2007 avaient été annoncées que seraient prises toutes les mesures pour qu’un tel drame ne se renouvelle pas. Cette annonce sous-tendait que l’on allait se donner les moyens de traiter ces différentes difficultés avec un plan global compte tenu de l’urgence.

On sait bien que le centre ville, et c’est ce qui explique notamment le drame de la rue d’Orléans, concentre tous les facteurs de risque : alcool, conditions difficiles de stockage de déchets, mauvais entretien des parties communes et risques intrinsèques dans 500 immeubles du centre-ville etc…Des efforts ont été faits notamment dans l’animation et ils sont relevés dans la délibération : la nuit des 4 jeudis, Dazibao.. Le réaménagement de la place Sainte Anne fait également partie des progrès en terme d’animation de jour et de rénovation de l’image du centre ville.

Néanmoins cette délibération nous semble un peu éloignée du discours volontariste de l’automne 2007. Elle n’est qu’une réponse partielle aux enjeux. Les objectifs ne sont pas très précis et les résultats attendus pas très clairs.

Au-delà des bonnes intentions qui se manifestent dans cette délibération et qui concernent notamment les risques liés à l’alcoolisation, d’autres facteurs de risques doivent être pris en compte. Afin de traiter globalement le problème nous devons nous donner trois objectifs :

1) Les problèmes liés à l’animation nocturne du centre-ville, à la déambulation et aux regroupements de jeunes, à l’alcoolisation et à la consommation de stupéfiants, aux nuisances sonores constituent un problème fondamental de la ville depuis une quinzaine d’années. Ces nuisances qui relèvent à la fois de la santé publique mais aussi du bien vivre-ensemble, doivent donner lieu à des indicateurs de mesure très précis, notamment en terme de nuisances sonores, et des objectifs de délais pour leur réduction.

2) La rénovation des 500 immeubles dangereux en terme d’incendie et de salubrité. L’opération programmée d’amélioration de l’habitat au centre ville de Rennes devrait nous donner un état des lieux précis. Dans ce domaine il convient également de se donner des engagements précis en terme de délais

3) Le dialogue avec les étudiants et celui entre habitants du centre ville et jeunes doit être un objectif majeur. La rentrée universitaire peut être le moment adapté pour mettre en place des actions concrètes

On voit bien que les problèmes du centre ville sont complexes et ne peuvent se résumer aux heures d’ouverture et de fermeture de bars. Ce sont aussi des problèmes multiples touchant l’image du centre ville qui est à restaurer et qui pourra concourir au dynamisme du commerce et aider les familles à rester ou revenir en centre ville

Comme le soulignait M Préault lors du dernier conseil et je le cite :  » nous ne règlerons pas ce problème en un jour. Nous sommes dans des actions visant à modifier les comportements, ce qui nécessite du temps, beaucoup de modestie quant aux résultats, de la conviction et la participation de toutes les bonnes volontés. »

S’agissant d’un enjeu majeur pour les jeunes de notre ville nous ne pouvons qu’accompagner toute démarche allant dans ce sens mais en se fixant des indicateurs de mesure et des objectifs de résultats. Dans cet esprit nous voterons cette délibération.


Conseil municipal, 07 juillet 2008

Le Conseil municipal du 7 juillet dernier fut assez riche. Le groupe URC a notamment souhaité ouvrir le débat de la fête de la musique au lendemain d’une édition 2008 marquée une nouvelle fois par une forte alcoolisation et les dérives qui en résultent.

L’invitation à la « concertation » et à la « réflexion » a également été renouvelée à plusieurs reprises en direction de la Majorité que ce soit sur la question de la 2ème ligne de Métro, de l’avenir de la salle Guy Ropartz ou encore sur la mutualisation envisagée des services de la ville de Rennes et de Rennes Métropole.

Il a également été question de la famille avec la création du centre d’information l’Etoile sur la garde d’enfant alors que les places en crèches manquent cruellement à Rennes.

Enfin, un débat a été lancé sur la citoyenneté européenne et la citoyenneté française, suite à l’impossibilité pour une conseillère municipale d’origine allemande de voter aux élections sénatoriales.

Question orale sur la fête de la musique

La fête de la musique, malgré une campagne de communication engagée par la municipalité, n’a pas dérogé aux traditionnels débordements dus à une forte consommation d’alcool. Les pompiers sont intervenus 64 fois au cours de cette soirée.

Cette manifestation doit pouvoir rester une fête populaire et ne pas laisser la place aux excès alcooliques d’une partie seulement des participants, mais qui nuisent à l’arrivée au bon déroulement et à l’image de l’évènement.

Dans un esprit constructif, le groupe URC, souhaite faire une proposition concrète afin de rechercher collectivement des solutions pertinentes. Il invite à créer un groupe de travail qui réunirait les différents acteurs institutionnels et non institutionnels afin d’améliorer les prochaines éditions. Il propose dans ce cadre d’imaginer sur un périmètre donné et en lien avec les cafetiers de la ville une « fête de la musique sans alcool ».

Intervention de Michèle PAYEN-TOULOUSE >

Etoile, centre d’information petite enfance

Le problème de la garde d’enfants à Rennes est un problème latent et qui se manifeste avec une acuité croissante et criante. Ce centre d’information peut être intéressant si les moyens suivent, c’est-à-dire à la condition que le nombre de places en crèches augmente, tout comme le nombre d’assistantes maternelles. Sans cela, cette initiative risque de se réduire à une simple opération de communication.

Intervention de Jérôme NORMANDIERE >

Mutualisation des services de la ville de Rennes et de Rennes Métropole

Des axes de mutualisation des services de la ville de Rennes et de Rennes Métropole sont actuellement à l’étude. Il s’agit là d’une question importante lorsque l’on sait existe de nombreux doublons entre ces deux entités. Mais il s’agit d’une réforme de fond qui ne doit être prise ni à la légère ni en catimini. Elle doit notamment prendre en compte les caractéristiques des entités concernées, l’une étant une collectivité territoriale et l’autre un établissement public et donc avec des statuts et une légitimité différente. Bruno Chavanat rappelle également que l’étude doit couvrir également la notion de territoire à considérer ainsi que les compétences respectives de ces institutions.

Intervention de Bruno CHAVANAT >

Rachat d’installation et matériel de la salle Guy ROPARTZ

Le TNB a réouvert ses portes en mars dernier, grâce notamment à une aide confortable de l’Etat. Il est proposé d’adopter une délibération sur le rachat des équipements utilisé à Guy Ropartz lors des travaux du TNB. Ce rachat s’élève à 222 211 € en se basant sur le coût du neuf. Le Groupe URC, à travers l’intervention de Jérôme NORMANDIERE, s’interroge sur l’absence du projet culturel qui devrait justifier le rachat des équipements. Qu’envisage-t-on de faire désormais de la salle Guy ROPARTZ ?

Intervention de Jérôme NORMANDIERE >

Concertation préalable concernant la deuxième ligne de métro

A l’occasion de ce Conseil, il est proposé d’adopter une délibération sur la 3ème phase du projet, c’est-à-dire l’enquête publique. La question qui se pose aujourd’hui est: que va-t-on dire à la population ? Au moment où la délibération doit être prise, il n’y a encore aucune idée précise sur les trajets pas plus qu’il n’existe de plan de financement…

Le flou qui règne sur ce dossier, déjà très présent dans la campagne électorale a pour conséquence une relative méfiance  de la part de certains des habitants concernés par les travaux de cette hypothétique ligne de métro.

Par ailleurs, Bruno Chavanat interroge les choix de la majorité au regard des besoins de desserte des communes de la 1ère et 2ème couronne. Compte tenu de ce qu’elles seront mise à contribution, elles ont voix au chapitre : l’investissement extrêmement lourd que constitue un métro Renno-Rennais risque de compromettre les projets qui devraient leur être dédiés.

Intervention de Bruno CHAVANAT >

Centre des Congrès au Couvent des Jacobins

A l’occasion du lancement d’un concours d’architecte et d’un marché d’assistance à maîtrise d’ouvrage (déjà publié au bulletin officiel des marchés publics), Bruno Chavanat rappelle les éléments qui l’inclinent à penser que ce « projet mal bâti est également mal parti » (extrême confusion de la procédure, absence d’information des Rennais et du conseil municipal, dépassement prévisible des coûts…).

Intervention de Bruno CHAVANAT >

Régime et indemnités des élus

La loi électorale française autorise tout citoyen de l’Union européenne à devenir conseiller municipal. Mme KRUGER, de nationalité allemande, a été élue à ce titre en mars dernier. Cependant, cette même loi, n’autorise pas les élus concernés à voter aux élections sénatoriales. Le groupe communiste auquel elle appartient est intervenu en Conseil pour dénoncer cette situation.

Jérôme NORMANDIERE, pour le groupe URC, rappelle qu’il s’agit là d’une question qui touche au modèle républicain et que plutôt de soulever un débat en Conseil municipal, il serait plus intéressant de profiter de la Présidence française de l’Union Européenne pour interpeller son Président. Sans cela, les messages et les protestations n’ont qu’une fonction symbolique et risquent là encore de confiner à l’exercice de communication.

Intervention de Jérôme NORMANDIERE >


Fête de la musique : un grand problème d’alcoolisation

Intervention de Michèle Payen-Toulouse

Conseil municipal, 07/07/08

Fête de la musique et alcoolisation

Le 21 juin dernier s’est déroulée la 27ième édition de la Fête de la Musique

Cette fête est partie d’un concept proposé à l’époque par le directeur de la musique et de la danse « la musique partout et le concert nulle part ». Cette mobilisation de musiciens professionnels et amateurs permet d’aborder tous les genres musicaux et de découvrir des tendances nouvelles. Elle permet aussi à tous de s’exprimer musicalement dans la diversité des talents. Elle est devenue un véritable phénomène de société, une manifestation populaire par excellence qui favorise la démocratisation de l’accès aux pratiques artistiques et culturelles tout en étant un lien de cohésion sociale.

L’édition 2008 à Rennes a-t-elle répondu à ces objectifs ? elle laissera sans doute plutôt un souvenir en demi-teinte. Ce n’est pas la qualité parfois inégale des prestations qui est en cause ; au contraire cela fait la richesse même de la manifestation même si on peut regretter la place envahissante de l’amplification électronique au détriment d’autres expressions. Mais on reste là dans le domaine de la musique et la cohabitation est une manifestation de liberté artistique, ce pour quoi la Fête de la Musique a été créée.

Ce qui, en revanche, n’est pas du domaine de la musique ni même du ressort de la fête, c’est le souvenir de cette édition 2008 qui pour beaucoup aura été, et je cite un titre de Ouest France « une grande cuite organisée ».

Ce problème de santé publique, récurrent dans notre ville, a choqué plus d’un Rennais et doit nous interpeler en tant qu’élus.

La prévention d’une telle dérive pouvait-elle être anticipée ? Comment ne pas être inquiets devant l’augmentation de comas éthyliques gérés par les services d’urgence lors de chaque manifestation festive ? Et la Fête de la musique n’a pas échappé à ce triste constat.

Ce problème d’alcoolisation n’est pas récent et a été au cœur d’un des débats durant la dernière campagne pour l’élection municipale. Nous ne le réglerons pas en un jour ni pour toutes les occasions de fête.

Nous avons par contre le devoir de nous mobiliser de manière très particulière pour la fête de la musique. Précisément à cause des particularités exceptionnelles de cette fête créée pour tous et où, petits et grands, musiciens expérimentés et amateurs, prennent en principe plaisir à se produire parce qu’ils savent que l’atmosphère s’y prête. Une atmosphère faite d’écoute mutuelle au sens propre comme au sens figuré et non d’isolement dans l’alcool.

Dans cet esprit, notre groupe souhaite faire une proposition concrète afin de rechercher collectivement des solutions pertinentes car il n’est pas trop tôt pour réussir l’édition 2009 de la Fête de la Musique.

Nous proposons la création d’un groupe de travail qui réunirait groupes musicaux institués ou non, associations culturelles et maisons de quartier, conservatoire et écoles de musique, exploitants de bars, restaurants et débits de boissons, associations de riverains, représentants des étudiants et associations de jeunes, professionnels de la santé etc….

Ce groupe pourrait travailler notamment sur les pistes suivantes :

  • Comment assurer la cohabitation des puissances sonores et l’expression des musiques plus douces ?
  • Peut-on mettre en valeur de manière attrayante certains lieux de regroupement volontairement sans alcool, à l’image de la fête des fruits et du jus de fruits ?
  • Comment assurer la sécurité de la voirie dans le périmètre de circulation du plus grand nombre
  • Comment mieux associer les enfants à la fête de la musique ?

Cette liste n’est pas exhaustive ; c’est surtout la démarche qui compte.

Monsieur le Maire êtes-vous favorable à une initiative de cette nature ?